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Affaire Benalla : "Une dérive individuelle, pas une affaire d'État", dit Édouard Philippe

L'affaire Benalla est le résultat d'"une dérive individuelle", et non pas "une affaire d'État", a affirmé mardi Édouard Philippe, tout en concevant que "l'on puisse poser des questions sur la proportionnalité" de la sanction infligée en mai au conseiller de l'Elysée.

L'hémicycle de l'Assemblée nationale (illustration).
L'hémicycle de l'Assemblée nationale (illustration). Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
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L'affaire Benalla continue d'occuper l'espace médiatico-politique. Le patron des députés Les Républicains (LR) Christian Jacob fait savoir ce mardi 24 juillet que son groupe va déposer une motion de censure contre le gouvernement. Le groupe LR attend que le gouvernement "s'explique" au sujet de l'affaire Benalla. Le dépôt de la motion devrait intervenir dans les prochains jours, a précisé une source proche du groupe.

Face à une première demande d'explications, le groupe LR a trouvé porte close, a expliqué Christian Jacob lors d'un point-presse tenu à la mi-journée au palais Bourbon, pour justifier cette motion. La motion de censure sollicitée dans ce cas est dite "spontanée", elle "résulte de la seule initiative des députés", comme l'explique Vie publique. Pour la déposer, Les Républicains doivent réunir un dixième des membre de l'Assemblée nationale, soit 58 députés.

Christian Jacob a reconnu que cette motion n'allait "pas faire tomber le gouvernement", au vu de la très large majorité LREM-MoDem. Une seule motion de censure a été adoptée sous la Ve République en 1962, contre l'élection du président de la République au suffrage universel.

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Suivez en direct les questions au gouvernement

16h23 - Les questions au gouvernement sont dorénavant terminées.

16h15 - "Moi, je considère que le régime de la Ve République est un bon régime. Je pense qu'il est juste, qu'il est bon. Nous ne sommes pas d'accord. Et je ne pense pas que les récents échanges nous mettent en dehors de la Ve République. Tirer les conséquences d'une procédure qui n'est pas terminée est selon moi une mauvaise méthode", a poursuivi le chef du gouvernement.

16h13 - Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France insoumise, prend à son tour la parole. "Que cherchez-vous à cacher ? Que refusez-vous d'assumer ?", questionne-t-il. Évoquant la "vertu d'un État", Édouard Philippe est revenue sur la naissance de la démocratie. "Vous savez comme moi que la démocratie fortifiée et raffermie quand elle ne s'est plus posée la question de la vertu. Vous savez bien que c'est comme cela que les démocraties sont devenues réelles".

16h05 - "Dans ces quarante dernières années, il y a eu matière. J'observe que la dérive et les comportements inacceptables d'un chargé de mission, employé à la présidence de la République, ont été sanctionnés dans les trois jours qui ont suivi et qu'ensuite, l'ensemble des pouvoirs, ceux qui s'équilibrent, se sont saisis de cette affaire. Je ne dis pas que tout est parfait, je dis que la réaction a été immédiate et qu'elle montre notre volonté de tout assumer", a rétorqué Édouard Philippe à Jean-Christophe Lagarde.

16h02 - Jean-Christophe Lagarde, co-président du groupe Agir et Indépendants, revient sur l'affaire Benalla après plusieurs questions adressées aux ministres du gouvernement. "À chaque fois, des personnes qui travaillent à l'Élysée se sentent au dessus des lois", déplore-t-il. 

15h41 - Olivier Faure a une nouvelle fois évoqué une "affaire d'État". "Le pouvoir cache, le pouvoir ment", a-t-il lancé dans l’hémicycle. "L'ensemble des procédures ont été déclenchées immédiatement, l'Assemblée nationale pourra hurler, ça ne changera pas", a répondu Édouard Philippe

15h39 - "Notre Assemblée a pris ses responsabilités. Nous voulons rien que la vérité, pas celle qui sert vos intérêts, pas celle qui vous arrange, je le dis à l’opposition. (…) Comment le gouvernement pense-t-il rétablir la confiance et la sérénité ?", a interrogé Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale. "Un comportement exemplaire n'est pas un comportement infaillible. Une république exemplaire n'est pas une république infaillible. Dès que les faits ont été révélés, une sanction a été prise, dont je considère qu'elle était proportionnée", a répondu Édouard Philippe.

15h27 - Répondant à une question de Valérie Rabault ( Nouvelle Gauche), le Premier ministre a assuré que "rien n'a été masqué, n'a été omis". "Dès que le comportement a été connu, une sanction a été prise", a-t-il déclaré dans une Assemblée particulièrement agitée.

15h16 - Interrogé par Richard Ferrand, le chef de file REM, Édouard Philippe a confirmé que les grandes réformes prévues sont reportées à septembre, comme l'examen de la réforme constitutionnelle . "Nous ne renonçons à rien", a-t-il martelé alors que la majorité, qui dénonce la "stratégie d'obstruction systématique", semble davantage s'inquiéter du statu quo politique.

15h10 - "Une dérive individuelle ne fait pas une affaire d'État. Les copinages malsains ne font pas une affaire d'État. L'ensemble des procédures nous permettront de connaitre l’enchaînement des faits et les éventuelles responsabilités individuelles. L'Assemblée nationale n'est pas un tribunal, les députés ne sont ni procureurs, ni juges", a également lancé Édouard Philippe sous les applaudissements des députés de la majorité.

15h09 - Édouard Philippe évoque une situation qui provoque "des questions" et "des interrogations". Rappelant qu'il a déjà qualifié ces faits de "choquants" et "inacceptables" dès les premières révélations, le Premier ministre a rappelé que "l'Assemblée nationale n'était pas un tribunal".

15h02 - Les questions au gouvernement démarrent avec la prise de parole de Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale.

14h47 - Selon le baromètre Ipsos pour Le Point, Emmanuel Macron continue sa chute et perd quatre points d'opinions favorables (32%) en pleine affaire Benalla.

14h40 - Après les auditions de Gérard Collomb, Michel Delpuech et Alain Gibelin lundi, la commission d’enquête parlementaire doit également entendre Patrick Strzoda ce mardi après-midi, dès 16h30.

14h30 - Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct. Nouvelle journée cruciale pour les suites de l'affaire Benalla : les questions au gouvernement débutent dans une demi-heure et la majorité est attendue au tournant.

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L'affaire Benalla est le résultat d'"une dérive individuelle", et non pas "une affaire d'État", a affirmé mardi Édouard Philippe, tout en concevant que "l'on puisse poser des questions sur la proportionnalité" de la sanction infligée en mai au conseiller de l'Elysée.
https://www.rtl.fr/actu/politique/direct-video-affaire-benalla-macron-collomb-gouvernement-assemblee-7787617273
2018-07-24 14:30:00
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