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Consultation du Front national : "C'est de la communication bidon", ironise Jean-Marie Le Pen

Après le dépouillement des votes de la consultation du Front national annulée par la justice, Jean-Marie Le Pen estime que le chiffre avancé de 94% des adhérents souhaitant le voir déchu ne signifie rien.

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ARCHIVES RTL - Jean-Marie Le Pen ne prend pas en considération les résultats très majoritairement favorables à son éviction ("RTL Grand Soir", 29/07/2015) Crédit Image : Capture d'écran / FranceTV | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Julien Quelen
Julien Quelen
Journaliste RTL

Après la suspension du congrès du Front national ordonnée par la cour d'appel de Versailles, Marine Le Pen, la présidente du parti, a révélé les chiffres du dépouillement de la consultation des adhérents qui se seraient prononcés à 94,08% favorables aux nouveaux statuts du parti qui prévoyaient l'éviction de Jean-Marie Le Pen de son poste de président d'honneur. 

En réaction à ce résultat sans appel, le vieux chef s'est montré amusé et a répété que cette déclaration n'avait aucune valeur après que la justice en a décidé ainsi. "Ça a été dépouillé entre copains (rires) sans aucun contrôle. C'est du bidon tout ça, c'est de la communication, et de la communication bidon ! 94% de rien du tout, parce que je rappelle quand même que cette consultation a été annulée par les tribunaux, c'est aussi clair que ça" explique-t-il ainsi au micro de RTL

Le Front national peut raconter ce qu'il veut, je me marre

Jean-Marie Le Pen
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Le président d'honneur, maintenu à son poste après sa troisième victoire politico-judiciaire face à sa fille, n'a pas souhaité commenté le résultat de la consultation dans la mesure où le parti qui l'émet n'en avait pas le droit. "On s'en fou de ce que dit le Front national, il a été condamné trois fois en justice. Par conséquent, ce qu'il dit et les faits qu'il avance sont nuls et non avenus. 

Alors qu'il s'était positionné en faveur de nouvelles discussions qui aillent "dans le sens de l'unité" après la décision de justice, "le menhir", comme il est surnommé, n'a pas enterré la hache de guerre avec sa fille qu'il prévient de sa ténacité. "Le Front national peut raconter ce qu'il veut, je me marre. Je suis président d'honneur, très bien, et ma présidence d'honneur n'a pas été distribuée par Marine Le Pen. J'ai eu ma dignité avant qu'elle soit élue. J'étais avant Marine, je serai peut-être encore après elle", a-t-il conclu pour RTL

De son côté, la présidente du Front national pourrait encore avoir un recours face à son père, celui qu'elle a jusque là soigneusement évité, à savoir la réunion d'une commission qui pourrait l'exclure définitivement du parti. 

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