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Burn-out : "Il faut aller plus loin", estime Benoît Hamon

REPLAY / INVITÉ RTL - Les maladies psychiques peuvent désormais être reconnues comme maladies professionnelles, via des amendements des députés PS et du gouvernement, dans le cadre du débat sur le burn-out.

Benoît Hamon, invité de RTL, le 29 mai 2015
Benoît Hamon, invité de RTL, le 29 mai 2015
Crédit : Alice Beckel / RTL.fr
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07:08
Marie-Pierre Haddad

L'Assemblée nationale a inscrit dans le projet de loi sur le dialogue social que les maladies psychiques peuvent être reconnues comme maladies professionnelles, dans le cadre du débat sur le burn-out. Ce projet est porté par Benoît Hamon et cosigné par le groupe socialiste. Cet amendement comprend le fait que "les pathologies psychiques peuvent être reconnues comme maladies d'origine professionnelle" aux mêmes conditions que les autres affections.

La prise en compte de ces pathologies se fera via le système complémentaire de reconnaissance des maladies professionnelles. L'inscription dans le tableau des maladies professionnelles n'est pas adaptée à la spécificité et à la complexité de ces pathologies, selon l'exposé des motifs de l'amendement gouvernemental.

3,2 millions de Français touchés

"C'est un premier pas mais il faut aller plus loin. On estime que 3,2 millions de Français sont exposés au burn-out. C'est un trop plein de travail, de stress et de pression qui amène à craquer. Aujourd'hui, il n'est pas inscrit au tableau des maladies professionnelles et c'est ce qu'il faut obtenir à moyen terme. Mais vous pouvez cependant, pour une maladie qui n'y apparaît pas, faire une démarche et à aller voir un médecin et demander que ce mal qui vous ronge soit reconnu comme la conséquence du travail", explique Benoît Hamon.

Notre objectif n'est pas que les entreprises payent mais qu'elles préviennent et modifient leur organisation du travail

Benoît Hamon

L'ancien ministre de l'Éducation ajoute qu'"un rapport sera fait pour que l'on puisse l'inscrire comme maladie professionnelle. Dans ce cas, le burn-out sera pris en charge par la branche accident du travail et maladie professionnelle. Notre objectif n'est pas que les entreprises payent mais qu'elles préviennent et modifient leur organisation du travail. C'est le mal moderne du travail et c'est normal que le gouvernement s'en préoccupe".

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