3 min de lecture Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a-t-il le tempérament d’un tueur politique ?

REPLAY / ÉDITO - Emmanuel Macron est surnommé "Brutus" au PS. Mais le ministre de l'Économie a-t-il le caractère pour en être un ?

Eric Zemmour et Nicolas Domenach On n'est pas forcément d'accord Éric Zemmour & Nicolas Domenach
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Macron a-t-il le tempérament d'un tueur politique ? Crédit Image : Maxime Villalonga | Crédit Média : Nicolas Domenach | Date :
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Nicolas Domenach
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À Matignon comme au Parti socialiste, on a surnommé Emmanuel Macron "Brutus". De là à l'imaginer trahir son père en politique ? Tout le monde ne peut pas être Brutus. D’abord, François Hollande n’est pas César, on peut en convenir. Mais la trahison assassine est de toutes les époques et il faut y regarder de plus près pour voir si la créature du président de la République lui a échappé au point de lui porter un coup qui pourrait lui être fatal. Ce qui exige quand même un doigté de tueur car il ne faut pas se louper sa cible, sinon le putsch devient un "puputch", selon l’expression de Jean-Marie Le Pen, qui avait ridiculisé le complot fomenté contre lui par Bruno Mégret. 

Le fondateur du FN avait définitivement exécuté celui qu’il avait affublé du sobriquet de "Naboléon" par cette pique : "Ce qui me différencie de César, qu’approchait Brutus le couteau à la main et qui souleva sa toge pour se couvrir la tête, c’est que moi, je sors mon épée et je tue Brutus avant qu’il ne me tue".

Être traître, ça s'assume

La trahison est un art d’exécution. Elle peut donc rater mais même quand elle réussit, le prix à payer peut se révéler très lourd. Brutus lui même s’est donné la mort 19 mois après l’avoir infligée à César. Il y a une mécanique implacable de la trahison qui vous poursuit. Ce n’est pas seulement la culpabilité qui vous taraude, mais une fatalité, la punition divine peut-être. Emmanuel Macron le littéraire connaît parfaitement ses écritures et ses tragédies : Qui a trahi finira trahi ! Pour prendre des exemples proches de nous, souvenez vous des reniements de Jacques Chirac qui abandonna Jacques Chaban-Delmas, puis Valéry Giscard d’Estaing, avant d’être lui-même victime de la déloyauté de ses fidèles Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy.

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Quant à Nicolas Sarkozy, il dut subir en 2012 les coups de Jarnac de Jacques Chirac et des chiraquiens. Emmanuel Macron avec son visage d’ange aurait beaucoup à perdre à se risquer dans ces diableries. Les traîtres sont en théorie les pires des criminels. Judas et Brutus brûlent, dit-on, dans la gueule de Lucifer. Mais tout dépend aussi de la façon dont le traître habille sa traîtrise. Macron pourra toujours chercher l’aide de Shakespeare et reprendre ses arguments en faveur de Brutus qui "n’aimait pas César moins, mais aimait Rome davantage", et la liberté plus que l’esclavage. Autrement dit, notre ministre ne serait que le bras armé des français qui voudraient se débarrasser d’un président rejeté

Macron a-t-il l'étoffe d'un traître ?

C’est ce qu’on entend dire déjà chez les "macronistes" très pressés. Mais ceux-ci oublient que depuis les albums d’Astérix, Brutus n’a pas la cote, et passe pour un imbécile à qui César répète qu’il va finir par blesser quelqu’un à force de jouer avec son couteau. Macron a-t-il le tempérament d’un tueur politique ? Ça, on ne le sait jamais avant l’épreuve de vérité. Certains disent qu’il aime la transgression puisqu’il a épousé une femme de vingt ans plus âgés. D’autres ajoutent qu’il a été banquier chez Rotshild comme Georges Pompidou et qu’il sera aussi impitoyable que celui-là l’a été avec Charles de Gaule. 

Bref son côté danseur mondain dissimulerait un spadassin. D’aucuns ajoutent que l’encens des sondages l’aurait grisé comme la gnôle qu’on distribuait aux poilus avant l’assaut. Moi, je crois qu’il faut une détermination folle et une vulgarité trop triviale pour que ce romantique puisse se risquer à finir en fourbe félon. Même s’il n’y a pas que Brutus comme référence. On relève dans l’histoire romaine un autre traître qui assassina Tibère et fut d’ailleurs ensuite contraint au suicide. Et savez vous, comment se nommait ce perfide, ce scélérat : Naevius Sutorius Macro, appelé Macron, dit-on. Alors, méfions nous quand même !

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