7 min de lecture François Fillon

Défections en série, UDI... revivez la nouvelle journée noire de Fillon

MINUTE PAR MINUTE - Le candidat de la droite et du centre se maintient dans la course malgré les appels de son camp à se retirer.

François Fillon, le 1er mars 2017 depuis son QG Porte de Versailles à Paris
François Fillon, le 1er mars 2017 depuis son QG Porte de Versailles à Paris Crédit : Francois Mori/AP/SIPA
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier
et Clémence Bauduin

Ils quittent, à leur tour, le navire. Les Jeunes avec Fillon ont publié un communiqué, ce vendredi 3 mars à la mi-journée, pour annoncer leur démission de la campagne Fillon. Ces derniers pointent deux raisons : la "crédibilité" du candidat, "atteinte" par l'affaire qui le conduit chez les juges d'instruction le 15 mars, et "ses propos sur l'instrumentalisation de la justice" qui, d'après leur propre jugement, "ne correspondent pas à ceux d'un président de la République". 

La désolidarisation des "Jeunes avec Fillon" est donc nette, et la requête limpide : "Nous lui demandons ainsi de se retirer de la course à l'élection présidentielle afin qu'il puisse défendre son honneur et que les échéances électorales à venir soient celles de l'alternance que nous souhaitons tous" affirment les jeunes militants.

D'anciens "jeunes avec" Juppé ou Le Maire

Parmi les 24 signataires - qui représentent une majorité au sein des "Jeunes avec Fillon" -, nombreux anciens soutiens d'Alain Juppé, prêt à remplacer le candidat de la droite pour la course à l'Élysée, ou de Bruno Le Maire, qui s'est désolidarisé de la campagne de François Fillon mercredi 1er mars. Le même jour, François Fillon donnait une conférence de presse exceptionnelle dans laquelle il annonçait sa convocation prochaine chez les juges d'instruction dans le cadre de l'affaire présumée d'emplois fictifs qui les touche lui et des membres de sa famille. 

Au cours de cette conférence, l'ancien premier ministre faisait savoir qu'il ne quitterait pas son statut de candidat y compris sous le coup d'une mise en examen. Depuis lors, il multiplie les attaques à l'égard de la justice et poursuit, malgré les nombreuses défections au sein de sa famille politique, son chemin vers l'Élysée. François Fillon est d'ailleurs le seul candidat, à cette date du 3 mars, à avoir réuni plus de 500 parrainages d'élus pour valider sa candidature.

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20h42 - Patrick Stefanini confirme sa démission à nos confrères de Libération"Ma démission" de la campagne Fillon "est irrévocable", elle sera effective "dimanche soir", à la demande de François Fillon.

20h15 - Patrick Stefanini, directeur de campagne de François Fillon, a envoyé sa lettre de démission vendredi matin au candidat de la droite mais s'est rétracté depuis et travaille toujours à son QG parisien, a annoncé François Fillon à l'AFP. "Patrick Stefanini a repris sa lettre et est en ce moment au travail au QG" de campagne, a répondu François Fillon, interrogé par l'AFP à propos de cette lettre de démission qui circule dans les médias. "Nous sommes combatifs", a réaffirmé le candidat.

19h02 -
 L'UDI a décidé de retirer son soutien à François Fillon, son président Jean-Christophe Lagarde demandant "solennellement aux Républicains de changer de candidat", dans une interview à Ouest France. "Nous demandons solennellement aux Républicains de changer de candidat, faute de quoi nous ne saurions poursuivre cette alliance dans un tel aveuglement", déclare Jean-Christophe Lagarde. "Chacun sait, qu'à son corps défendant, François Fillon est devenu un danger pour l'alternance et donc pour la France", ajoute le patron de l'UDI.

18h33 - Toujours du côté de l'UDI, la porte-parole Chantal Jouanno demande aux Républicains de "changer de candidat". Cette déclaration de la sénatrice de Paris, dans les colonnes de Libération, intervient à quelques jours de la réunion du bureau exécutif de l'UDI concernant l'avenir de la collaboration avec François Fillon.

18h02 - Le sénateur UDI Jean-Marie Bockel, ancien ministre de François Mitterrand puis de Nicolas Sarkozy, a appelé à un ticket Juppé-Borloo, estimant que la droite et le centre ne peuvent "attendre le 15 mars et le déroulement du calendrier judiciaire, pour envisager un remplacement du candidat".

16h56 - Virginie Calmels, première adjointe à la mairie de Bordeaux, appelle François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy à discuter pour "évoquer la situation" et que chacun prenne "ses responsabilités". Elle indique néanmoins, dans un communiqué sur Twitter, que François Fillon "n'est plus le candidat du rassemblement".

16h39 - NKM dément. Sur son compte Twitter, l'ancienne ministre ne confirme pas les informations de de L'Express, évoquant le fait qu'elle serait en passe de lâcher le candidat. "Contrairement aux rumeurs, je n'ai pas décidé de quitter la campagne de François Fillon".

16h24 - Nathalie Kosciusko-Morizet s'apprêterait à quitter le navire également. D'après les informations de L'Express, la députée de l'Essonne souhaiterait que François Fillon se mette en retrait et laisse place à une candidature d'Alain Juppé, qu'elle soutenait au second tour de la primaire de la droite. L'élue ne devrait toutefois pas s'exprimer avant lundi 6 mars. En attendant, des membres de sa garde rapprochée auraient déjà démissionné de l'équipe de campagne filloniste.

16h19 - Selon Le Point, Maël de Calan, conseiller municipal de Roscoff (LR), ex-conseiller économie d'Alain Juppé, et Jean-Marie Bockel, sénateur UDI du Haut-Rhin, ont à leur tour cessé de faire campagne pour François Fillon.

16h02 -
Sur Twitter, Jean Leonetti juge qu'Alain Juppé serait "un recours crédible" si "François Fillon venait à renoncer". 

15h50 -
Bruno Le Maire, premier poids lourd à avoir quitté le navire Fillon, a téléphoné à Alain Juppé, selon une information du Monde. Il lui a dit : "Il n'y a que vous qui puissiez être candidat. Il le faut pour l'intérêt du pays." Les "Lemairistes" multiplient les appels du pied au maire de Bordeaux. Par exemple, Franck Riester, député de Seine-et-Marne, a apporté son parrainage au finaliste déçu de la primaire du 27 novembre.

15h34
Une manifestation de soutien à la candidature de François Fillon, à laquelle le candidat de la droite et du centre participera, est organisée le 5 mars au Trocadéro. François Hollande ne s'y rendra évidemment pas. Mais pas question pour le chef de l'État de l'entraver. "Il n’y aura pas de trouble à l’ordre public, mais ce sera plus un trouble à l’esprit public". Plusieurs appels à une contre-manifestation contre la corruption des élus et "pour le respect du peuple, de la justice et de la presse" ont été lancés.

15h18 -
Dans l'entourage de François Fillon, les démissions s'enchaînent, et l'organigramme de l'équipe de campagne connaît de multiples changements. Dernière défection de taille, celle de son porte-parole Thierry Solère. Selon 20 Minutes, le site de François Fillon a subi un petit lifting. La rubrique "équipe", qui était bien mise en valeur sur le site, a été reléguée tout en bas de la page d'accueil.

14h45 -
Pendant ce temps, Alain Juppé obtient son premier parrainage d'élu, celui de Georges Fenech. Le nom du candidat malheureux lors du second tour de la primaire est sur toutes les bouches, et de plus en plus de membres Les Républicains appellent à un désistement de Fillon au profit de sa candidature.

14h30 - Le Point affirme que François Fillon et Patrick Stefanini, son directeur de campagne, se sont rencontrés ce vendredi 3 mars, dans le bureau du candidat, au 5e étage de son QG. "Ils ont été rejoints par Myriam Lévy, conseillère en communication, et Igor Mitrofanoff, la "plume" du candidat", précise l'hebdomadaire.

14h15 - Un communiqué rédigé par Gérard Larcher et Bernard Accoyer, peut-être assistés de Jean-Pierre Raffarin, pourrait sortir au cours de l'après-midi, selon les informations d'une journaliste de Public Sénat.

14h00 - Imbroglio autour des Jeunes avec Fillon démissionnaires un nouveau communiqué, publié par le président des Jeunes avec Fillon, dément la désolidarisation de cette branche de l'entourage du candidat, précisant que les signataires du communiqué précédent, qui n'occupent plus de fonctions au sein de la campagne, n'ont pas la légitimité pour s'exprimer et "usurpent l'identité" des Jeunes avec Fillon.

13h30 - Les Jeunes avec Fillon ont rédigé un communiqué dans lequel ils invitent leur candidat à "se retirer de la course à l'élection présidentielle afin qu'il puisse défendre son honneur et que les échéances électorales à venir soient celles de l'alternance que nous souhaitons tous".

13h00 - Nicolas Sarkozy a reçu Gérard Larcher, président du Sénat, et Bernard Accoyer, le secrétaire général des Républicains, pour s'accorder sur une sortie de crise et afin qu'il n'y ait "pas de temps de latence", comme a indiqué une source au sein des Républicains. 

12h00 - Une heure plus tard, c'est au tour de Dominique Bussereau, conseiller politique du candidat, de tweete un message dans lequel il rend publique sa "démission de toutes ses fonctions" dans l'équipe de François Fillon.

11h15 - Thierry Solère, organisateur de la primaire de la droite et porte-parole de François Fillon, annonce sur Twitter qu'il quitte ses fonctions auprès du candidat. C'est une personne phare de la campagne qui quitte donc ses fonctions. Thierry Solère avait joué un rôle central dans la primaire de la droite et du centre en étant le président la Commission d'organisation du scrutin. 

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