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Budget 2018 : Hidalgo se "retrouve vraiment dans les propos de Baroin"

REPLAY - LE GRAND JURY - La maire de Paris fait part de ses inquiétudes sur le manque de consultation des élus locaux pour établir le budget 2018, comme le déplore ce même dimanche 8 octobre François Baroin dans le "JDD".

Anne Hidalgo sur le plateau du "Grand Jury" dimanche 8 octobre 2017
Anne Hidalgo sur le plateau du "Grand Jury" dimanche 8 octobre 2017
Crédit : RTL / Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS
Anne Hidalgo, invitée du "Grand Jury" dimanche 8 octobre
52:27
Le Grand Jury du 08 octobre 2017
52:24
micros
La rédaction numérique de RTL

Elle députée, Anne Hidalgo n'aurait pas voté le budget 2018 de l'État. "Non je ne pense pas que je l'aurais voté. Sur les collectivités locales, il y a encore beaucoup d'incertitudes, d'inquiétudes, de questionnements", amorce la maire de Paris, invitée de RTL ce dimanche 8 octobre. Les mesures d'économie annoncées concernent à plusieurs titres les collectivités, et l'édile déplore que le gouvernement n'ait pas davantage tenu compte des inquiétudes des maires. À ce titre, elle prend la défense de François Baroin, qui s'indigne pour les mêmes raisons dans Le Journal Du Dimanche ce dimanche 8 octobre.

"J'ai trouvé que ce que dit François Baroin représente très très bien l'état d'esprit de tous les maires qui aujourd'hui sont inquiets. Parce qu'on nous annonce des mesures - certaines un peu différées - sur la taxe d'habitation, qui rapporte à la ville 800 millions d'euros par an qui nous permettent de financer les crèches, les infrastructures, de restaurer les routes. Si cette mesure était mise en place l'année prochaine nous aurons 400 millions d'euros de moins", déplore Anne Hidalgo. 

Une élue perplexe quant aux promesses de l'État

"Les maires sont vraiment les garants d'un pacte républicain au plus près des habitants et ils sont les garants d'une cohésion - qu'ils soient d'ailleurs de droite et de gauche. C'est pour ça que je me retrouve vraiment dans les propos de François Baroin dans le JDD ce matin. Ce qu'il faut, c'est que l'histoire, les lois, soient écrites avec les principaux acteurs. On ne peut pas écrire un budget qui va bouleverser à ce point la vie des municipalités sans que les maires soient eux-mêmes impliqués dans l'écriture de cette loi ou de ces mesures."

L'État assure qu'il compensera les 400 millions d'euros de moins, mais Anne Hidalgo est perplexe. "L'État, dans sa grande continuité, doit à la Ville de Paris - donc à chaque Parisien - 1,1 milliard d'euros car nous n'avons pas arrêté les dépenses" sur lesquelles l'État a rogné au cours de certains mandats.

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Anne Hidalgo déplore que le gouvernement "laisse Paris faire les dépenses toute seul, (...) idem sur le handicap, sur l'accompagnement des chômeurs de longue durée... (...) Ce n'est pas que je n'ai pas confiance dans le gouvernement, mais cette promesse qui est une promesse qui n'a jamais été tenue par les représentants de l'État au plus haut niveau, je ne vois pas comment elle pourrait être tenue", poursuit l'édile. 

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