1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Élections départementales 2015 : 30 à 40 départements pourraient passer à droite
5 min de lecture

Élections départementales 2015 : 30 à 40 départements pourraient passer à droite

Sur 101 départements en tout, entre 30 et 40 seraient susceptibles de basculer à droite en mars, à l'issue des élections départementales.

Elections
Elections
Crédit : PHILIPPE MERLE / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Entre trente et quarante départements, sur 101, semblent susceptibles de basculer à droite lors des élections départementales des 22 et 29 mars.

Carte des conseils généraux sortants avec les bascules possibles.
Carte des conseils généraux sortants avec les bascules possibles.
Crédit : L. SAUBADU/P. DEFOSSEUX, PLD/RG/TMA / AFP

La gauche, qui avait atteint son point le plus haut en 2011 (elle dirige aujourd'hui 61 départements) ne semble pas en mesure d'en gagner un seul. Et pour la première fois, le FN peut se retrouver majoritaire dans une poignée de conseils généraux.

Nord / Pas-de-Calais

Nord : département qui a le plus de sièges (82) et bastion socialiste. Mais aux municipales de mars 2014, la droite a pris des villes importantes (Tourcoing, Roubaix...). Attention au FN, grâce à son implantation à Dunkerque et dans le sud du département. Parmi les candidats, le ministre de la Ville, Patrick Kanner.

Pas-de-Calais : la capacité du PS à tenir le département dépendra en grande partie de la performance du FN, qui devrait être au second tour dans beaucoup de cantons. La droite traditionnelle étant faible, un basculement au profit du parti de Martine Le Pen est envisageable.

À lire aussi

Oise : forte probabilité d'une perte du département par la gauche. Qui en profitera ? La droite, dont l'Oise est un ancien bastion, ou le FN ? Aux européennes de 2014, celui-ci avait dépassé dans 34 des 41 anciens cantons la barre de 12,5% des inscrits, synonyme de qualification pour le second tour.

Aisne : là aussi, compétition entre la droite et le FN pour ravir le département à la gauche. Sur les 41 anciens cantons, 40 avaient donné au parti frontiste un score supérieur à 12,5% des inscrits aux européennes.

Centre / Limousin

Indre-et-Loire : En dépit d'un avantage de 11 sièges au Conseil général, la majorité sortante PS-PC-EELV-DVG s'attend à une "élection serrée", tandis que la droite se dit "très optimiste". "L'absence d'accord avec EELV et PC-Front de gauche nous met dans une situation compliquée", de l'aveu du président sortant, Frédéric Thomas (PS).

Corrèze : la droite pourrait bien reprendre la Corrèze, qu'elle avait dirigée quasiment sans discontinuer depuis 1970 avec l'arrivée de Jacques Chirac à la tête du département. En 2008, François Hollande n'avait enlevé la Corrèze qu'avec un siège d'avance, et l'avait conservée de justesse en 2011. En mars, la majorité actuelle a perdu la plupart des communes importantes (Brive, Ussel) hormis Tulle, la ville du président.

Aquitaine

Pyrénées-atlantiques : la gauche avait conquis en 2011 le Conseil général que la droite présidait sans discontinuer depuis la Libération. L'actuel président socialiste, le sénateur Georges Labazée, a préféré ne pas se représenter et la droite paraît en mesure de s'imposer, grâce à des accords entre centristes et UMP.

Midi-Pyrénées

Haute-Garonne : le PS est hégémonique dans le conseil sortant avec 39 sièges sur 53, mais les élections européennes avaient été cataclysmiques pour la gauche. Une réplique du phénomène conjuguée à une faible participation conduirait à son élimination dès le premier tour dans 17 cantons sur les 27. La gauche part divisée alors qu'"à droite, nous sommes unis comme jamais", a affirmé Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse, qui juge la victoire "possible".

Tarn : en fonction depuis 1991, le président sortant, Thierry Carcenac (PS), a choisi de se représenter. Le projet de barrage de Sivens, qu'il défendait, et la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse, tué par une grenade de la gendarmerie en octobre, risquent d'entraîner de très mauvais reports de voix entre socialistes et écologistes.

Tarn-et-Garonne : le PRG est traditionnellement dominant et Jean-Michel Baylet a longtemps bénéficié d'un vote légitimiste. Mais PS et radicaux sont très divisés, et les reports de voix s'annoncent des plus délicats.

Languedoc-Roussillon

Pyrénées-Orientales : elles pourraient basculer à droite, après 17 années d'hégémonie socialiste. L'élection du nouveau président de l'assemblée départementale pourrait être compliquée, le vice-président du FN, Louis Aliot, ayant déjà annoncé que son parti ne donnerait ses voix "ni à la droite ni à la gauche".

Gard : unie, la droite ambitionne de ravir le département au PS. Le FN, en très forte progression aux municipales (il a gagné Beaucaire), espère gagner quatre cantons et jouer le trouble-fête.

PACA

Bouches-du-Rhône : la grande inconnue est le score que fera le président sortant, Jean-Noël Gurérini, qui a quitté le PS et présente des candidats dans tous les cantons sous l'étiquette de son nouveau parti, "La force du 13", face à ceux du PS. L'UMP espère profiter de cette division, tandis que le FN, qui a déjà un maire d'arrondissement et sénateur, Stéphane Ravier, compte bien jouer les arbitres. En cas de duel avec un candidat de droite pour la présidence, Guérini sera soutenu par le PS, a annoncé ce dernier.

-Var : Le FN espère capitaliser sur ses gains des municipales (Fréjus Cogolin, le Luc) et des sénatoriales (Fréjus) et mise sur le rejet d'une "majorité nationale et départementale à bout de souffle", pour, peut-être, gagner la présidence du Conseil général. L'UMP juge "probable" de conserver la majorité, mais une "majorité relative".

Vaucluse : le PS, qui dirige le Conseil général, est très menacé. "On espère être en mesure de gérer le département", dit le frontiste Philippe Lottiaux, qui avait devancé l'UMP aux municipales à Avignon. Les ambitions du FN pourraient être contrariées par les rivalités avec l'autre parti d'extrême droite, la Ligue du sud de Jacques Bompard, présente dans la moitié des 17 cantons. Mais la Ligue appellera à l'union des droites entre les deux tours.

Rhône-Alpes / Auvergne

Drôme : devenu chef de file du PS au Sénat, le président sortant, Didier Guillaume (PS), a cette fois passé la main. La droite s'est rassemblée (UMP-UDI-MoDem-DVD) face à une gauche en ordre dispersé et compte amplifier ses résultats aux municipales (conquête de Valence et Romans-sur-Isère notamment).

Isère : dirigé par les socialistes depuis 2001, et par André Vallini jusqu'à son entrée au gouvernement en 2014, le conseil général pourrait basculer à droite. Après avoir conquis Grenoble l'an dernier, les écologistes espèrent prendre quelques cantons aux socialistes dans l'agglomération grenobloise.

Allier : seul département encore dirigé par le PCF avec le Val-de-Marne, l'Allier pourrait revenir à droite. Sur le papier, neuf des anciens cantons sont acquis à la gauche et neuf à la droite. Le PCF s'est opposé à une alliance avec le PS dès le premier tour.

Lorraine / Franche-Comté

Meurthe-et-Moselle : incertitude dans ce département acquis à la gauche depuis 1998, mais dont les observateurs estiment que la future majorité pourrait se jouer à un seul siège. Baptême du feu pour Mathieu Klein (PS), allié à EELV, et successeur à la tête du Conseil général du charismatique et populaire Michel Dinet (PS), brutalement disparu en mars.

Doubs : la droite part unie avec une coalition UMP-UDI-Modem. Emmenée par le président sortant, Claude Jeannerot, la gauche a repris espoir depuis la victoire de Frédéric Barbier à la législative partielle du Doubs, début février.

Île-de-France

Seine-Saint-Denis : bastion de la gauche depuis sa création en 1968, elle pourrait basculer à droite. L'UMP et l'UDI, qui dirigent désormais 21 villes sur 40, présentent des listes d'union, à la différence du PS et du FG, qui n'ont pu s'entendre. Le département avait voté Hollande à 65% en 2012.

Essonne : Président du Conseil général depuis 2011, l'ancien député "frondeur" Jérôme Guedj conduira les socialistes, alliés aux écologistes. Les communistes ont refusé tout accord. A l'UMP sont sur les rangs l'ancien ministre Georges Tron et le maire de Corbeil-Essonnes Jean-Pierre Bechter (suppléant: Serge Dassault), qui ont des démêlés avec la justice pour des motifs très différents.

Val-de-Marne : fief communiste historique, il pourrait basculer à droite, d'autant qu'entre le PCF et le PS, le torchon brûle.

Outre-Mer

La Réunion : la droite pourrait prendre le contrôle de l'assemblée départementale, à la faveur d'un renversement d'alliance de Nassimah Dindar, la présidente actuellement alliée à la gauche et au centre-droit.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/