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Élections départementales 2015 : les départements que le Front national peut remporter

DÉCRYPTAGE - Très haut dans les sondages, le parti de Marine Le Pen peut légitimement espérer s'imposer à la tête de plusieurs conseils départementaux.

Marine Le Pen au salon de l'agriculture, le 26 février.
Marine Le Pen au salon de l'agriculture, le 26 février.
Romain Renner
Romain Renner

Le Front national sera-t-il le grand vainqueur des élections départementales des 22 et 29 mars prochains ? Les sondages qui s'enchaînent annoncent le parti de Marine Le Pen en tête avec un score oscillant entre 26% et 33% des voix, devant l'UMP-UDI (25-28%) et le Parti socialiste (17-21%).

Le Var : plus qu'un espoir, un objectif

En position de force, le FN nourrit quelques espoirs de victoire dans plusieurs départements. Trois d'entre eux font office de cibles plus que réalistes. Terre d'accueil de trois des dix municipalités frontistes - l'une des onze victoires FN a été annulée, le 25 février -, à Fréjus, Le Luc et Cogolin, le Var, qui abrite également un sénateur FN, est le laboratoire politique du parti.

"Nous avons pour objectif de prendre au moins douze cantons (le Var en compte 33, ndlr), pour avoir la majorité", assure le secrétaire départemental FN du Var, Frédéric Boccaletti, dans un entretien accordé à L'internaute. Une ambition tout à fait réalisable. Lors des européennes 2014, le parti de Marine Le Pen a obtenu 35% des suffrages dans ce département.

La dure bataille du Vaucluse

Une performance également réalisée dans le Vaucluse, patrie d'élection de Marion Maréchal-Le Pen. Ce département peut, lui aussi, basculer en faveur du Front national mais la victoire sera probablement plus difficile à obtenir. Le FN y sera opposé à la Ligue du Sud, le parti de Jacques Bompard, le député-maire d'Orange, dans six cantons (sur 17). 

Nous ferons mieux que la Ligue du Sud, dans le Vaucluse

Marion Maréchal-Le Pen (FN)
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La proximité idéologique de ces deux formations n'empêche pas une forte rivalité teintée d'une haine réciproque de les animer. Toute alliance est donc a priori exclue. "Au vu des autres élections, nous ferons mieux que la Ligue du Sud", assure toutefois Marion Maréchal-Le Pen, confiante.

Prendre la place de la gauche dans le Pas-de-Calais

Un troisième département, dans lequel le FN a également dépassé les 30% aux européennes (39%), est annoncé comme prenable. Le Pas-de-Calais, qui compte une municipalité frontiste (Hénin-Beaumont), a de bonnes chances de basculer. L'UMP est relativement faible dans ce bastion en péril de la gauche et le FN séduit de plus en plus un électorat historiquement acquis à la gauche. C'est le cas des ouvriers, qui se sont tournés à 51% vers lui lors des européennes.

Le Front pourra toutefois difficilement espérer plus. Le mode de scrutin des départementales - deux tours, nécessité de rassembler 12,5% des voix des inscrits pour être présent au second tour - joue en faveur des rassemblements et des unions d'entre-deux tours. Une situation qui pourrait permettre à l'alliance UMP-UDI de remporter huit ou neuf fois plus de départements que le FN, malgré un poids national inférieur. Pour rappel, 71 départements ont placé le FN en tête lors des élections européennes et 25 d'entre eux lui ont accordé plus de 30% des suffrages.

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