4 min de lecture Politique

Brétigny : la droite accuse le gouvernement de minimiser les violences

EN IMAGES - Une semaine après le drame de Brétigny-sur-Orge, plusieurs membres de l'opposition accusent le gouvernement d'avoir dissimulé des actes de vandalisme. Quatre personnes ont pour l'instant porté plainte pour des faits de vols.

La gare de Bretigny-sur-Orge après l'accident ferroviaire
La gare de Bretigny-sur-Orge après l'accident ferroviaire Crédit : Sina Mir
Julie Reynié et AFP

Vendredi 12 juillet, la France connaissait l'un de ses plus graves accidents ferroviaires depuis 25 ans, à Brétigny-sur-Orge. 6 personne ont perdu la vie. Si les causes de l'accident font encore débat, un autre point enflamme la classe politique :  le caillassage des forces de secours et le vol d'objets personnels sur les victimes.

Depuis samedi 13 juillet, les autorités parlent d'"actes isolés", selon les mots du ministre des Transports Frédéric Cuvillier. Les jets de projectiles ont rapidement cessé après l'intervention des forces de l'ordre, avait également affirmé de son côté le ministère de l'Intérieur. 

Mais un rapport policier, révélé jeudi par Le Point, fait bien état "d'individus venus des quartiers voisins, qui gênaient la protection des véhicules de secours en leur jetant des projectiles". "Certains avaient réussi à s'emparer d'effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes", est-il écrit. 


NKM soupçonne le gouvernement de "camoufler" les faits

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Nathalie Kosciusko-Morizet
Nathalie Kosciusko-Morizet est montée au créneau ce vendredi. "Le gouvernement devait s'expliquer", a-t-elle déclaré.

Si le gouvernement a essayé de camoufler ça, c'est un problème

Nathalie Kosciusko-Morizet
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Sur i>Télé, la candidate à la mairie de Paris a expliqué avoir "un sentiment de dégoût et d'une forme d'horreur" à la lecture d'un rapport où il est fait mention de vols sur les victimes et de jets de projectiles sur les forces de l'ordre. "Il y a un côté vautours (...) dans cette image, cette pensée de personnes cherchant à tirer parti d'une situation aussi dramatique", a-t-elle commenté. 

Pour la députée UMP de l'Essonne, "c'est quelque chose sur lequel le gouvernement doit s'expliquer". Or, dit-elle, "manifestement, il y a une hésitation sur le sujet. On nous a dit que c'était un 'acte isolé' et, aujourd'hui, ce qui apparaît, c'est que c'était plus sérieux que cela". "Si le gouvernement a essayé de camoufler ça, c'est un problème", a-t-elle conclu. 

Éric Ciotti évoque une "faute politique et morale"

Éric Ciotti
Même constat du côté du député UMP Éric Ciotti : "Le gouvernement a, dès samedi matin, cherché à minimiser, voire même à dissimuler l'existence de ces faits odieux", a-t-il écrit sur son blog

Il s'agirait-là d'une faute politique et morale que les Français ne pourraient comprendre

Éric Ciotti
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"Si le contenu de ce rapport est avéré, il reviendra au Premier ministre d'expliquer pourquoi son gouvernement a sciemment minimisé les scènes de vols et de caillassages qui ont suivi l'accident", assure-t-il.

Pour lui, "il s'agirait-là d'une faute politique et morale que les Français ne pourraient comprendre". Il demande à Manuel Valls "de faire toute la transparence". 

Bernard Debré accuse Manuel Valls de ne pas vouloir affronté la vérité

"Pourquoi cacher la vérité ?" demande le député UMP de Paris sur son blog. "Même si quelques membres des forces de l’ordre ont évoqué ces caillassages dans la soirée, très rapidement, l’omerta s’est substituée à la vérité. Il ne s’était rien passé hormis une ambiance lourde et un vol de téléphone portable. Bref, il fallait trouver des excuses, ne pas dire la vérité", écrit-il.

"Dans quel monde vit-on ? Un monde où des jeunes n’ont plus aucun respect vis-à-vis de celles et ceux qui viennent sauver des vies, aucun respect pour les forces de l’ordre", se questionne-t-il, attaquant ensuite le gouvernement : "De l’autre côté, pourquoi n'a-t-il pas annoncé la vérité ? Est-ce pour ne pas l’affronter ?"

Car pour lui, "Manuel Valls aurait dû, si cette vérité avait été connue immédiatement, venir s’expliquer devant les médias et la Représentation nationale". 

Avec les socialistes, le pire est toujours là

Bernard Debré
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S'il n'a pas parlé, c'est parce qu'il "pense (et beaucoup avec lui au gouvernement) qu’en cachant la vérité, elle n’existera plus. C’est la pire des attitudes que l’on puisse envisager. Mais avec les socialistes, le pire est toujours là", estime-t-il.

Marine Le Pen s'en prend aux "médias serviles"

Marine Le Pen
Marine Le Pen va encore plus loin. Pour la présidente du Front national, cela ne fait aucun doute : il y a eu une "véritable opération de dissimulation" de la part des principaux représentants de l'Etat, "avec la complicité évidente de certains relais médiatiques serviles", assure-t-elle. 

"Cette barbarie, niée et cachée par le gouvernement, ne risque donc pas d’être combattue. Nous exigeons des explications immédiates des ministres concernés, et du Premier ministre lui-même, sur les raisons de cette dissimulation", dit-elle par voie de communiqué, jeudi. "Sans aucune illusion", elle demande ainsi "la mise en place sans délai d’une véritable politique de répression face à la barbarie quotidienne qui frappe notre pays. Une politique de tolérance zéro et de répression sévère".

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