1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Christophe Castaner, photogénique et photosensible
2 min de lecture

Christophe Castaner, photogénique et photosensible

PORTRAIT - Le patron de La République En Marche, désinvolte décontracté, cache un grand sensible, qui assume son amour pour son patron.

Christophe Castaner occupe officiellement le poste de "délégué général" pour un mandat de trois ans
Christophe Castaner occupe officiellement le poste de "délégué général" pour un mandat de trois ans
Crédit : SIPA / Laurent Cipriani
Christophe Castaner, photogénique et photosensible
02:16
Isabelle Choquet & La rédaction numérique de RTL

Il a fini par se réconcilier avec son père. Il l'a même accompagné jusqu'à sa mort annoncée, il y a trois ans. Mais il n'a pas su lui dire adieu. Juste "à demain". Casta le volubile était à court de mots. C'est contre cet homme-là qu'il s'est construit. Un militaire de carrière, dur, violent. De son enfance, Christophe Castaner ne garde que les corvées, les taloches et l'incroyable avarice du paternel. Pas de livres, pas de musique. Une maison plongée dans la pénombre, à cause des ampoules basse tension.

À 17 ans, il claque la porte. Et entame à Manosque une vie de flambeur, boites de nuit et parties de poker jusqu'au bout de la nuit, où il croise quelques figures du milieu marseillais. Il aurait pu mal tourner. Heureusement, il y a Hélène, qui deviendra sa femme et la mère de ses deux filles. Pour elle, il passe son bac en candidat libre, et le décroche à l'oral. Diplômé de droit et de criminologie, il est lancé. Mais il assume toujours son côté "kéké". Frimeur et sans filtre. C'est sa marque de fabrique.

Castaner, c'est le gars simple, simplet disent les méchantes langues. Le méridional de l'étape, bonhomme et exubérant. Un peu Fernandel, un peu Belmondo. Grande carcasse énergique, barbe de trois jours et chaîne en or qui brille. Celle de sa mère, qu'il ne quitte jamais.

Brut de décoffrage et subtil à la fois

Quand il est devenu porte-parole, on lui a demandé de l'enlever et de se raser, il a refusé. Ça fait partie de moi, dit-il. Comme ses lapsus en série au compte rendu du conseil des ministres. Castaneries devenues fameuses. Avant cela, dans les meetings de campagne, il n'hésitait pas à chanter, plus ou moins justes, des chants de stade à la sauce En Marche. Qui ne saute pas n'est pas Macron. Il l'a fait, et il en sourit encore.

À lire aussi

Brut de décoffrage. Mais plus subtil qu'il y parait. C'est tout sauf un bourrin, dit-on à Matignon, il est même très fin. Le désinvolte décontracté cache un grand sensible, qui assume son amour pour son patron. C'est aussi un énorme bosseur, qui se lève à l'aube pour lire la presse. En espérant s'y voir. Car il reconnaît un certain goût pour la lumière. C'est ce qui le fait courir de radio en télé. Mais comme il dit "on ne fait pas Martichoux comme on va aux champignons". Alors il se prépare en pratiquant la méditation. Depuis un voyage à Bali, c'est un adepte du sourire intérieur. Son mot préféré ? Ivresse. Un mot ambigu, dit-il, passionné et excessif. Forcément.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/