2 min de lecture Bruno Le Maire

Bruno Le Maire souhaite supprimer l'ENA, dont il est lui-même issu

Le candidat de la primaire à droite promet de supprimer la grande école de l'administration, s'il est élu lors de l'élection présidentielle de 2017, dans un entretien au "Parisien", ce jeudi 1er septembre.

Bruno Le Maire le 11 juillet 2016 à Paris.
Bruno Le Maire le 11 juillet 2016 à Paris.
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
et AFP

Un "monde nouveau" où le temps des énarques est révolu. Pour Bruno Le Maire, les codes de l'École nationale de l'administration (ENA), institution créée en 1945, ne correspondent plus à notre époque. "Il est temps de supprimer l'ENA. "Elle a rempli son office pendant des années, formé des fonctionnaires de grande qualité. Mais nous entrons dans un monde nouveau : celui des entrepreneurs, de la créativité, de l'innovation. Où la haute administration doit reprendre sa juste place", affirme le député Les Républicains de l'Eure dans un entretien au Parisien, ce jeudi 1er septembre.
 
Lui-même passé par l'ENA, le candidat à la primaire de la droite propose "une école d'application sur le modèle de l'École de guerre, à laquelle les hauts fonctionnaires les plus méritants pourront avoir accès au bout de dix ans, pour leur permettre de franchir une nouvelle étape dans leur parcours professionnel".

Revaloriser le salaire des enseignants du primaire

En ce jour de rentrée scolaire, le député indique qu'il fait de l'éducation sa "priorité" et déplore qu'"à la fin du primaire, beaucoup d'enfants ne savent pas bien lire et écrire et vont après dans des voies de garage". "La priorité absolue, c'est le primaire et la langue française", insiste-t-il. C'est pourquoi celui-ci veut "remettre quinze heures d'enseignement pour le français au primaire au lieu des dix, actuellement".

Bruno Le Maire confirme dans cet entretien au Parisien qu'il est toujours pour la fin du collège unique et favorable "à un collège diversifié qui valorise le talent des enfants." Il souhaite aussi que "les lycées professionnels, les CFA (centres de formation en alternance) et les Greta (formations pour adultes) fusionnent pour devenir des écoles des métiers qui ne seront plus placées sous la direction de l'Éducation nationale, mais sous la direction des régions avec la participation des entreprises".

Le candidat veut également donner "plus de pouvoir et d'autonomie" aux chefs d'établissements du collège et du lycée. "Cela doit passer par la liberté de recruter les professeurs et aussi de les évaluer". Il propose de les "rémunérer en conséquence". Enfin, Bruno Le Maire annonce vouloir revaloriser le salaire "des enseignants du primaire à hauteur de 10%."

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