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Corse : "La visite d'Emmanuel Macron peut être historique", espère Gilles Simeoni

INVITÉ RTL - 72 heures après une manifestation réunissant entre 5.600 et 25.000 personnes à Ajaccio, Emmanuel Macron est attendu sur l'île mardi 6 février.

Gilles Simeoni, le président nationaliste du conseil exécutif de Corse.
Gilles Simeoni, le président nationaliste du conseil exécutif de Corse.
Crédit : Eric Feferberg / AFP
Corse : "La visite d'Emmanuel Macron peut être historique", espère Gilles Simeoni
11:19
Ludovic Galtier
Journaliste

À la veille de la visite d'Emmanuel Macron sur l'île de Beauté pour commémorer le 20e anniversaire de l'assassinat du préfet Claude Érignac, le rendez-vous entre le président de la République et Gilles Simeoni "n'est pas encore confirmé". Invité de RTL lundi 5 février, le président de l'exécutif de la collectivité unique de Corse considère pourtant que "cette visite est un moment extrêmement important, qu'il peut même devenir historique."

Pour le leader de Pè a Corsica, liste vainqueur aux élections territoriales de décembre 2017, "la conjoncture n'a jamais été aussi favorable pour tourner définitivement la page d'une logique de conflit qui a été la trame des relations entre la Corse et la République depuis un demi-siècle.

"En ce qui concerne les nationalistes, nous sommes déterminés à engager ce dialogue et à conforter cette logique d'apaisement." En attendant le discours du Président Macron. "Nous ne savons pas ce que sont les intentions du président de la République. Il y a une part d'incertitude, une part d'inquiétude qui grandit."

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Les nationalistes réclament notamment "un statut d'autonomie de plein droit et de plein exercice" quand Christophe Castaner, patron de La République En Marche, parlait dimanche 4 février sur RTL, de "reconnaître la fierté corse" avec des "expérimentations d'actions territorialisées." Des intentions clairement pas à la hauteur pour Gilles Simeoni.

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"La différentiation technique, ce n'est pas ce que nous souhaitons discuter. Nous voulons parler d''un transfert d'un pouvoir législatif de façon encadré par l'article 74 de la Constitution", poursuit-il n'écartant pas la piste d'un référendum national sur "la redéfinition de la forme de l'État."

Co-officialité de la langue corse, statut de résident, sort des prisonniers politiques, réforme de la Constitution... Si jamais ses revendications ne trouvaient pas les faveurs de l'exécutif, le dirigeant corse refuse de se prononcer sur les conséquence d'un blocage. Il ne voudrait pas être à l'origine d'une "déclaration qui pourrait être interprétée (...) comme un chantage à la violence", sur une île marquée par des décennies de violences politiques.

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