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Élections en Italie : "Emmanuel Macron a peur", assure Marine Le Pen sur RTL

INVITÉE RTL - La présidente du Front national assure qu'Emmanuel Macron est un "peu blême" face à la montée du populisme et de l'extrême-droite en Italie lors des élections législatives.

L'invité de RTL
Marine Le Pen était l'invitée de RTL
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : Joséphine Balleyguier
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L'Italie a basculé vers l'extrême droite et le populisme. Au terme des élections législatives, le Mouvement des Cinq Étoiles et La Ligue revendique chacun de leur côté le pouvoir. Un résultat observé de près par Marine Le Pen alors que le parti de La Ligue "ressemble fortement au Front national".

Invitée de RTL ce mardi 6 mars, la présidente du parti frontiste alerte le chef d'État français face à ces résultats. "Emmanuel Macron est un peu blême, il a peur. Matteo Renzi, c'est le Emmanuel Macron italien. Il a été élu de la même façon. C'est un européiste convaincu. Il est pour la libre-circulation, donc pour l'immigration massive, l'ultralibéralisme", lance-t-elle.

La veille, le président de la République avait assuré "prendre note" de ces résultats. "Dans le monde où nous vivons, on peut défendre des belles idées mais on ne peut pas les défendre en faisant abstraction de la brutalité du contexte. L'Italie a aujourd'hui indéniablement souffert (...) dans le contexte d'une très forte pression migratoire", a-t-il déclaré assurant cependant continuer à "défendre cette Europe qui protège, cette Europe de l'ambition".

Les résultats sont clairs, les Italiens sont clairement opposés aux politiques de l'UE

Marine Le Pen
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Une vision largement contestée par Marine Le Pen. "Aujourd’hui, le vrai débat, c’est de savoir si on souhaite être libre, souverain et protectionniste ou si on bazarde tout cela dans un européisme échevelé avec la libre-circulation, le laisse-faire, le laisse-passer, le laisser-aller", questionne-t-elle. Et de poursuivre : "Les résultats sont clairs, les Italiens sont clairement opposés aux politiques menées par l'Union européenne".

La présidente du Front national défend dès lors les positions de La Ligue et réfute l'appellation d'extrême-droite. "Ce terme est utilisé volontairement de manière mensongère, les électeurs ont besoin de vérité. C'est un mouvement qui s'oppose à l'Union européenne, qui est extrêmement euro-critique à juste titre, qui a une sensibilité sociale, qui souhaite que les aides sociales s'effectuent à destination des Italiens d'abord", conclut-elle. 

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