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Emmanuel Macron "est un débutant en politique", rappelle Olivier Mazerolle

Les récentes déclarations du candidat du mouvement "En Marche !" le portent quelque peu dans le creux de la vague, signe de son inexpérience, selon Olivier Mazerolle.

Emmanuel Macron, le 14 février 2017
Emmanuel Macron, le 14 février 2017
Crédit : STRINGER / AFP
Emmanuel Macron "est un débutant en politique", rappelle Olivier Mazerolle
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Emmanuel Macron "est un débutant en politique", rappelle Olivier Mazerolle
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Philippe Robuchon & Clémence Bauduin

Ses propos sur la colonisation et ses maladresses sur d'autres thèmes plongent Emmanuel Macron dans une mauvaise passe. Samedi 18 février, 1.200 personnes sont venues le voir à Toulon, une audience bien moindre à celle de ses précédents meetings. En cause notamment, une semaine au cours de laquelle le candidat du mouvement "En Marche !" s'est empêtré dans un discours qui lui nuit sur la colonisation de l'Algérie, qu'il a qualifiée de "crime contre l'humanité". "On se dit 'est-ce qu'Emmanuel Macron est vraiment celui qu'on croit ?', est-ce qu'il a l'épaisseur, la culture historique, le bagage qu'on lui attribue depuis des années ? C'est une vraie surprise", lance Christophe Jakubyszyn, chef du service politique de TF1/LCI.

"Néanmoins, si l'on se souvient bien du propos qu'a tenu Macron sur les banlieues il  y a quelques mois, il était dans une culture de l'excuse, exactement dans le droit fil d'une philosophie très à gauche en disant 'la faute c'est la société, l'élite'. Il est dans cette même culture de reniement de ce qu'est notre histoire (...) il se marque à gauche sauf qu'il n'anticipe pas la déflagration que ça peut avoir", analyse Yves Thréard, éditorialiste au Figaro. Selon Olivier Mazerolle, tout cela "montre d'abord que c'est un débutant en politique". "Il faut aussi se remémorer d'autres phrases d'Emmanuel Macron", poursuit-il, rappelant le tollé suscité par ses propos sur les ouvrières de GAD ou par exemple l'alcoolisme dans le nord. "Le talon d'Achille d'Emmanuel Macron est dans sa psychologie (...) Il faut qu'il fasse attention à la surchauffe", résume Christophe Jakubyszyn.

Nicolas Sarkozy ambigu avec François Fillon

Sur l'affaire Penelope Fillon, Nicolas Sarkozy s'est d'abord méfié de lui même. À chaque fois que l'un de ses amis lui parlait des soucis de François Fillon, il répondait invariablement "quelle histoire, quelle histoire". Pas moyen de lui faire dire autre chose. Il s'est gardé d'en rajouter de peur que l'on puisse rapporter ses propos, et Nicolas Sarkozy ne voulait pas donner l'impression qu'il voulait remplacer François Fillon pour la course à l'Élysée. Mais désormais, devant ceux qui viennent le voir, il peste. "J'ai passé deux ans à remettre le parti en état, à passer des nuits entières au téléphone pour ça, et lui il lui aura fallu deux mois pour tout casser", lance Nicolas Sarkozy... Qui a d'ailleurs reçu son ancien Premier ministre dans la semaine. 

Macron va devoir faire le tri pour les législatives

Le candidat du mouvement "En Marche !" a du souci à se faire pour ses candidats aux législatives. D'après des sources internes, son mouvement a reçu près de 6.000 candidatures pour être... candidats aux législatives : 6.000 personnes ont rempli un formulaire sur le site d'"En Marche !". Pour l'un des membres de l'équipe Macron c'est une bonne chose, les gens s'investissent, mais il commence à y avoir quelques craintes : 6.000 candidatures pour moins de 600 places, cela va générer des frustrations, d'autant que le mode de sélection fait déjà en interne. Neuf personnes sont chargées de sélectionner les candidats pour les législatives et tout le monde le sait - et le redoute - : à la fin, Emmanuel Macron, qui se mêle de tout, fera réellement la sélection.

Manuel Valls préoccupé par les banlieues

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Actuellement en vacances en Espagne, Manuel Valls ne manque rien pour autant de ce qu'il se passe en France et notamment dans les banlieues. L'ancien Premier ministre redoute que la gauche fasse marche arrière sur les questions de sécurité, que tout le travail qu'il a fait pour rendre de nouveau la gauche crédible sur ces questions soit réduit à néant par les socialistes. Les amis de Manuel Valls estiment par ailleurs qu'il serait bon que Benoît Hamon sache terminer une primaire, qu'il ne soit pas dans un éternel poker menteur avec Jean-Luc Mélenchon et passe son temps à amadouer Yannick Jadot.

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