2 min de lecture Égalité hommes-femmes

Égalité salariale : Marlène Schiappa exige, sur RTL, "une obligation de résultats"

INVITÉE RTL - La secrétaire d'état à l'Égalité entre les femmes et les hommes veut "faire en sorte que les entreprises qui n’ont pas de résultats soient obligées de s’expliquer et à terme soient sanctionnées".

Marlène Schiappa était l'invitée de RTL Matin le 8 mars 2018
Crédit Image : Joséphine Balleyguier

Les mesures en faveur de l'égalité femmes-hommes "ne sont pas assez appliquées". Au micro de RTL jeudi 8 mars, Marlène Schiappa a reconnu que depuis la première loi passée en 1972, aucun progrès n'a été enregistré en matière d'égalité salariale. Le gouvernement prévoit donc de renforcer les contrôles dans ce domaine avec une "obligation de résultats".

À l'occasion de la Journée internationale des Droits des Femmes, la secrétaire d'état à l'Égalité entre les femmes et les hommes confirme ainsi que le nombre de contrôles de l'inspection du travail sera multiplié par sept d'ici la fin du quinquennat, leur nombre passant "de 1.000 et quelques à plus de 7.000". Une annonce faite la veille par la ministre du Travail Muriel Pénicaud dans une interview aux Échos

Lors de ces inspections, l'accent sera mis sur le contrôle du respect des mesures pour l'égalité femmes-hommes. Car ce volet, déjà érigé au rang de priorité pour les inspecteurs depuis une réforme de 2014, n'est pas suffisant selon Marlène Schiappa. 

"La loi prévoit une obligation de moyens. Nous ce que nous voulons faire c’est une obligation de résultats, et faire en sorte que les entreprises qui n’ont pas de résultats soient obligées de s’expliquer et à terme soient sanctionnées", explique-t-elle.

Un logiciel de calcul des écarts de salaires

Pour faciliter le conformité des entreprises avec la loi en matière d'égalité salariale, le gouvernement prévoit le développement d'un "logiciel de calcul". "Inspiré d'un logiciel suisse", il mesurera les écarts de salaire entre les femmes et les hommes avant de les transférer aux représentants du personnel. 

Le but est de "permettre aux partenaires sociaux" de "pouvoir mieux négocier", explique Marlène Schiappa. Cette nouvelle mesure vient s'ajouter à la stratégie du "Name and Shame" lancée au début du mois de juillet 2017, à laquelle la secrétaire d'État se dit toujours "favorable".

Marlène Schiappa a par ailleurs annoncé la création d'une "task-force public-privé" en lien avec le Forum économique mondial de Davos. Marlène Schiappa en sera la présidente en partenariat avec Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances. 

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