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Crise en Grèce : Nicolas Sarkozy appelle François Hollande à se "ressaisir"

"Ce fut une erreur de laisser à penser à M. Tsipras qu'il pouvait avoir un chèque sans conditions" a lancé l'ex-chef de l'État.

Le président de "Les Républicains" Nicolas Sarkozy à Paris le 13 juin 2015.
Le président de "Les Républicains" Nicolas Sarkozy à Paris le 13 juin 2015. Crédit : AFP / ALAIN JOCARD
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et AFP

Nicolas Sarkozy a demandé dimanche à François Hollande qu'il "se ressaisisse" dans le dossier grec, et a jugé "préférable" d'arriver à un compromis, sans toutefois écarter l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro. "Jamais l'Europe n'a eu autant besoin d'unité, jamais elle n'a eu autant besoin d'un leadership, d'un leadership franco-allemand. Et ces divisions n'ont pas de sens, compte tenu de la gravité de la situation. Elles ajoutent, me semble-t-il, à l'incertitude et à l'instabilité. Il faut que M. Hollande se ressaisisse et reconstitue une unité avec la chancelière allemande (Angela) Merkel", a déclaré M. Sarkozy à Bruxelles au sortir d'une réunion du Parti populaire européen, dont sont membres Les Républicains (ex-UMP).

Tsipras n'a pas la "confiance" de Sarkozy

"Ce fut une erreur de laisser à penser, comme l'a fait M. Hollande depuis sept mois, à M. Tsipras qu'il pouvait avoir un chèque sans conditions de la part de ses partenaires de la zone euro sans faire les réformes dont nous avons besoin", a poursuivi M. Sarkozy. L'ancien président de la République a jugé "préférable" un "compromis" visant au maintien de la Grèce dans la zone euro. Mais "s'il ne devait pas y avoir de compromis, d'autres solutions devront être mises sur la table", a-t-il ajouté en réponse à une question sur un "Grexit" temporaire envisagé par l'Allemagne, hypothèse rejetée par François Hollande. "La question n'est pas tant la question des modalités du plan que la question de la confiance", a estimé M. Sarkozy, qui a de nouveau attaqué le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Ce dernier "a menti à son peuple avant les élections et aujourd'hui est en train d'expliquer aux différents gouvernements européens qu'il est prêt à accepter ce qu'il a lui-même demandé aux Grecs de refuser il y a huit jours. Ca doit être un sujet de réflexion pour tous les Européens qui pourraient être tentés par le vote des extrêmes", a dit M. Sarkozy. "La très grande question qui est posée est: peut-on ou non avoir confiance en M. Tsipras, en sa parole, en ses engagements ? D'autant plus qu'il y a quelque chose qui a changé ces derniers jours, c'est qu'alors que le plan qui était proposé à juste titre me semble-t-il par la commission, c'était 7 milliards d'euros, aujourd'hui on parle de 75 milliards d'euros", a-t-il également déclaré.

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