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Déchéance de nationalité : la surprenante sortie d'Emmanuel Macron

REPLAY - Le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a rajouté de la confusion à gauche après le vote de l'Assemblée nationale sur la déchéance de nationalité.

Emmanuel Macron à Bercy lors d'une conférence de presse, le 29 janvier 2015.
Emmanuel Macron à Bercy lors d'une conférence de presse, le 29 janvier 2015.
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Déchéance de nationalité : la surprenante sortie d'Emmanuel Macron
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Dominique Tenza & James Abbott

Le controversé article 2 de la réforme de la Constitution sur la déchéance de nationalité a été validé par l'Assemblée nationale mardi 9 février, mais la confusion reste de mise. Le scrutin était serré : 162 voix pour, 148 contre. 14 voix de différence, c'est presque rien. Et lorsqu'on regarde dans le détail, on est frappés par les divisions.

À gauche d'abord, où 92 députés ont voté contre, mais aussi à droite, où, malgré les consignes de Nicolas Sarkozy, les Républicains apparaissent sur cette question fracturés. 32 votants pour la déchéance, 30 contre. On notera au passage que François Fillon, qui s'était vanté de prendre la tête de la fronde, n'est tout simplement pas venu voter.

On ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale

Emmanuel Macron

Rarement en tout cas un texte aura autant divisé à droite, comme à gauche. L'article 1 sur l'état d'urgence est voté, l'article 2 sur la déchéance aussi, mais il faut, pour réviser la constitution, les 3/5s du Parlement. Et lorsqu'on fait les calculs, on en est très loin. Mais cette soirée de vote à l'Assemblée nationale a aussi été marquée, par la sortie très surprenante d'Emmanuel Macron, comme pour rajouter de la confusion, à la confusion. 

Alors que le Premier ministre est en train de défendre la déchéance à l'Assemblée, au même moment, le très populaire ministre de l'Économie explique qu'on ne "traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale". Les frondeurs à gauche, Christian Paul en tête, n'en demandaient pas tant. "Je dois dire que j'ai rarement été aussi d'accord avec ses propos, explique-t-il. Là, je n'exclus pas qu'il soit sincère." Même si le ministre de l'Économie tentera d'atténuer ses propos quelques minutes plus tard. Le mal est fait, et question timing, c'est quand même pas terrible.

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