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Élections régionales 2015 : Marine Le Pen promet "un maximum de barouf" à Calais si elle est élue

La candidate FN à la tête de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie veut faire "plier l'État" pour qu'il fasse "enfin respecter la loi" à Calais.

Marine Le Pen lors d'un meeting à Calais, le 2 octobre 2015
Marine Le Pen lors d'un meeting à Calais, le 2 octobre 2015
Julien Absalon & AFP

Marine Le Pen hausse le ton sur Calais. La candidate FN à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie veut remettre de l'ordre dans la ville portuaire où stationnent près de 3.000 migrants. "Le futur président du Nord-Pas-de-Calais-Picardie doit faire un maximum de barouf possible, mettre tout le poids des millions d'habitants qu'il représente pour faire plier l'État, et que l'État fasse enfin respecter la loi républicaine sur le territoire de la région, notamment à Calais", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse, tout en évoquant une "ville martyre", "assiégée" et vivant une "situation apocalyptique dans la 'new jungle'".

Pour la présidente du Front national, il faut "interpeller l'État avec des paroles fortes" et "faire venir les médias du monde entier pour leur montrer comment vivent les Français aujourd'hui". Elle réclame également du conseil régional qu'il cesse "toute subvention aux associations d'aide aux migrants". Une déclaration qui vise directement le réseau des élus hospitaliers et l'association Salam, bénéficiaires selon elles de "sommes considérables".

Pour elle, c'est du speed-dating électoral, l'histoire d'un soir

Frédéric Cuvillier, député-maire de Boulogne-sur-Mer

La députée européenne a toutefois reconnu que ses moyens seraient limités si elle accédait à la présidence de la région : "Je ne vais pas créer une police spéciale migrants, je serais très en dehors des clous. Je ne vais pas faire fermer des centres ni monter un centre de rétention, je serais en dehors des compétences". Mais elle assure qu'une "pression psychologique" peut faire "effet" sur les autorités. "Bernard Cazeneuve a mis des policiers dans la jungle précisément à cause de notre action", a-t-elle souligné.

En plus de cette conférence de presse, Marine Le Pen a tenu un meeting devant environ 400 personnes. Dans un discours prenant parfois des allures de stand-up, elle a évoqué pendant près d'une heure la question de l'immigration. "Je n'accepte pas de voir la République battre en retraite à Calais, de voir des Français devenir des étrangers chez eux", a notamment lancé la candidate.

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"Pour elle, c'est du speed-dating électoral, l'histoire d'un soir", a raillé Frédéric Cuvillier, député-maire de Boulogne-sur-Mer et tête de liste PS dans le Pas-de-Calais. En outre, une trentaine de militants associatifs et simples citoyens ont aussi manifesté à quelques centaines de mètres du lieu de la réunion publique, tenus à l'écart par les forces de l'ordre.

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