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Écoutes de Sarkozy : Thierry Herzog, l'ami de trente ans dans le viseur de la justice

PORTRAIT - L'avocat de Nicolas Sarkozy placé en garde à vue lundi 30 juin est un ami de longue date de l'ancien président. Il l'a notamment défendu dans l'affaire Clearstream et dans le dossier Bettencourt.

Thierry Herzog, à la cour d'appel de Bordeaux, le 2 juillet 2013
Thierry Herzog, à la cour d'appel de Bordeaux, le 2 juillet 2013 Crédit : AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Entendu par la police judiciaire de Nanterre puis placé en garde à vue lundi 30 juin dans l'affaire dite des écoutes de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog est l'avocat et un ami de longue date de l'ancien président. C'est au Palais qu'il le rencontre, au début des années 1980. 

Ils ont le même âge et partagent alors une double admiration pour Jacques Chirac et Johnny, le chanteur, qu'il rencontrera au Fouquet's, au soir du sacre du candidat UMP le 6 mai 2007. 

Mais avant d'être un ami de trente ans de l'ancien président, l'avocat de profession est avant tout un pénaliste installé, unanimement reconnu dans le métier comme "un gros bosseur". "Il est l'avocat du pouvoir, mais ne s'est jamais fourvoyé", le complimente Me Jean-Marc Fedida, qui s'est opposé à lui dans l'affaire Tiberi.

Après des études de droit à Assas, il débute chez Jean-Louis Pelletier, l'avocat de Mesrine, une figure du barreau. Il se fait rapidement remarquer pour ses qualités de "dynamiteur de procédures". Jean Tibéri est le premier à lui faire confiance en 1996. Il fait annuler trois procédures dans l'affaire d'emploi fictif de Xavière Tiberi. Il défend aussi la Française des jeux et fait dessaisir le juge Halphen de l'affaire des HLM de Paris en 2001. 

L'avocat des affaires Clearstream et Bettencourt

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L'affaire Clearstream éclate en 2006. Nicolas Sarzkozy décide de se constituer partie civile. Il appelle son ami pénaliste. "Nicolas m'a dit : 'Écoute, mon Thierry, c'est l'avocat que je choisis, pas l'ami. T'es pas obligé de me dire oui tout de suite'", racontait Herzog à Libération. Il prend le dossier à bras le corps, pilote la contre-offensive. Mais le dénouement le fait tomber de haut. 

Nicolas Sarkozy jurait de "le pendre à un croc de boucher", mais Dominique de Villepin, l'homme à abattre, est relaxé. C'est la douche froide. L'ancien maire de Neuilly ne lui en tient pas rigueur mais ils n'en ont "jamais reparlé", confiait Herzog à Libération. Alors, quand Nicolas Sarkozy est cité dans l'affaire Bettencourt début 2013, il met les bouchées doubles. S'il n'évite pas la mise en examen, il sauve le renvoi en correctionnelle en obtenant un non-lieu des juges bordelais Gentil et Noël.

Les enquêteurs cherchent désormais à établir si Nicolas Sarkozy, avec l'appui de Thierry Herzog, a cherché à obtenir des informations auprès de Gilbert Azibert sur l'avancement de la procédure visant à interdire l'utilisation des agendas de l'ancien président par la justice en échange de la promesse d'un poste de prestige.

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