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Macron à Versailles : revivez son discours devant le Congrès

MINUTE PAR MINUTE - Le président de la République réunissait les députés et sénateurs à Versailles, lundi 3 juillet.

Emmanuel Macron passe son grand oral devant le Parlement à Versailles
Emmanuel Macron passe son grand oral devant le Parlement à Versailles Crédit : ERIC FEFERBERG / POOL / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Après les élections et les désignations des postes clefs de l'État, ce moment constituait le véritable lancement du quinquennat d'Emmanuel Macron. Le président de la République a convoqué les 577 députés et 348 sénateurs en session extraordinaire du Parlement réunit en Congrès à Versailles, lundi 3 juillet. 

La date a provoqué une première polémique, puisque c'est la veille du discours de politique générale du premier ministre Édouard Philippe à l'Assemblée. Certains élus ont carrément décider de boycotter cette intervention. Jean-Luc Mélenchon et les députés La France Insoumise ont ainsi décidé de "se rebeller" face à ce qu'ils considèrent comme un procédé "monarchique".

Le discours, écrit par la plume d'Emmanuel Macron, Sylvain Fort, a duré une heure et demie. Ces quatre-vingt-dix minutes lui ont servi à présenter le cap des cinq années à venir. Il en a profité pour présenter sa réforme des institutions, ayant pour principales mesures l'introduction d'une dose de proportionnelle au Parlement et la réduction d'un tiers du nombre de parlementaires. Il a par ailleurs évoqué sa vision du "progressisme" et de la "liberté forte" visant à moderniser la France. Enfin, il a réitéré sa confiance dans le développement de l'Europe qui, selon lui, doit cependant se sortir de la "prolifération bureaucratique".

Enfin, le discours a été précédé d'un hommage à Simone Veil, décédée vendredi 30 juin à l'âge de 89 ans. Une minute de silence a été observée, en présence d'Emmanuel Macron, par les parlementaires.

Revivez l’intervention d'Emmanuel Macron :

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16h32 - Après cette intervention, les présidents des groupes parlementaires doivent prendre la parole pour dix minutes selon l'ordre suivant : 

Richard Ferrand (La République en marche, Assemblée), Bruno Retailleau (Les Républicains, Sénat), Virginie Duby-Muller (LR, Assemblée), Didier Guillaume (PS, Sénat), Marc Fesneau (MoDem, Assemblée), François Zocchetto (UDI-UC, Sénat), Franck Riester (Les Constructifs, Assemblée), François Patriat (REM, Sénat), Olivier Faure (Nouvelle Gauche, Assemblée), Gilbert Barbier (RDSE, Sénat), et, pour 5 minutes, du sénateur non-inscrit Philippe Adnot.

16h30 - Au bout d'une heure et demie, Emmanuel Macron conclut son discours sous les applaudissements des parlementaires. À sa sortie de l'hémicycle, le président de la République s'entretient avec François de Rugy, président de l'Assemblée nationale.

16h27 - "Le peuple Français ne nous demande pas seulement de l'efficacité. Il nous demande ce que Simone Veil appelait l'effectivité", continue le chef d'État qui a fait plusieurs fois référence à l'ancienne ministre dans son discours.

16h22 - "Il revient à la France de prendre l'initiative", affirme Emmanuel Macron, voulant lancer des "conventions démocratiques pour refonder l'Europe" et la reprendre "à son début". "Il faut faire revenir le désir d'Europe, ne pas en faire un syndic de gestion de crise. Nous devons retrouver le souffle premier de l'engagement européen".

16h20 - "Négliger l'Europe, c'est abdiquer notre histoire et diminuer la France, trahir les générations qui nous ont précédés", poursuit Emmanuel Macron après 1h20 de discours. "Je propos de reprendre de la hauteur, sortir de la tyrannie des agendas", ajoute-t-il pour blâmer la "prolifération bureaucratique" de Bruxelles.

16h18 - "Nous avons besoin de l'Europe, affaiblie par les divisions et le doute. L'Europe, c'est nous. C'est un projet de paix, de liberté, de progrès", assure Emmanuel Macron.

16h16 - "La France sera fidèle à toutes ses alliances et les prochaines années seront, pour nos armées, celles d'un renouvellement stratégique et tactique".

16h13 - Emmanuel Macron s'attarde désormais sur la politique internationale : "La France doit respecter sa propre sécurité et ses valeurs, et elle doit respecter la souveraineté des peuples. Mais partout où la liberté des peuples n'est pas respectée, nous œuvrerons".

16h07 - Emmanuel Macron évoque une réforme "en profondeur" du système de droit à l'asile.

16h04 - "Redonner place à l'intelligence française" est le troisième "principe d'action" d'Emmanuel Macron. Il s'adresse ainsi aux "chercheurs, inventeurs, innovateurs et médecins". Dans cette nouvelle partie de son discours, Emmanuel Macron dit vouloir faire de la France "un nouveau projet humaniste pour le monde".

15h58 - Le chef de l'État met à présent l'accent sur sa façon de "retrouver le socle de notre fraternité". "

15h56 - Emmanuel Macron aborde désormais le combat contre le "terrorisme islamiste". Il confirme sa volonté de lever l'état d'urgence "à l'automne" pour adopter une loi adoptant de nouvelles dispositions pour renforcer l'arsenal policier et juridique. Celles-ci "devront viser explicitement les terroristes à l'exclusion de tous les autres Français", affirme-t-il. "Ces mesures renforcées seront placées sous la surveillance d'un juge dans le respect intégral et permanent de notre tradition de liberté et de l'exigence constitutionnelle", garantit-il.

15h47 - En évoquant à plusieurs reprises la "liberté forte", Emmanuel Macron dit vouloir "permettre d'innover en construisant une place pour chacun" et "assurer la liberté de chacun et garantir le plein respect des libertés individuelles".

15h46 - Emmanuel Macron décline ses "grands principes d'actions". Il se défend de "décliner l'action du gouvernement" qu'il considère être "la tâche du Premier ministre". Ainsi, "le premier principe doit être la recherche d'une liberté forte".

15h45 - Ces réformes institutionnelles doivent être "parachevées" d'ici un an, explique Emmanuel Macron qui organisera un référendum "si nécessaire".

15h42 - Emmanuel Macron rappelle sa volonté de supprimer la Cour de justice de la République, seule instance habilité à juger les crimes ou délits commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions.

15h40 - "Je souhaite que le droit de pétition soit revu, afin que l'expression directe des citoyens soit mieux prise en compte et que les propositions des Français puissent être présentées dans un cadre défini et construit".

15h39 - Emmanuel Macron veut faire du Conseil économique, social et environnemental "l'instance unique de consultation" afin de "simplifier les procédures et la fabrique de la loi". Cela doit constituer "le forum de notre République", selon lui. "Nous ferons de cette Assemblée le carrefour des consultations publiques et le seul. L'État ne travaille pas et ne réforme pas sans consulter".

15h34 - À propos de la représentativité, qui "reste un combat inachevé dans notre pays", Emmanuel Macron veut que "le Parlement soit élu avec une dose de proportionnelle pour que toutes les sensibilités y soient justement représentées". Emmanuel Macron considère qu'il est important de de respecter "les oppositions" afin de veiller à la "dignité du débat démocratique".

15h32 - Le chef de l'État reviendra "tous les ans" devant le Congrès pour "rendre compte" de son action.

15h31 - Emmanuel Macron veut ouvrir la réflexion sur la "réduction du nombre de parlementaires". Il propose la "réduction d'un tiers" du nombre de députés et de sénateurs, qui sont actuellement 577 et 348.

15h27 - Emmanuel Macron souhaite une "évaluation complète" de la future loi Travail et la future loi de lutte contre le terrorisme, dans les deux ans suivant leur entrée en vigueur. Il est, selon lui, "souhaitable que l'on évalue l'utilité des lois plus anciennes" afin de se laisser la possibilité "d'abroger des lois trop vite adoptées, mal construites ou dont l'existence constituerait un frein à la société". Il explique également que "la navette pourrait être simplifiée" et que des "lois pourraient être votées en commissions".

15h26 - Sur l'efficacité, Emmanuel Macron dit vouloir "rendre la priorité au résultat" et "mettre un terme à la prolifération législative". Il exprime sa vision du rôle du Parlement et donne ses arguments pour procéder par ordonnances : "Légiférer moins, c'est mieux allouer le temps parlementaire, mieux contrôler et évaluer".

15h25 - "J'agirai selon trois principes : l'efficacité, la représentativité et la responsabilité".

15h23 - "Les engagements seront tenus, les réformes et les transformations profondes seront conduites. Il n'y a pas de République forte sans institutions puissantes".

15h22 - Emmanuel Macron explique qu'il n'est pas question de construire une "société des entrepreneurs, de l'équilibre des comptes publics ou de l'innovation". Pour lui, ce ne sont que des "instruments" au service de "la cause de l'Homme".

15h20 - "Ces dernières années, l'Histoire a été prise en otage par le débat politique. Il n'appartient pas au pouvoir exécutif ou législatif de décréter le roman national, que l'on veille lui donner une forme réactionnaire ou progressiste. Cela ne signifie pas que l'Histoire de France n'existe pas ou qu'il ne faut pas en être fier", prévient Emmanuel Macron.

15h17 - Voulant défendre un "mandat de la transparence", le président de la République évoque sa loi pour la moralisation de la vie publique. "Il ne peut y avoir de réforme sans confiance. Nous voulons cette confiance parce que la société de la délation et du soupçon généralisé ne nous plaît pas davantage".

15h16 - "Le mandat du peuple n'est pas d'instaurer le gouvernement d'une élite pour elle-même, mais de rendre au peuple cette dignité collective qui ne s'accompagne d'aucune exclusion. Seulement voilà, jusqu'ici, trop souvent, nous avons fait fausse route : nous avons préféré les procédures aux résultats, la société de la rente à la société de la justice", clame Emmanuel Macron qui "refuse de choisir entre l'ambition et la justice".

15h12 - Le président de la République se lance dans une anaphore concernant "l'aliénation" de la "contrainte financière" ou encore de la "terreur islamiste".

15h09 - Justifiant sa position sur l'état d'urgence, la réforme du droit du travail et la réduction des dépenses publiques, Emmanuel Macron dénonce un "faux procès", le "déni de la réalité" et "l'aveuglement" de ses détracteurs. "Nous devons nous placer au-delà de la stérilité d'oppositions purement théoriques qui n'apportent rien".

15h07 - Emmanuel Macron s'adresse aux Français qui n'ont pas voté pour lui et sa majorité présidentielle : "Il nous appartiendra de convaincre tous ceux qui attendent, qui n'ont pas voté, tous ceux que la colère et le dégoût devant notre inefficacité ont conduit vers les extrêmes, d'un bord ou de l'autre de l'échiquier politique".

15h06 - Revenant une nouvelle fois sur le résultats des élections législatives favorables à La République en Marche, le chef de l'État déclare : "Les Français ont exprimé une impérieuse attente, la volonté d'une alternance profonde".

15h04 - Emmanuel Macron parle d'une "transformation résolue et profonde" à mener pour "trancher avec les années immobiles ou avec les années agitées".

15h03 - "Je veux vous parler du mandat que le peuple nous a donné, des institutions que j'entends changer", poursuit Emmanuel Macron.

15h01 - Emmanuel Macron débute son discours. "Les Français m'ont confié un mandat clair. Le 18 juin, ils en ont amplifié la force", dit-il en parlant du résultat des législatives. Le chef de l'État affirme que la réunion du Congrès à Versailles constitue une "nécessité".

15h01 - En préambule, François de Rugy, président de l'Assemblée nationale, rend hommage à Simone Veil, décédée vendredi à l'âge de 89 ans. Les parlementaires et Emmanuel Macron observent une minute de silence.

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Le Congrès observe une minute de silence en hommage à Simone Veil Crédit Image : Eric FEFERBERG / POOL / AFP | Crédit Média : LCI | Date :

15h00 - Emmanuel Macron s'est présenté devant la Garde républicaine. Il a pris place dans l'hémicycle.

14h58 - Le protocole débute. François de Rugy fait son apparition dans l'hémicycle pour présider la séance extraordinaire.

14h56 - Quant aux parlementaires communistes, qui boycottent également cet événement, ils se sont rassemblés devant l'hôtel de ville de Versailles, à quelques centaines de mètre du château où se tient le Congrès. "Nous sommes ici pour protester contre la décision du président de la République d'accélérer la présidentialisation du régime", a expliqué Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, par ailleurs sénateur de Paris, qui a évoqué "une dérive monarchique".

14h45 - Les députés, venus en bus, commencent à pénétrer dans l'hémicycle.

14h40 - Comme annoncé la semaine passée, les députés de La France insoumise ne seront pas à Versailles, afin de dénoncer un "coup de force" d'Emmanuel Macron. À la place, Jean-Luc Mélenchon appelle ses soutiens à se rassembler Place de la République à Paris, à partir de 18h ce lundi.

14h30 - Après le discours d'Emmanuel Macron, qui devrait durer environ une heure, les groupes parlementaires des deux chambres représentés dans l'hémicycle s'exprimeront pendant 10 minutes à tour de rôle. Mais ce sera seulement une fois le chef de l'État parti, comme le prévoit la Constitution.

Sauf changement de dernière minute, les orateurs seront, dans l'ordre de l'importance numérique des groupes, Richard Ferrand (La République en marche, Assemblée), Bruno Retailleau (Les Républicains, Sénat), Virginie Duby-Muller (LR, Assemblée), Didier Guillaume (PS, Sénat), Marc Fesneau (MoDem, Assemblée). Ils seront suivis de François Zocchetto (UDI-UC, Sénat), Franck Riester (Les Constructifs, Assemblée), François Patriat (REM, Sénat), Olivier Faure (Nouvelle Gauche, Assemblée), Gilbert Barbier (RDSE, Sénat), et, pour 5 minutes, du sénateur non-inscrit Philippe Adnot.

14h15 - Emmanuel Macron est arrivé peu après 13 heures au château de Versailles. Accueilli sous un soleil un peu voilé à l'arrière du pavillon royal par le président de l'Assemblée nationale François de Rugy, son homologue du Sénat Gérard Larcher et le Premier ministre Édouard Philippe, le président est entré dans le palais sous les honneurs de la Garde républicaine.

14h00 - Bonjour et bienvenue sur notre live pour suivre l'intervention du chef de l'État avec nous. Ce dernier devrait prendre la parole à partir de 15 heures. Avant cela, il a déjeuné avec un certain nombre de parlementaires.

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