4 min de lecture Élections régionales

Élections régionales 2015 : quels sont les rapports de force en France ?

ÉCLAIRAGE - La droite prend l'avantage et s'impose dans huit régions dont La Réunion. Le Parti socialiste résiste et conserve cinq régions. Bien qu'il ne remporte pas de collectivité, le Front national s'implante dans tous les Conseils régionaux de France métropolitaine.

Claude Bartolone et Valérie Pécresse
Claude Bartolone et Valérie Pécresse Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Ludovic Galtier
Journaliste RTL

Dans l'incertitude au soir du premier tour, la droite a bénéficié du retrait du Parti socialiste en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les partis Les Républicains et UDI sont les seuls à remporter des régions par rapport à 2010 à l'issue de ces élections régionales 2015, dernière échéance avant la présidentielle de 2017. La droite obtiendrait huit régions dont La Réunion, selon les premières estimations de TNS Sofres One Point : Nord-Pas-de-Calais-PicardieProvence-Alpes-Côte d'AzurAuvergne-Rhône-AlpesAlsace-Lorraine-Champagne-ArdennesPays de la LoireNormandie et Île-de-France. Le parti de Nicolas Sarkozy s'impose aussi à La Réunion avec la liste de Didier Robert. La droite a toutefois dû revoir ses objectifs à la baisse. L'objectif était de huit régions minimum en France métropolitaine au début de la campagne.

La gauche résiste. Elle remporterait cinq régions, dont la BretagneAquitaine-Limousin-Poitou-CharentesMidi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Thierry Mandon, le secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur a assuré, sur RTL, que ces régions se maintiendraient dans l'escarcelle de la gauche. La droite, emmenée par Hervé Morin, s'est finalement imposée dans la dernière ligne droite en Normandie.

Dans un discours très sobre, le premier ministre Manuel Valls ne fait preuve d'"aucun soulagement et d'aucun triomphalisme" et garde en tête les résultats du premier tour. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, salue "une bonne résistance pour la gauche et le PS". Les raisons de se réjouir sont donc peu nombreuses dans les deux partis de gouvernement. 

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En Île-de-France, les résultats se sont fait attendre dans la soirée du 13 décembre. Valérie Pécresse (Les Républicains-UDI) a remporté la région au bout du suspense face à Claude Bartolone (Parti socialiste). À partir du 4 janvier 2016, date de l'élection des présidents de régions, la droite dirigera sept régions, deux de plus que la gauche qui était majoritaire de très loin jusque-là. Les Corses, eux, ont élu une liste régionaliste.

Au niveau national, la droite devance nettement la gauche

Sur les treize régions, le bloc de droite (Les Républicains - UDI - MoDem) est largement en tête avec 40,6% des voix. Le bloc de gauche se trouve dix points derrière avec 30,6% des voix. Le Front national, qui n'a finalement remporté aucune région, suit avec 28,8% des voix. Certes, la droite affiche une nette avance au niveau national mais elle n'aurait pas pu gagner sans les voix des électeurs de gauche. 

Jean-Christophe Cambadélis avait demandé à ses candidats de se retirer à l'issue du premier tour en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Provence-Alpes-Côte d'Azur et sans succès dans le Grand-Est. En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Xavier Bertrand, qui a remporté la région, a indiqué à la classe politique que "nul ne peut se prévaloir de cette victoire". Il a d'ailleurs remercié le choix des électeurs de gauche qui ont voté "pour faire rempart" contre le Front national. 

La gauche et la droite au coude-à-coude dans les triangulaires

En revanche, si l'on analyse les résultats TNS Sofres - One Point dans les dix régions en triangulaires, les blocs de gauche et de droite sont au coude-à-coude avec 37% des voix. Le Front national, lui, recueille 26% des suffrages exprimés. Marine Le Pen, présidente du Front national, a dénoncé "un régime à l'agonie" à l'issue de la diffusion des résultats du second tour.

À dix-huit mois de la présidentielle, la France est divisée en deux voire en trois. En tête au premier tour, le Front national n'a pas de réserves pour l'emporter. Malgré son impopularité, la gauche se maintient face à la droite dans les régions où elles se sont affrontées. Jean-Luc Mélenchon a appelé ce dimanche à la constitution d'un "véritable front populaire" en vue de 2017. Le match à trois s'annonce très serré.

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2015-12-13 23:04:40
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