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Élections régionales 2015 en Corse : ce que proposent les candidats

ÉCLAIRAGE - Quatre jours avant les élections, focus sur les principaux arguments des candidats en Corse sur les thématiques de l'emploi, des transports et des infrastructures.

Le siège de la région Corse à Ajaccio.
Le siège de la région Corse à Ajaccio.
Crédit : J.-F. Paccosi
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier

Si on les appelle élections régionales dans l'ensemble des régions de France, le scrutin des 6 et 13 décembre est dit "territorial" en Corse. La région de 320.000 habitants adoptera le statut de collectivité unique en 2018. Cette année-là, les départements de Haute-Corse et Corse-du-Sud seront tout simplement supprimés.

En attendant, douze listes se sont porté candidates pour succéder à Paul Giacobbi, président divers gauche sortant. Selon un sondage OpinionWay pour la radio publique RCFM et France 3 Corse publié le 30 novembre, la liste régionaliste Femu a Corsica (Faisons la Corse) conduite par le maire de Bastia Gilles Simeoni serait en tête au premier tour avec 19% des voix, soit un point de mieux que lors d'un précédent sondage réalisé début novembre. Voici les propositions non exhaustives des candidats.

Emploi : des contrats d'économie productive et développement local

Sur son site de campagne, Paul Giacobbi (DVG) souhaite passer de "véritables contrats d'économie productive pour l'emploi. Concrètement, ils prendront la forme de contrats de filières. La Collectivité territoriale de Corse répondra aux besoins et aux demandes de formation, d'aides techniques et financières, de simplification administrative." Le président sortant prévient néanmoins qu'il n'y aura pas de création d'emplois publics et insiste sur l'importance de la restructuration et la modernisation des exploitations agricoles.

La gauche de gouvernement est emmenée par Emmanuelle De Gentili (PS). "Pour ma part, je suis persuadée que l’emploi public ne solutionnera pas le chômage qui est la question majeure en Corse, estime-t-elle sur le site Corse Net Infos. Parler de chômage, c’est parler de déracinement, de statut de résident, de problématique foncière, des transports… Parler de développement, c’est, par exemple, développer des filières comme la cosmétique, l’agroalimentaire, la filière bois, la viticulture… en trouvant le moyen de faire exister exportation et développement local".

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À droite, deux anciens présidents de l'Assemblée de Corse sont en compétition. Camille de Rocca Serra (DVD) a pour ambition de "favoriser l’emploi, annualiser le temps de travail en instaurant un CDI à vocation saisonnière alternant des cycles d’activité soutenus en fonction des besoins de l’entreprise, et des cycles de formation pendant la période hivernale où l’employeur se verra exonéré de charges patronales". 

Pour José Rossi, qui a été investi par l'alliance Les Républicains-UDI-Modem, "la Collectivité territoriale devra mieux porter les projets innovants. Les secteurs des énergies renouvelables, du numérique, de l’aéronautique, de l’agro-alimentaire, des nouveaux matériaux seront au cœur du processus de diversification de l’économie insulaire." 

Trois listes régionalistes ont aussi été créées. La liste de Gilles Simeoni est la mieux placée pour concurrencer Paul Giacobbi. Jean-Guy Talamoni emmène, lui, Corsica Libera, une autre liste régionaliste. "Il faudrait acheminer notre pays vers l'indépendance économique, ce qui a toujours été une exigence pour notre mouvement", a affirmé Josepha Giacometti, en deuxième position sur cette liste lors du meeting du parti Corsica Libera à Bastia le 27 novembre 2015.

Transports : amélioration de la desserte et suppression de la taxe transport

Dans le quotidien 20 Minutes, José Rossi (Les Républicains-UDI-Modem) veut refonder la politique des transports, "plus performants et moins chers". Il a pour but "d’améliorer au moindre coût la desserte entre la Corse et le continent. Pour les résidents domiciliés en Corse, nous mettrons en place une réduction accrue du prix du passage maritime entre la Corse et le continent", explique-t-il.

Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, Camille de Rocca Serra (DVD) parle d'un système de transports publics cadenassé. Le candidat propose de supprimer la taxe transport. "C'est une erreur économique. On va la supprimer même si elle rapporte 37M€ à la collectivité territoriale". 

À gauche, Emmanuelle de Gentili s'est prononcée sur le dossier sur le site de Corse Net Infos. "Pour développer l’économie, il faut fluidifier les transports et travailler, par exemple, sur le développement de la Plaine orientale tout en maintenant un rapport équitable entre le rural et l’urbain. Il ne faut surtout pas abandonner le rural, mais, au contraire, élaborer un grand plan pour le développer".

Infrastructures : les Bouches de Bonifacio candidates à l'Unesco

Paul Giacobbi promet de finaliser la réalisation du Parc naturel marin du Cap Corse. "Nous y associerons la mise en place d'un dispositif de séparation du trafic dans le canal de Corse. Nous concrétiserons d'autres projets d'envergure comme le doublement de la surface de la réserve de Scandola. L'objectif est de porter la candidature à l'Unesco des Bouches de Bonifacio".

Sur le site Corse Net Infos, Emmanuelle de Gentili (PS) l'affirme : "l’environnement, aujourd’hui, c’est le pétrole d’hier ! C’est de l’or pour la Corse ! Si nous ne sommes pas capables de trouver le juste équilibre entre préservation et développement, nous passerons à côté de ce qu’il faut faire pour la Corse".

Voici les candidats, par ordre alphabétique du nom des mouvements : Corsica Libera (tête de liste Jean-Guy Talamoni), Debout le France (tête de liste Hyacinthe Santoni), Divers droite (tête de liste Camille de Rocca Serra), Divers gauche (tête de liste Paul Giacobbi), Divers gauche (tête de liste Jean-Charles Oruscci), Front de gauche (tête de liste Dominique Bucchini), Front national (tête de liste Christophe Canioni), Inseme per a Corsica (tête de liste Gilles Simeoni), Les Républicains-UDI-Modem (tête de liste José Rossi), Parti radical de gauche (Jean Zuccarelli), Parti socialiste (tête de liste Emmanuelle de Gentili), Rinnovu (tête de liste Paul-Félix Benedetti).

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