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Cambadélis : le vote obligatoire, "une piste" contre le FN

Jean-Christophe Cambadélis a déclaré que le vote obligatoire pouvait être une piste contre le FN, et a tenu a relativiser les futurs résultats du parti aux départementales.

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, à Montpellier le 6 mars 2015 (archive).
Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, à Montpellier le 6 mars 2015 (archive).
Crédit : AFP / PASCAL GUYOT
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a estimé dimanche sur France 5 que rendre le vote obligatoire pouvait être "une piste" contre le FN car il permettrait d'éviter l'abstention. "Le problème posé aux partis républicains, ce n'est pas les voix du FN, c'est l'abstention", a-t-il affirmé.

"Si nous passons de 56, 55, 60% d'abstention, à 40% ou même en-dessous, vous verrez que le problème du FN sera certes important - il est enkysté, j'ai théorisé le tripartisme, il est là et présent dans notre société, il y a des effets dès maintenant -, mais vous verrez qu'il sera moins fort qu'aujourd'hui", a poursuivi le député de Paris. Il faut rendre le vote obligatoire du coup ? "C'est une question, je m'interroge, ça peut être une piste", a-t-il répondu. Le co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale François de Rugy avait annoncé mercredi le dépôt dans la semaine d'une proposition de loi pour rendre le vote obligatoire.

Jean-Christophe Cambadélis s'en est prix aux candidats frontistes "qui prononcent ou qui professent des formules xénophobes, homophobes, racistes, islamophobes, antisémites". Plusieurs dizaines de candidats du parti d'extrême droite ont vu des propos de ce type étalés dans la presse ces dernières semaines.

Le FN, une "nuisance pour la République"

Interrogé sur l'efficacité des discours de stigmatisation du FN comme ceux du Premier ministre Manuel Valls, le Premier secrétaire socialiste a répondu : "Vous vous dites bien que les gens ont été dans ce parti (ndlr: le FN) pour quelque chose, parce que c'est en résonance avec leur être profond, donc c'est une nuisance pour la République, donc ce n'est pas parce que la banalisation et l'abaissement des murailles de l'UMP ont permis à ces derniers de prospérer qu'il faut baisser les bras. Il faut se battre, il faut se mobiliser." Et d'ajouter: "A partir du moment où on a des frontières, où on dit que le FN est incompatible avec la République, on peut le faire reculer."

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D'après lui, le FN "veut exercer une césure entre les Français dits de papier, qui viennent de l'immigration, et les Français dits de souche. Le parti a un projet derrière lui, de société. Cette séparation, ça s'appelle l'apartheid", a-t-il accusé. Il a tenu aussi à relativiser d'avance les futurs résultats frontistes aux départementales, les 22 et 29 mars: "Je ne vois pas le FN au-delà de 80 conseillers départementaux, nous en aurons plus de 800. C'est ça le rapport de force".

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