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Élections départementales 2015 : les départements qui pourraient basculer

DÉCRYPTAGE - La gauche pourrait perdre une trentaine, voire une quarantaine, de départements en mars prochain. Le FN peut, lui, viser trois victoires au minimum, dans deux départements de gauche et un de droite.

L'UMP peut espérer ravir près d'une trentaine de départements à la gauche
L'UMP peut espérer ravir près d'une trentaine de départements à la gauche
Crédit : AFP
Romain Renner
Romain Renner

Les élections départementales des 22 et 29 mars prochains devraient profondément changer la donne de la politique locale. Les sondages qui se suivent annoncent une victoire nationale du Front nationalle dernier en date le place à 33%, devant l'alliance UMP-UDI (27%), le PS et alliés (19%) et le Front de gauche (9%).

S'ils se vérifiaient dans les urnes, de tels résultats seraient synonymes de nombreux basculements de départements, la gauche en ayant remporté 61 lors des élections cantonales de 2011. Les premières estimations font état d'un changement de direction pour une trentaine de départements au minimum, voire une quarantaine.

L'Est repris par la droite ?

La gauche est par la force des choses la plus menacée et ses principales pertes pourraient s'enregistrer dans l'est du pays. Les Alpes-de-Haute-Provence, la Drôme, l'Ardèche, le Gard, l'Isère, l'Ain, le Jura, le Doubs, le Territoire de Belfort et la Saône-et-Loire pourraient rejoindre le giron des départements de droite. Le Vaucluse fait, lui, office de prise envisageable pour le Front national.

Le sud-est de la France reste d'ailleurs la terre la plus fertile pour le parti de Marine Le Pen. Le Var, actuellement détenu par la droite, pourrait, lui aussi, devenir frontiste. Un scénario d'autant plus réaliste que le Var est le département qui accueille le plus de municipalités FN (Fréjus, Le Luc et Cogolin) et l'un de ses deux sénateurs (David Rachline, maire de... Fréjus).

Paris, dernier bastion francilien de gauche ?

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La droite peut également viser un grand chelem francilien en conservant les Hauts-de-Seine, les Yvelines et le Val-d'Oise, tout en y ajoutant l'Essonne, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis. De bon augure pour la formation de la métropole du Grand Paris, le 1er janvier 2016. Celle-ci sera composée de la ville-département de Paris, actuellement à gauche, et de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), avec une option d'élargissement pour certaines communes de la grande couronne.

Un partage de l'Ouest ?

La gauche pourrait mieux résister dans l'Ouest, non sans essuyer quelques pertes, parmi lesquelles la Corrèze, les Pyrénées-Atlantiques, les Pyrénées-Orientales, la Haute-Garonne, le Tarn-et-Garonne, la Charente, l'Indre-et-Loire, l'Ille-et-Vilaine et l'Eure. Dans le nord, le Front national a bon espoir de remporter le département du Pas-de-Calais, dans lequel il dispose d'une municipalité (Hénin-Beaumont), tandis que la Somme pourrait, elle aussi, passer à droite.

Ces projections font relativement écho aux résultats des élections municipales de mars 2014 mais peu à ceux des élections européennes, où le Front national est arrivé en tête dans de très nombreuses communes. Le mode de scrutin des départementales - deux tours, nécessité de rassembler 12,5% des voix des inscrits pour être présent au second tour - joue en faveur des rassemblements et des unions d'entre-deux tours et pourrait permettre à l'alliance UMP-UDI de remporter huit ou neuf fois plus de départements que le FN, pourtant annoncé en tête au niveau national.

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