9 min de lecture Élections régionales

Élections régionales 2015 : qui sont les présidents de région sortants ?

CARTE INTERACTIVE - Avant le scrutin régional des 6 et 13 décembre, coup d’œil sur la composition actuelle des conseils régionaux tels qu'ils ont été formés lors de l'élection de 2010.

Qui dirige nos régions ?
Qui dirige nos régions ? Crédit : Ambre Lefèvre / RTL
James Abbott
James Abbott
et Ambre Lefèvre

Avant de passer à 13 régions en France métropolitaine à partir du 1er janvier 2016, les élections régionales de 2010 concernaient 22 régions métropolitaines et quatre territoires d'Outre-mer. Ce scrutin a été marqué par une victoire écrasante de la gauche, alors que Nicolas Sarkozy était à ce moment-là président de la République depuis trois ans. Une seule région de France métropolitaine a résisté à cette "vague rose", et deux d'Outre-mer.

Alsace

La seule région de droite de la France métropolitaine. Philippe Richert (UMP) a été élu pour la première fois à la tête du conseil régional d’Alsace le 26 mars 2010. Sa liste d’union de la droite (UMP-UDI) "Majorité Alsacienne" a obtenu 46,16 % (28 sièges) des voix dans une triangulaire avec la liste d’Union de la gauche (PS-EÉ) menée par Jacques Bigot (39,27%, 14 sièges) et celle du FN (14,57%, 5 sièges) de Patrick Binder.

Aquitaine

Une région dirigée traditionnellement par la gauche, Alain Rousset (PS) la préside depuis 1998. Il a mené une liste d’Union de la gauche (PS-PRG-EÉ-FG) à la victoire en 2010 avec 56,34% des voix au second tour (58 sièges) dans une triangulaire avec la liste "Majorité présidentielle" (UMP-DVD-NC) de Xavier Darcos (28,01%, 17 sièges) et la liste MoDem de Jean Lassalle (15,65%, 10 sièges).

Auvergne

La région traditionnelle de l’ancien président de la République, Valéry Giscard d’Estaing (UDF), président du conseil régional de 1986 à 2004, est actuellement dirigée par le socialiste René Souchon depuis 2006. Sa liste d’Union de la gauche (PS-EÉ-FG) a remporté son duel face à la liste "Majorité présidentielle" d’Alain Marleix en obtenant 59,68% des voix (33 sièges soit 17 pour le PS, 9 pour le PCF-FG, 7 pour EELV) contre 40,32% (14 sièges) pour la droite.

Basse-Normandie

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Laurent Beauvais (PS) dirige une région tenue par la gauche depuis 2004. En 2010, il a présenté dès le premier tour une liste d’Union de la gauche en compagnie du PCF et du Front de Gauche, une liste à laquelle s’est greffée Europe Écologie au second tour. Cette liste de gauche a remporté les élections en obtenant 57,1% des voix (32 sièges) contre 42,9% des voix (15 sièges) pour la liste "Majorité présidentielle" (UMP-UDI).

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Bourgogne

François Patriat (PS) préside la région Bourgogne depuis 2004. Il a remporté les élections de 2010 avec une liste d’Union de la gauche (PS-PRG-PCF-EÉLV) avec 52,65% des voix au second tour (37 sièges dont 24 pour le PS). La liste "Majorité présidentielle" (UMP-UDI) a recueilli 33,53% des suffrages (14 sièges) et le FN 13,82% (6 sièges).

Bretagne

Jean-Yves Le Drian (PS) était le président de la région Bretagne depuis 2004 avant d’être remplacé par Patrick Massiot en 2012 lors de son entrée au gouvernement. La Bretagne était, en 2010, la seule région de France où le PS n’a pas trouvé d’accord avec Europe Écologie pour le second tour. Cela a conduit à une triangulaire qui n’a pas empêché la liste PS-PCF et alliés de l’actuel ministre de la Défense d’être réélue avec 50,27% (52 sièges). La liste "Majorité présidentielle" n’obtenant que 32,36% des voix (20 sièges) et EELV 17,37% (11 sièges).

Centre-Val de Loire

François Bonneau (PS) préside depuis 2007 la région Centre après la démission de Michel Sapin qui voulait respecter le non-cumul des mandats. Le socialiste a remporté les élections de 2010 avec une liste d’Union de la gauche PS-EÉ-FG qui a obtenu 50,01% des voix au second tour (49 sièges) contre 36,46% pour la liste "Majorité présidentielle" d’Hervé Novelli (21 sièges) et 13,54% pour le FN (7 sièges).

Champagne-Ardenne

Jean-Paul Bachy (PS) est à la tête de la région depuis les élections de 2004. Sa liste d’Union de la gauche (PS-PCF-EÉ) qui a obtenu 44,31% des voix au second tour (29 sièges) lui a permis d’être réélu en 2010. La "Majorité présidentielle" a recueilli 38,49% des voix (14 sièges) et le FN 17,19% (6 sièges).

Corse

L’île de Beauté, qui possède un statut particulier de "collectivité territoriale unique", dispose aussi de règles différentes pour son scrutin. Il ne faut que 7%, contre 10% normalement, pour se maintenir au second tour de l’élection à "l’Assemblée de Corse". En 2010, c’est également une liste d’Union de la gauche (PS-PRG-FG-CSD) qui l’a emporté au second tour. La gauche a gagné grâce aux 36,62% de suffrages que sa liste a obtenu (24 sièges), devant les 27,65% de la liste "Majorité présidentielle" de Camille de Rocca Serra (12 sièges), les 25,89% des nationalistes modérés (11 sièges) et les 9,85% des nationalistes radicaux (4 sièges). Dominique Bucchini (FG) est devenu le premier président communiste de l’Assemblée de Corse et Paul Giacobbi (PS) a été élu président du conseil exécutif (gouvernement de Corse).

Franche-Comté

Marie-Guite Dufay (PS) dirige la région depuis 2008. Sa liste d’Union de la gauche (PS-PRG-EÉ) l’a emporté au second tour en 2010 avec 47,41% des voix (27 sièges). La liste "Majorité présidentielle" d’Alain Joyandet a recueilli 38,36% des suffrages (12 sièges) et le FN 14,23% (4 sièges).

Haute-Normandie

La gauche préside la région depuis 1998. La liste d’Union de la Gauche (PS-EÉ-FG) menée par Alain Le Vern (PS) l’a emporté au second tour en 2010. Avec 55,10% des suffrages, elle a obtenu 55,10% des voix soit 37 sièges, dont 22 pour le PS. La liste "Majorité présidentielle" de Bruno Le Maire obtenant 30,70% (12 sièges) et le FN 14,20% (6 sièges).

Île-de-France

Jean-Paul Huchon (PS), président de la région la plus peuplée de France depuis 1998, a été réélu en 2010 grâce à la victoire de sa liste d’Union de la gauche au second tour. Il a fusionné avec les listes EÉ de Cécile Duflot et la liste PCF de Pierre Laurent pour réunir 56,69% des suffrages (soit 142 sièges dont 62 pour les socialistes et apparentés) face à la liste "Majorité présidentielle" de Valérie Pécresse (43,31% soit 67 sièges) qui retente sa chance en 2015 et veut mettre fin à 17 ans de présidence socialiste.

Languedoc-Roussillon

Georges Frêche (PS puis DVG), président de la région de 2004 jusqu’à son décès en octobre 2010, avait remporté les dernières élections régionales en 2010. Il a été remplacé par Christian Bourquin (PS), lui aussi décédé durant son mandat en 2014, Damien Alary (PS), a pris sa succession. Sa liste d’Union de la gauche (dissidents PS-PRG-DVG) l’a emporté au second tour avec 54,19% (44 sièges) devant la liste "Majorité présidentielle" (26,43%, 13 sièges) et le FN 19,38% (10 sièges).

Limousin

Gérard Vandenbroucke (PS) a remplacé en 2014 Jean-Paul Denanot (PS) qui a mené une liste d’Union de la gauche, formée avant le premier tour (PS-PCF-PRG-ADS), à la victoire en 2010. Dans cette région qui a toujours été dirigée par la gauche, la liste d'union a ainsi obtenu 62,02% des voix au second tour (31 sièges dont 20 pour le PS) face à l’Union de la droite UMP-UDF qui a réuni 37,98% des suffrages (12 sièges).

Lorraine

Dans la région tenue de 1992 à 2004 par l’ancien ministre de la Défense Gérard Longuet (UDF/UMP), la gauche est à la tête de la Lorraine depuis 2004. Leader des votes après le premier tour, la liste de Jean-Pierre Masseret (PS) a été élue au second tour avec une liste d’union de la gauche (PS-EE) qui a glané 50,01% des voix (46 sièges). Dans cette triangulaire, la liste “majorité présidentielle” (UMP), qui comprenait, fait unique en France, quelques membres des Radicaux de gauche (PRG), a terminé en deuxième position avec 31,55% des voix (17 sièges). Le FN a obtenu 18,44% des suffrages soit 10 sièges.

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Midi-Pyrénées

Ce fief est tenu par la gauche et présidé par Martin Malvy depuis 1998. Sa liste PS et alliés avait recueilli 40,93% lors du premier tour en 2010, loin devant la liste “majorité présidentielle” (UMP) en 2e position avec 21,75%. Avec une liste Union de la gauche à laquelle se sont greffés Gérard Onesta (EE-MEI) et Christian Piquet (FG), ce différentiel s’est accru au second tour dans un duel avec la droite qui n’a obtenu que 32,23% des suffrages soit 22 sièges contre 67,77% des voix pour la gauche (69 sièges, dont 36 pour le PS).

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Nord - Pas-de-Calais

Cette région qui pourrait être remportée par le Front national cette année, a toujours été dirigé par la gauche. La liste de Daniel Percheron (PS), en tête au premier tour le 14 mars 2010, a comme dans de nombreuses autres régions joint ses forces à celles d’Europe-Écologie et du Front de Gauche au second tour. Une stratégie payante puisque cette liste d’union de la Gauche l’a ensuite emporté avec 51,89% des voix (73 sièges, dont 34 pour le PS) loin devant la liste “majorité présidentielle” de Valérie Letard (25,91% des voix, soit 22 sièges), qui est talonnée par le FN mené par Marine Le Pen (22,20% des suffrages, soit 18 sièges).

Pays de la Loire

Scrutin serré en 2010 dans cette région passée à gauche depuis 2004. La liste de Jacques Auxiette (PS et alliés) était légèrement en tête au premier tour et s’est ensuite unie avec celle d’Europe Écologie au second tour. Cette union de la gauche a ensuite remporté l’élection avec 56,39% des voix (63 sièges, dont 38 pour le PS)  dans un duel avec la liste “Majorité présidentielle” (UMP-NC-MPF) qui a réuni 43,61% des suffrages soit 30 sièges.

Picardie

Claude Gewerc (PS) élu président de la région en 2004 a été réélu en 2010 avec une liste d’Union de la gauche (PS-EE) qui l’a emporté au second tour avec 48,28 des voix (soit 35 sièges). Avec 32,43%, la liste “Majorité présidentielle” de Caroline Gayeux (UMP) a obtenu 14 sièges et le FN 8 sièges avec les 19,30% de la liste de Michel Guiniot.

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Poitou-Charentes

La région a été longtemps dirigée par Ségolène Royal (PS) de 2004 à 2014 avant d’être remplacée par Jean-François Macaire lors de son entrée au gouvernement. La liste PS-PRG-MRC de Ségolène Royal était en tête au premier tour en 2010. Au second tour, cette liste a fusionné avec celle d’Europe Écologie et l’a emporté dans un duel avec celle de l’ancien ministre de l’Agriculture, Domunique Bussereau (UMP). L’Union de la gauche a obtenu 60,61% des voix et récolté ainsi 39 sièges contre 39,39% des suffrages obtenus par la liste “Majorité présidentielle” (16 sièges).

Provence-Alpes-Côte-d’Azur

Président sortant en 2010, Michel Vauzelle (PS) n’était pas en tête au premier tour en 2010 avec sa liste PS et alliés. Néanmoins au second tour, il a inversé la tendance et gardé la présidence de la région grâce notamment à une liste d’Union de la gauche avec Europe-Écologie et le Front de gauche. Avec 44,11%, la gauche a obtenu 72 sièges, contre 30 pour la droite menée par Thierry Mariani (33,02%) et 21 pour le FN de Jean-Marie Le Pen (22,87% des voix).

Rhône-Alpes

La liste d’Union de la gauche (PS-EE-FG) menée par Jean-Jack Queyranne (PS) a remporté les élections régionales en 2010 avec 50,76% des voix au second tour (100 sièges, dont 49 pour le PS). Cette liste a devancé celle de François Grossetête (UMP) qui a recueilli 34,02% des voix (40 sièges). Bruno Gollnisch a réuni 15,23% des suffrages avec sa liste FN (17 sièges).

L'Outre-mer

Guadeloupe : La Guadeloupe est la seule région de France où il n'y a pas eu besoin de second tour en 2010. La liste de gauche PS-PPDG-Verts-MoDem menée par le président sortant Victorin Lurel (PS) a réuni 56,51% des voix et a obtenu ainsi 31 sièges. La liste "Majorité présidentielle" a obtenu 14,01% des suffrages (4 sièges), devant une liste Divers gauche (12,40%, 4 sièges) et la liste sans étiquette du Collectif des incorruptibles (2 sièges (6,96%, 2 sièges).

Guyane : La droite l'a emporté avec la liste "Majorité présidentielle" de Rodolphe Alexandre, le maire... divers gauche de Cayenne, qui a recueilli 56,11% des voix au second tour (21 sièges) dans un duel face à une liste d'Union de la gauche menée par l'actuelle ministre de la Justice, Christiane Taubira (PS), qui a totalisé 43,89% des suffrages (10 sièges).

Martinique : La liste de gauche du Parti progressiste martiniquais a remporté les élections de 2010 avec pour leader Serge Letchimy. Les 48,42% de suffrages lui ont permis de décrocher 26 sièges devant le Mouvement indépendantiste Martiniquais (MIM) qui a obtenu un bon score avec 41,05% des voix (12 sièges) et 3 sièges pour la liste "Majorité présidentielle" (10,63% des voix).

La Réunion : De nombreuses alliances ont marqué le scrutin de 2010 à La Réunion, la liste du président sortant Paul Vergès (PCF-FreeDom-MoDem) était en tête au premier tour, mais, malgré une alliance avec une liste Divers droite au second tour, elle a terminé en deuxième position avec 35,55% des voix (12 sièges). C'est la liste "Majorité présidentielle" de Didier Robert qui a fusionné avec une liste DVD autonomiste au second tour qui l'a emporté avec 45,46% des suffrages (27 sièges). La liste PS de Michel Vergoz est arrivée en troisième position avec 18,99% des voix soit 6 sièges.

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