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À Bobigny, le maire UDI a renoncé à 1.581 euros d'allocations chômage

Accusé par "Marianne" de cumuler ses indemnités d'élu et des allocations chômage depuis les municipales, le maire de Bobigny a annoncé samedi qu'il avait renoncé à toucher son chômage.

Le maire UDI de Bobigny, Stephane de Paoli, le 31 mars 2014 (Archives).
Le maire UDI de Bobigny, Stephane de Paoli, le 31 mars 2014 (Archives). Crédit : AFP / ERIC FEFERBERG
Raphaël Bosse-Platière
Raphaël Bosse-Platière
et Benjamin Hue

Il a renoncé à 1.581 euros d'allocations chômage depuis le mois de septembre. Stéphane de Paoli, l'homme qui a sonné le glas d'un siècle de communisme à Bobigny au mois de mars dernier, a indiqué dans un communiqué qu'il avait arrêté de percevoir son chômage depuis le début de l'automne

Épinglé par l'hebdomadaire Marianne pour avoir cumulé ces allocations avec ses indemnités d'élu, l'édile  a décidé "dès le mois de septembre (...) de ne pas renouveler son inscription à Pôle Emploi", affirme-t-il dans un communiqué. Le maire du chef-lieu de Seine-Saint-Denis, qui touche 4.500 euros par mois d'indemnités d'élu, "ne figure donc plus sur les listes des demandeurs d'emploi sollicitant une indemnisation", ajoute-t-il. 

L'élu, un ancien conducteur de travaux dans le BTP, affirme avoir été "licencié" de son emploi précédent au début de la campagne électorale. Ce licenciement était "sans lien avec la politique", selon son cabinet, qui n'était toutefois pas en mesure d'en préciser le motif exact. Il lui a ouvert des droits aux allocations chômage

Près de 6.000 euros de revenus cumulés selon "Marianne"

Sur son site internetMarianne affirmait détenir des preuves selon lesquelles l'édile centriste toucherait une allocation chômage de 1.851 euros, en plus de son indemnité de maire. "Rien d'illégal à cela", rappellaient cependant nos confrères. En effet, être maire d'une ville n'est pas considéré au yeux de la loi comme étant une activité professionnelle.

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Mais ce qui ne passait pas, c'est que depuis qu'il a remporté les municipales, Stéphane De Paoli a déjà poussé sa rémunération jusqu'au maximum légal de 4.500 euros par mois, comme peuvent le faire les édiles de communes de plus de 50.000 habitants. Une initiative contestable à la lumière de la période d'austérité à laquelle fait face la commune en proie à un taux de chômage de près de 20%.

Autres pratiques litigieuses signalées par Marianne : la municipalité "optimise les rémunérations" de son équipe, procède à des "nominations discutables" et pratique les "renvois d'ascenseur éhontés".

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