7 min de lecture Présidentielle 2017

"Élysée 2017" : revivez l'intervention d'Emmanuel Macron sur TF1

Le candidat d'"En Marche !" était l'invité de l'émission "Élysée 2017" sur TF1 et LCI, jeudi 27 avril, deux jours après Marine Le Pen.

Emmanuel Macron, le 27 avril 2017 sur le plateau de TF1
Emmanuel Macron, le 27 avril 2017 sur le plateau de TF1 Crédit : Eric FEFERBERG / POOL / AFP
109996784729281669890
Clarisse Martin
Journaliste

Dans 10 jours, le couperet tombera. En attendant l'échéance du second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron poursuit sa campagne face à la candidate du Front national (FN), Marine Le Pen. Si la campagne du candidat d'"En Marche !" semble avoir marqué le pas au lendemain de sa qualification au second tour, l'ancien ministre de l'Économie s'est rendu à Amiens, mercredi 26 avril, où il a rencontré l'intersyndicale puis les salariés de l'usine Whirlpool, après l'annonce d'une visite surprise de sa concurrente, Marine Le Pen. D'aucuns analysent cette visite comme le "Florange de 2012"

Décidé à ne pas céder un pouce de terrain à la candidate frontiste, Emmanuel Macron a poursuivi sa campagne de terrain à Sarcelles (Val-d'Oise), ce jeudi 27 avril. Dans la ville autrefois administrée par Dominique Strauss-Kahn, le candidat s'est montré offensif à l'endroit de Marine Le Pen. "À Sarcelles, il y a des gens de toute nationalité, il y a des gens qui vivent ensemble, il y a des problèmes d'insécurité mais ce n'est pas une ville qui s'embrase. La France, ce n'est pas ce visage haineux et rétréci que porte Marine Le Pen", rapportent nos confrères du Parisien

Dans la journée précédant le passage d'Emmanuel Macron sur TF1, près de 3.000 personnes ont manifesté dans les rues de Paris et dans plusieurs grandes villes françaises, afin de protester contre l'affiche du second tour de la présidentielle. Le mot d'ordre ? "Ni Marine, ni Macron, ni patrie, ni patron".

À lire aussi
Marine Le Pen en visite en Guyane en décembre 2016 présidentielle 2017
Marine Le Pen est-elle arrivée en tête dans les départements d'Outre-mer ?

Revivez le passage d'Emmanuel Macron à "Élysée 2017"

22h23 - Sur la politique étrangère, Emmanuel Macron affirme réserver son premier contact à un chef d'État étranger à Angela Merkel. Sa première visite à l'étranger sera elle consacrée aux troupes françaises en mission extérieure.

22h21 - Y a-t-il quelque chose qu'il admire chez Marine Le Pen ? À cette question, Marine Le Pen avait répondu "rien", à son égard. "Moi j'admire toujours quelque chose dans l'autre. (...) Elle a une part d'humanité, elle a une détermination. (...) Je combats à peu près tout de ses idées, de ses valeurs, de ses principes, mais elle a une qualité : elle est déterminée. Mais elle n'a pas compris que je l'étais encore plus qu'elle", la qualifiant d'adversaire.

22h16 - En première ligne pendant la campagne, Emmanuel Macron s'exprime sur le futur rôle de son épouse, Brigitte Trogneux, s'il était élu. "Je souhaite qu'un cadre soit défini. Elle a son mot à dire, moi je crois sur les droits des femmes pleins et entiers. Je veux sortir d'une hypocrisie française : lorsqu'on est élu président de la République, on vit avec quelqu'un. (...) On donne sa vie publique et sa vie privée (...) et donc il faut que la personne qui vit avec vous, il faut qu'elle ait un rôle. (...) Elle ne sera pas rémunérée par le contribuable, mais elle aura une existence, un regard. Elle aura un rôle public. Nous en définirons le cadre si je suis élu, dans les premières semaines.

22h15 - Emmanuel Macron s'engage à restaurer la confiance avec Berlin, qu'il estime fragilisée depuis le début des années 2000. 

22h14 - Sur l'Europe, Emmanuel Macron s'agace et défend la cohérence de son projet. "Je la défendrai en la réformant pour qu'elle protège. (...) Je reconnais cela à madame Le Pen : nous sommes les deux candidats les plus cohérents sur l'Europe : elle, elle est contre l'Europe, elle veut en sortir", lui, veut la refonder. 

22h10 - Melissa Bell, la correspondante de la chaîne américaine CNN à Paris interroge Emmanuel Macron. "Je ne suis pas le fruit du système politique, je suis nouveau dans la vie politique (...), ce que certains me reprochent, que d'autres me reconnaissent", répond Emmanuel Macron. "Je ne suis pas le candidat d'une nomenklatura ou d'un petit groupe", assène-t-il. "À la fois, mon projet est un projet qui parle à toute la France, à tous les territoires, et c'est un projet pour lequel je me bats."

22h07 - Choisirait-il un premier ministre de droite ou de gauche s'il était élu ? "Je ne prendrai personne selon ces critères. Si je suis élu, je constituerai un gouvernement qui sera ramassé à une quinzaine de membres, qui sera paritaire. (...) Il y aura un premier ministre qui aura à animer ce collectif", qui ne sera ni à gauche ni à droite mais "une refondation de notre vie politique", esquive Emmanuel Macron qui refuse de donner un nom précis. "J'ai évidemment une réflexion personnelle, intime. (...) Mais je ne répondrai pas à cette question".

22h05 - S'il existe une défiance à l'égard de la classe politique, c'est à cause de l'"inefficacité" des réponses depuis des années, dénonce Emmanuel Macron, qui cite comme action efficace qu'il mettrait en place la suppression de la taxe d'habitation pour près de 80% des Français. En vue du second tour, Emmanuel Macron s'adresse aux électeurs Les Républicains. 

"Je ne prends pas le vote en ma faveur comme un chèque en blanc (...) Je respecte les électeurs de François Fillon qui voulaient plus de réformes économiques. (...) Je leur dit simplement : est-ce que vous vous retrouvez dans les mesures de madame Le Pen ? Elle appartient à un parti qui a commandité les attentats contre le général de Gaulle (l'attentat du Petit-Clamart perpétré par l'OAS en 1962, ndlr)", attaque le leader d'"En Marche !"

21h55 - L'émission reprend. Selon un sondage Kantar - Sofres Onepoint, 68% des Français estiment qu'Emmanuel Macron est "déterminé". Mais 33% seulement jugent qu'il est proche de leurs préoccupations. Emmanuel Macron reprend sur les accusations de manque d'expérience. "J'ai une autre expérience, répond-il, évoquant son travail dans le secteur privé notamment. "Madame Le Pen n'a pas cette expérience", tance le candidat. "Dans les années qui viennent, il m'appartient de montrer que j'agis pour régler les problèmes quotidiens de nos concitoyens."

21h48 - Avant la publicité, Emmanuel Macron défend la création d'une task force pour le renseignement et la lutte contre le terrorisme, qui agirait 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Une création qui permettrait de créer une unité commune dans le renseignement.

21h45 - "Il n'y a pas une flambée de titres de séjour que l'on donne", assène le candidat, dénonçant la caricature faite par Marine Le Pen. "Le vrai problème français, c'est le problème de l'intégration", ajoute-t-il, estimant que l'une fois que l'on a un titre, "on doit pouvoir accéder au marché du travail", notamment.

21h42 - Interrogé sur sa politique migratoire, Emmanuel Macron assure vouloir renégocier avec la Grande-Bretagne les accords du Touquet, "en particulier sur les mineurs". "Je m'engage à ce qu'on ait une gestion très différente de la demande d'asile", assure-t-il. "La réforme que je propose, c'est réduire la délivrance du titre (la demande d'asile, ndlr) et toutes les voies de recours en moins de 6 mois". Pour cela, "il faut déconcentrer la procédure", propose Emmanuel Macron.

21h40 - "Aujourd'hui de manière automatique, une peine de moins de deux ans n'est pas appliquée", déplore Emmanuel Macron, qui compte créer 15.000 places supplémentaires dans les établissements pénitentiaires. Sur la délinquance, "je veux apporter une réponse avec une tolérance zéro. (...) Je ne veux plus qu'on soit dans un système d'impunité, où une peine de moins de deux ans n'est pas appliquée."

21h37 - Concernant les personnes âgées, Emmanuel Macron s'engage à développer des structures telles que les Ehpad, qui permettent aux personnes dépendantes d'avoir un environnement médicalisé.

21h35 - L'ancien banquier défend ses mesures éducatives. Interrogé par une mère de famille de Montpellier, Emmanuel Macron veut redonner de l'autonomie aux établissements, et ramener les classes à des effectifs de 12 élèves en CP et CE1 dans les zones difficiles, refusant l'application de ce plan à toutes les zones et niveaux de scolarité. L'ancien ministre souhaite également rétablir l'enseignement du latin et les classes bilangues, qui avaient été supprimés par la réforme de l'Éducation portée pendant le quinquennat de François Hollande.

21h22 - Emmanuel Macron revient sur les salariés de Whirlpool, à Amiens. Réfutant le qualificatif "d'anecdote" dont les a affublé Jacques Attali, l'un de ses proches soutiens "La responsabilité de l'État, c'est de ne pas homologuer un plan social qui ne serait pas à la hauteur", réitère le candidat, qui assure que la promesse de nationalisation de l'entreprise faite par Marine Le Pen n'est pas tenable.

21h18 - "Dès l'été, ce que je veux faire, c'est une réforme du droit du travail, qui va jusqu'au bout du dialogue social, qui est en France incomplet", défend l'ancien ministre de l'Économie, si d'aventure il accède à l'Élysée. Le deuxième pilier de sa réforme ? "Baisser le coût du travail, baisser la fiscalité sur les entreprises, pour qu'elles puissent embaucher, pour qu'elles puissent innover."

21h13 - "Chaque jour depuis le début de cette campagne, je l'ai dit : je ne me suis jamais considéré comme un favori", soutient le candidat d'"En Marche !", coupant court à la polémique entraînée par sa soirée à La Rotonde avec ses proches, au soir du premier tour, que d'aucuns ont assimilé 

21h11 - "Je suis aujourd'hui celui qui doit rassembler le camp des républicains, je suis aujourd’hui celui qui doit créer l'unité d'une France fracturée, face à madame Le Pen, qui porte un visage, qui est celui du Front national (…) le parti de la haine, du refus de l'autre, d'une France rétrécie", tacle directement Emmanuel Macron.


21h08 - Emmanuel Macron prend la parole. Il est questionné sur la campagne de Marine Le Pen, qui se proclame candidate des travailleurs. "Je suis depuis le premier jour, celui qui défend les intérêts de celles et ceux qui travaillent", évoquant sa rencontre avec les salariés de Whirlpool.

20h58 - Élysée 2017 est sur le point de commencer. L'occasion pour Emmanuel Macron de défendre son programme, et de tenter de se démarquer de celui de Marine Le Pen. 

20h45 - Dans un quart d'heure, à 21 heures, Élysée 2017 accueillera Emmanuel Macron. Le candidat sera interrogé pendant 60 minutes par les journalistes Anne-Claire Coudray, Gilles Bouleau, Christophe Jakubyszyn et Melissa Bell, comme l'a été Marine Le Pen deux jours plus tôt, mardi 25 avril.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Présidentielle 2017 Emmanuel Macron La République En Marche
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7788316312
"Élysée 2017" : revivez l'intervention d'Emmanuel Macron sur TF1
"Élysée 2017" : revivez l'intervention d'Emmanuel Macron sur TF1
Le candidat d'"En Marche !" était l'invité de l'émission "Élysée 2017" sur TF1 et LCI, jeudi 27 avril, deux jours après Marine Le Pen.
https://www.rtl.fr/actu/politique/en-direct-elysee-2017-suivez-l-intervention-d-emmanuel-macron-sur-tf1-7788316312
2017-04-27 20:45:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/jRqQHZjLn32scKhLriJTTA/330v220-2/online/image/2017/0427/7788318319_emmanuel-macron-le-27-avril-2017-sur-le-plateau-de-tf1.jpg