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Élection régionales 2015 : ce qu'il faut savoir pour comprendre le scrutin

ÉCLAIRAGE - Entre la prime majoritaire ou le maintien et la fusion des listes, il est parfois difficile de s'y retrouver dans le mode de scrutin des élections régionales.

Un bulletin de vote prêt à passer dans l'urne (illustration).
Un bulletin de vote prêt à passer dans l'urne (illustration). Crédit : FRED TANNEAU / AFP
Geoffroy Lang
Geoffroy Lang

Comme tous les six ans, les électeurs sont appelés à voter pour renouveler leurs conseilleurs régionaux les 6 et 13 décembre prochains. La date des élections régionales 2015 a été exceptionnellement déplacée au mois de décembre en raison de l'entrée en vigueur de la réforme territoriale et la recomposition de 13 super-régions à partir de janvier 2016. Entre listes départementales et listes régionales, scrutin proportionnel et prime majoritaire, les tenants et les aboutissants de cette élection paraissent parfois un peu obscurs.

Listes régionales ou départementales?

L'une des premières particularités des élections régionales réside dans la confusion que crée la présence de listes départementales et de listes régionales. Les électeurs doivent se prononcer sur ces dernières. Elles sont composées à partir de listes départementales pour chaque parti, dont le nombre de candidats est déterminé par la population du département.

Le nombre de conseillers régionaux est aussi variable en fonction de la population de chaque région. L’Île-de-France et ses près de 12 millions d'habitants a le droit à 209 conseillers régionaux. La région Centre-Val-de-Loire ne compte en revanche que 77 conseillers régionaux avec ses quelque 2,5 millions d'habitants.

Le premier tour

Les conseillers régionaux sont élus sur la base d'un scrutin de liste auquel s'applique un système proportionnel comportant une prime majoritaire. Autrement dit, si un parti arrive en tête au premier tour avec la majorité absolue - plus de la moitié des voix -, il bénéficie d'une prime de majorité de 25%. Il bénéficie donc d'emblée de 25% des voix, et le reste des sièges est réparti de manière proportionnelle en fonction du nombre de voix obtenues par parti.

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Seules les listes qui ont obtenu plus de 5% des voix peuvent obtenir des sièges au Conseil régional. Ce scénario paraît pour l'instant improbable selon les différentes enquêtes menées dans les 13 régions métropolitaines. Il devrait donc y avoir un second tour dans toutes les régions françaises.

Le second tour

Au second tour, seules les listes ayant obtenues plus de 10% des suffrages peuvent se maintenir. Les listes ayant obtenu plus de 5% des votes ont cependant la possibilité de fusionner avec les listes qui restent en lice. Le parti qui arrive en tête au second tour bénéficie toujours de la prime de majorité de 25%.

En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, si Marine Le Pen remporte 46% des voix comme l'annonce une enquête BVA du 23 octobre, le Front national est assuré d'avoir la majorité absolue au Conseil régional. Le FN bénéficierait d'un quart des sièges en vertu de la prime majoritaire, puis se verrait attribuer près de la moitié des trois quarts des sièges restants. Les sièges restants sont ensuite repartis de façon proportionnelle entre les autres listes ayant obtenu plus de 5% des voix.

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