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Cambadélis : Aubry n'a pas "d'arrière-pensées", elle veut être "utile" au PS

Pour le Premier secrétaire du PS, Martine Aubry a une "volonté positive d'être utile" au parti.

Jean-Christophe Cambadélis dans son bureau à Paris le 5 septembre 2014. (archives)
Jean-Christophe Cambadélis dans son bureau à Paris le 5 septembre 2014. (archives) Crédit : AFP / PATRICK KOVARIK
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Jean-Christophe Cambadélis se dit convaincu que Martine Aubry n'a pas d'"arrière-pensées", après sa critique de la politique économique de l'exécutif, la créditant d'une "volonté positive d'être utile" au parti et partageant son idée de "redonner du sens".

Cherchant à écarter l'idée d'un coup de poignard dans le dos de Manuel Valls et de François Hollande, M. Cambadélis a jugé sur BFMTV "normal qu'un grand parti comme le nôtre s'interroge sur notre action au moment que nous traversons" et a déclaré ne pas prendre les interventions que Mme Aubry comme "une foire d'empoigne, mais un débat nécessaire sur l'orientation des socialistes".

Comme on lui demandait ce que cherchait le maire de Lille, le numéro un du PS a répondu: "Je ne crois pas qu'elle ait d'arrière-pensées". "Je la crédite d'une volonté positive d'être utile à sa formation, de mesurer les difficultés dans lesquelles est Manuel Valls - parce qu'elle n'a pas remis en cause le pacte de responsabilité par exemple -, mais elle est dans sa tradition, quelqu'un qui est plutôt rétif à un certain nombre de mesures et qui veut des marqueurs de gauche", a-t-il ajouté.

"Nous sommes condamnés à travailler ensemble"

Quant à savoir si Mme Aubry ne renforçait pas l'opposition interne au sein du groupe socialiste de l'Assemblée et ne risquait pas de compliquer l'adoption des budgets, Jean-Christophe Cambadélis a fait observer qu'elle ne donnait pas de "consigne de vote".

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Disant partager "l'idée, commune à Manuel Valls et à Martine Aubry, de la réussite de la fin de ce quinquennat", le député de Paris a voulu voir, dans la contribution de Mme Aubry aux états généraux du PS, "moins de tentations d'interpeller que de demandes de réfléchir à la situation telle qu'elle est".

Dans son texte, "je suis d'accord sur la nécessité de redonner du sens à notre action, de retrouver la voie du progressisme, reformuler notre socialisme", a-t-il affirmé.

Le débat sur la question fiscale relève, selon M. Cambadélis, d'un congrès du parti -"même si nos précédents congrès ont toujours décidé qu'il fallait aller dans le sens d'une réforme fiscale"-, et le travail du dimanche ou la part allouée aux entreprises dans les aides de l'Etat ressort du travail parlementaire.

Pour sa part, il a déclaré essayer "d'éviter le schisme au PS, parce que si nous étions amenés à éclater, il n'y aurait plus de gauche, donc nous sommes condamnés à travailler ensemble".

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