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Ce qu'il faut retenir du discours de Manuel Valls à l'Assemblée nationale

Le Premier ministre s'est exprimé dans l’hémicycle ce mardi, expliquant de façon plus approfondie l'intervention de la France en Syrie.

Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 15 septembre 2015.
Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 15 septembre 2015. Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
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Alors que la session extraordinaire de rentrée au Parlement a débuté mardi par un débat sur l'engagement militaire de la France en Syrie, Manuel Valls s'est exprimé sur le sujet devant les députés. Le Premier ministre a aussi évoqué le problème des personnes quittant la France pour aller rejoindre les filières jihadistes.

Manuel Valls a ainsi avancé des chiffres quant à cet enrôlement. "Nous estimons le nombre de Français ou des résidents en France enrôlés dans les filières djihadistes à 1.880, 491 sont sur place et 133 ont à ce jour trouvé la mort, et de plus en plus au travers d'actions meurtrières, sous forme d'attentats suicides", a précisé le Premier ministre. Le chef du gouvernement a évalué également "entre 20.000 et 30.000" le nombre des ressortissants étrangers recensés dans les filières irako-syriennes. Il avait fourni début juin le chiffre de 110 personnes parties de France, tuées en Irak ou en Syrie, précisant que 9 étaient mortes dans des actions suicides en Irak.

La France soutiendrait une coalition au sol

Sur l'investissement français en Syrie contre Daesh, Manuel Valls a rappelé que toute intervention terrestre française était exclu. Il a toutefois indiqué que la France pourrait soutenir une coalition. "Toute intervention terrestre, c'est-à-dire toute intervention au sol de notre part ou occidentale, serait inconséquente et irréaliste", a dit le Premier ministre, répétant les propos du président François Hollande. "Mais si une coalition de pays de la région se formait pour aller libérer la Syrie de la tyrannie de Daesh, alors ces pays auraient le soutien de la France", a-t-il poursuivi. 

Manuel Valls a justifié mardi devant les députés le refus de la France d'intervenir au sol en Syrie, une opération qui nécessiterait "des dizaines de milliers d'hommes", sans le soutien des alliés habituels de la France, et exposerait les troupes impliquées "à un très grand danger". Le Premier ministre estime que sans l'aide des pays européens, cette option s'avère périlleuse. "Intervenir avec les Européens ? Mais qui parmi eux seraient prêts à une telle aventure ? Avec les Américains ? Le veulent-ils ? Non", a souligné Manuel Valls, rappelant également les enseignements du passé "douloureux" de la guerre américaine en Irak.

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Lundi, le Président avait affirmé qu'après les missions de reconnaissance effectuées par l'armée française, des frappes seraient "nécessaires" pour combattre Daesh en Syrie. Manuel Valls a précisé dans son discours que la France choisirait seule les cibles qu'elle frappera. Il a également affirmé qu'il était "hors de question" que ces frappes contribuent à renforcer le régime du président syrien Bachar al-Assad. Quant à la durée de cet engagement aérien, le Premier ministre n'a pas avancé de date de retrait, précisant seulement que "cette campagne durera le temps qu'il faudra, plusieurs semaines certainement".

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