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Défense : la loi de programmation militaire définitivement adoptée

La loi de programmation militaire, qui prévoit la suppression de 34.000 de postes dans les services de la défense d'ici 2019, a été définitivement adoptée ce mardi.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le Parlement a définitivement adopté la loi de programmation militaire pour 2014-2019, qui fixe le cadre budgétaire de la défense pour les six ans à venir.

31,4 milliards d'euros par an mais des suppressions de postes

Le Sénat a adopté par 164 voix pour contre 146 la LPM, défendue par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ce mardi 9 décembre. L'Assemblée nationale avait préalablement donné son aval au texte. La loi de programmation prévoit 190 milliards d'euros de crédits sur la période 2014-2019, avec un budget annuel maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016, à hauteur de 1,5% du PIB, et en légère progression ensuite.

Pour maintenir un dispositif militaire cohérent en période de crise, le texte prévoit la suppression de 34.000 postes dans les armées en six ans, dont 7.881 en 2014. À l'horizon 2019, la défense devrait compter 242.000 personnes (militaires et civils). Les premières restructurations ont été annoncées cet automne, avec la dissolution de plusieurs régiments et unités dès 2014.

34.000 suppressions de postes

Cette réduction des moyens a été critiquée par Gérard Larcher (UMP) qui a jugé que "cette logique-là ne répondait ni aux attentes ni aux besoins de nos soldats, qui pour assurer leur missions ont besoin de confiance". "Sur l'engagement des forces à l'étranger sûrement, oui, il y a consensus, mais pas sur les moyens que nous devons faut y consacrer", a-t-il poursuivi en expliquant le vote négatif de son groupe.

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À gauche, le texte a été voté par les sénateurs socialistes et RDSE, Rassemblement démocratique et social européen. Les communistes se sont abstenus alors que la grande majorité des écologiste a voté contre.

Données informatiques

Les sénateurs ont notamment rejeté un amendement déposé par le groupe écologiste, visant la suppression de l'article 13 vivement contesté par les acteurs du net. Cet article est destiné à renforcer l'accès des services de renseignements intérieurs, de police et de gendarmerie aux données téléphoniques et informatiques, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée.

Pour les sénateurs écologistes, cet article tend à soulever de graves questions en termes de protection des droits et libertés individuelles. Ils reprochent aussi que la CNIL n'a pas été saisie pour avis de cette disposition.

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