8 min de lecture Élysée

Emmanuel Macron : revivez son interview télévisée du 15 octobre

MINUTE PAR MINUTE - Le président de la République accordait sa première grande interview à la télévision française, depuis son arrivée au pouvoir, à partir de 20h05 sur TF1.

Emmanuel Macron lors de son interview télévisée du 15 octobre
Emmanuel Macron lors de son interview télévisée du 15 octobre Crédit : PHILIPPE WOJAZER / X00303 / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Premier grand oral télévisé pour Emmanuel Macron. Pour la première fois depuis son élection, le président de la République s'exprimait dimanche 15 octobre dans une longue interview à la télévision française. Le chef de l'État a pris la parole durant un peu plus d'une heure sur TF1 et LCI. L'entretien s'est déroulé dans son bureau de travail, à l'Élysée, face aux journalistes Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray et David Pujadas. L'entretien a lieu à l'Élysée. 

Confronté à une baisse de popularité dans les sondages, et alors qu'il avait fait en sorte de raréfier la parole présidentielle, Emmanuel Macron s'est employé à justifier certains propos tenus, expliquer les réformes engagées et présenter les futures grands projets de loi.

Le chef de l'État est ainsi d'abord revenu sur son style présidentiel, en assumant l'emploi controversé de mots tels que "fainéants" et "bordel". Tout en formulant quelques critiques contre "l'élite politique" et l'action de François Hollande, Emmanuel Macron a défendu sa réforme du Code du travail et a donné quelques détails sur la réflexion à venir concernant l'assurance chômage. Étaient également au menu les sujets sociétaux tels que la PMA, le harcèlement sexuel, ainsi que les relations diplomatiques avec les États-Unis de Donald Trump en ce qui concerne le volet international.

Revivez le déroulement de l'interview

À lire aussi
Alexandre Benalla placé en détention provisoire Alexandre Benalla
Alexandre Benalla : un livre surprise retraçant son parcours sort mercredi

21h16 - L'interview prend fin, un peu plus d'une heure après le début de l'émission. Le service politique et les éditorialistes de RTL débrieferont ce rendez-vous dans une trentaine de minutes, à la mi-temps du match de football entre le RC Strasbourg et l'Olympique de Marseille.

21h15 - "Il y aura toujours des résistances, des commentaires. (...) Je ne suis pas là pour gérer ou réformer, mais pour transformer", conclut Emmanuel Macron.

21h13 - Emmanuel Macron fait savoir qu'il "ira" au "moment voulu" en Iran, alors que Donald Trump a formellement remis en cause l'accord sur le nucléaire iranien. Le chef de l'État a d'ailleurs rappelé son "désaccord" avec le président américain sur ce sujet.

21h08 - Le président de la République affirme qu'il compte mettre en place l'expulsion automatique des étrangers en situation irrégulière qui commettent des délits et crimes. Il s'agit d'une conséquence de l'attentat de Marseille, dont l'enquête a montré des défaillances en amont. Le tueur de deux jeunes femmes avait été interpellé puis relâché deux jours avant pour un vol à l'étalage, alors qu'il ne disposait pas de visa. Le chef de l'État souhaite ainsi "durcir les règles".

21h06 - Emmanuel Macron évoque la réflexion autour de la procréation médicalement assistée (PMA), qui pourrait être ouverte à toutes les femmes. S'il y est favorable, il veut cependant prendre son temps au cours de l'année 2018 : "Sur ces sujets de société, le politique ne doit pas imposer un choix en brutalisant les consciences, les convictions profondes". Il rappelle aussi être "contre" la gestation pour autrui (GPA) compte tenu de sa "conception de la dignité et du corps de la femme". Le "débat apaisé" qui sera ouvert visera ainsi, notamment, à ce que "l'on ne puisse pas passer subrepticement de la PMA à la GPA".

21h04 - Emmanuel Macron annonce une "procédure de verbalisation plus simple" pour le harcèlement. "Pour verbaliser au quotidien et être plus actif, nous allons lancer un changement de l'organisation de notre police", a-t-il ajouté, en soulignant que la future police de sécurité du quotidien "aura dans ses priorités la lutte contre le harcèlement et en particulier dans les transports". 

20h59 - Nouvelle thématique abordée : le harcèlement et les violences vis-à-vis des femmes. Emmanuel Macron en profite pour confirmer qu'il a "engagé des démarches" pour retirer la Légion d'honneur au producteur de cinéma américain Harvey Wesintein, accusé par plusieurs actrices d'agressions sexuelles et de viols. Une "procédure disciplinaire" doit ainsi être engagée.

20h57 - "Je veux une France où l'on construit davantage", continue-t-il sur sa politique de logement.

20h55 - "Le gouvernement va demander aux acteurs du logement social de baisser les loyers" et souhaite, en parallèle, "baisser le coût" du financement de ces logements, a expliqué Emmanuel Macron, considérant dans le même temps que la situation actuelle était "croquignolesque".

20h53 - Le Président se défend sur la baisse de cinq euros des aides personnalisées au logement (APL). "À chaque fois qu'on a augmenté l'APL, on a augmenté d'autant les loyers", reproche-t-il.

20h50 - Interrogé à propos de la hausse de 1,7 point de la CSG à partir du 1er janvier 2018, Emmanuel Macron assure que cela sera "compensé" par la baisse voire l'exonération de la taxe d'habitation pour les ménages.

20h46 - "Je ne crois pas au ruissellement", affirme-t-il, évoquant cette théorie expliquant que les moins favorisés bénéficient des retombées économiques des plus riches. Emmanuel Macron préfère cependant une autre métaphore : "Mais je crois à la cordée. Si on jette des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole".

20h44 - Le chef de l'État critique à nouveau le précédent quinquennat, cette fois sur la fameuse taxe à 75%. "Est-ce que ça a rapporté beaucoup d'argent ? Non, parce que les gens qui réussissent sont partis. Ceux qui réussissent vraiment ont fait des montages et les grandes fortunes ne paient pas l'ISF", regrette Emmanuel Macron pour, au passage, justifier la transformation de l'impôt de solidarité sur la fortune en taxation sur le seul patrimoine immobilier.

20h42 - Emmanuel Macron est-il le "président des riches", comme l'affirment ses détracteurs ? Il considère que ce débat représente les "passions tristes de la France" et que cette opposition entre pauvres et riches n'est autre que de la "jalousie".

20h40 - Pour éviter tout dérapage des comptes et des abus d’assistanat, concernant l'ouverture des droits au chômage après la démission, Emmanuel Macron souhaite "un bilan personnalisé de compétences" dans les premières semaines d'inactivité. L'individu verra alors "s'il y a des offres décentes raisonnables" et l'État vérifiera que ce n'est pas un "multi-récidiviste du refus". Les modalités précises devront être discutées avec les partenaires sociaux.

20h37 - Emmanuel Macron assure que sa proposition de permettre sous conditions à des salariés démissionnaires de toucher des indemnités chômage est "réaliste". Il précise cependant que cela sera "encadré" avec un "contrôle assumé".

20h33 - Sur l'apprentissage, le président de la République veut faire "sauter des verrous", notamment pour que les chefs d'entreprise aient des "règles claires et stables" sur ce sujet. "L'État aidera pour alléger le coût pour l'employeur et que l'apprenti puisse vivre dignement. On créera une vraie reconnaissance du maître d'apprentissage", assure-t-il, tout en soulignant que 15 milliards d'euros sont engagés pour "former les plus jeunes et les chômeurs de longue durée".

20h32 - "Pour nos jeunes, nous devons faire une vraie réforme et transformation de l'apprentissage. Je veux qu'on arrête avec une forme de tabou sur l'apprentissage, qui permet d'avoir des emplois. Un jeune apprenti, dans 80% des cas, a un emploi à la clé. Simplement, c'est mal vu. C'est vu comme une filière d'échec. L'apprentissage est une bonne chose", expose Emmanuel Macron.

20h27 - En réponse aux critiques sur sa politique économique et sociale et à l'aube du début de la délicate réforme de l'assurance chômage. "La vraie inégalité, c'est l'inégalité de qualification", dit Emmanuel Macron qui veut mettre l'accent sur la formation.

20h24 - Emmanuel Macron tacle François Hollande, en évoquant la lutte contre le chômage. "On ne juge pas l'action simplement à un indicateur", déclare le chef de l'État concernant le taux de chômage. Selon lui, il s'agit là d'un "désaccord" avec son "prédécesseur qui considérait qu'il pouvait y avoir un réglage selon les courbes".

20h23 - Quand la réforme du code du travail provoquera-t-elle une baisse du chômage, comme l'espère le gouvernement ? Emmanuel Macron estime que les premiers effets auront lieu dans "un ou deux ans". Il considère néanmoins, même si ce "n'est pas une variable que l'on ajuste", que le taux de chômage est déjà "en train de baisser progressivement".

20h19 - Face aux critiques et à sa baisse de popularité, le chef de l'État dit être "indifférent" et ne pas gouverner en fonction des sondages ou de la pression de l'opposition. "On n'occupe pas cette fonction si on regarde chaque matin la perception de l’opinion publique ou autre. Je ne veux pas que le moindre de nos concitoyens pense que je n'ai pas pour lui un plein respect et une pleine estime. Je suis le Président de toutes et tous".

20h18 - Emmanuel Macron s'explique sur sa fermeté : "Je ne suis pas dans un discours qui consiste à masquer la vérité, dans une forme de complaisance avec la réalité".

20h15 - Le chef de l'État assure que l'emploi du terme "bordel" n'était pas destiné à être humiliant vis-à-vis des personnes visées. Il ajoute, par rapport à son langage : "C'était dans une aparté. Les discours que je tiens ne sont jamais de ce registre. Je continuerai à dire les choses, à respirer l'air, à parler à nos concitoyens, à parfois m'emporter".

20h14 - Sur le terme "bordel" employé en marge de manifestations de salariés de GM&S, Emmanuel Macron se justifie et assume : "Nos élites politiques se sont habituées à ne plus dire les choses, à avoir un discours aseptisé, à considérer que ce qui était intolérable, c'est le mot qu'on mettait et pas la réalité derrière. Le mot bordel, c'est du registre populaire, comme dit l'Académie française".

20h10 - À propos du terme "fainéants" qui avait fait polémique il y a quelques semaines : "Ces mots ne sont pas clivants", dit Emmanuel Macron qui regrette des termes "sortis hors de son contexte". Son propos visait les années "d'alternance" qui conduisaient à "beaucoup d'inefficacité".

20h09 - Le Président revient sur son discours au Congrès en juillet : J'ai tenu un discours, devant le Congrès, réaffirmant les principes, les grands axes. Le discours par le Premier ministre, le lendemain, c'était celui de la mise en oeuvre".

20h06 - Emmanuel Macron explique pourquoi il a été discret dans les médias jusqu'à présent : "J'ai pris la décision de ne pas avoir une présidence bavarde, de ne pas parler tout le temps parce qu'il faut que la présidence garde de la solennité. Il faut aussi que le Premier ministre et les ministres s'expriment".

20h05 - L'interview commence. Elle doit durer au moins une heure.

19h58 - Voici un aperçu du studio installé au sein du palais de l'Élysée.

19h50 - L'antenne de RTL proposera à 20h45 un premier débrief de l'intervention du chef de l'État. Un deuxième décryptage par la rédaction et les grandes signatures de la station sera fait une heure plus tard, à la mi-temps du match de football Strasbourg-OM, avec les premières réactions politiques.
19h45 - Avec huit caméras autour de lui, le Président sera interrogé dans l'un des bureaux de l'Elysée.

19h40 - Bienvenue dans ce direct pour suivre l'interview télévisée d'Emmanuel Macron sur TF1. Elle doit commencer à 20h05.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Élysée Emmanuel Macron La République En Marche
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7790531597
Emmanuel Macron : revivez son interview télévisée du 15 octobre
Emmanuel Macron : revivez son interview télévisée du 15 octobre
MINUTE PAR MINUTE - Le président de la République accordait sa première grande interview à la télévision française, depuis son arrivée au pouvoir, à partir de 20h05 sur TF1.
https://www.rtl.fr/actu/politique/en-direct-emmanuel-macron-suivez-son-interview-televisee-sur-tf1-7790531597
2017-10-15 19:55:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/4ry34tUmqDJx26AnCz8gjA/330v220-2/online/image/2017/1015/7790532339_emmanuel-macron-lors-de-son-interview-televisee-du-15-octobre.jpg