2017 a marqué le début d'une recomposition de la scène politique française. À cet égard, deux chiffres sont particulièrement éloquents. À l'Assemblée nationale les Républicains et les socialistes, deux partis historiques, n'ont que 130 députés à eux deux... contre 310 pour le nouveau parti de La République En Marche.
Le parti d'Emmanuel Macron constitue dès lors une force politique nouvelle avec la majorité absolue à l'Assemblée nationale. C'est le premier parti de France.
Et ce n’est que le début : après un premier tremblement de terre, les plaques ont amorcé un mouvement. À gauche, certains qui étaient socialistes ne se reconnaissent pas dans REM. D'autres à droite hésitent entre le parti du Président, l'Union des Démocrates Indépendants (UDI) ou "Agir", le mouvement d'Alain Juppé. Plusieurs mouvements vont avoir lieu.
Pour autant, il n'y a pas de mouvements massifs vers le parti d'Emmanuel Macron. Le dernier en date est celui du socialiste Olivier Dussopt qui est devenu secrétaire d'État. REM ne constitue pas une force d'attraction irrésistible...
Pour la République en marche, les élections européennes sont le scrutin rêvé
Olivier Bost
2018 marquera également la préparation des élections européennes de 2019 : le scrutin rêvé pour Emmanuel Macron et La République En Marche. Avec sa position pro-européenne assumée, le chef de l'État donne aux Français l'impression de pouvoir faire un bon score et part avec de l'avance.
Par ailleurs, face à REM, les oppositions ne se font pas réellement entendre - à part peut-être la France insoumise. La raison : Emmanuel Macron arrive à tuer les débats idéologiques dans l’œuf. Il n'est ni de droite ni de gauche, mais il est dans le camp de ceux qui ont raison.
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