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Blocage des universités : "Le danger, c'est le risque de radicalisation", selon Alba Ventura

ÉDITO - Les blocages se poursuivent dans les universités, avec des mobilisations violentes dans certains établissements. Mercredi 11 avril en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a fustigé des "manipulations politiques".

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Blocage des universités : "Le danger, c'est le risque de radicalisation", selon Alba Ventura Crédit Image : AFP / ALAIN JOCARD | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Alba Ventura
Alba Ventura et Loïc Farge

Vous avez 3% des universités qui sont bloquées sur, je le rappelle, 1,5 million d'étudiants (un exemple à Strasbourg, c'est une centaine de bloqueurs sur 52.000 étudiants). Qui organise les blocages ? Une minorité très politisée (ce n'est pas un hasard d'avoir aperçu le député de la France insoumise Éric Coquerel à une AG de Tolbiac), à laquelle se mêlent des gens d'extrême-droite et d'extrême-gauche.

Et il faut voir les revendications !
Cela va du soutien aux Kurdes en passant par l'appel à bloquer le développement de la ville (comme c'est le cas à Montpellier), jusqu'à la libération des inculpés de l'affaire du Quai de Valmy (c'était l’affaire de la voiture de police incendiée à Paris pendant les manifs sur la loi El-Khomri) ou encore l'appel à la convergences des luttes (avec la SNCF et la Fonction publique).

C'est là que l'on mesure qu'ils ne sont pas si nombreux ceux qui manifestent contre l'idée d'une "sélection" qui serait instaurée avec le nouveau système Parcoursup qui a remplacé APB. Ceux-là n'ont rien trouvé de mieux que de réclamer 10/20 (ou allez 12/20 !) pour tout le monde aux partiels en raison des bocages. On marche sur la tête !

Des blocages peu nombreux, mais spectaculaires

Comment sortir de ces blocages, d'autant que s'ils ne sont pas nombreux ils sont spectaculaires. C'est vrai que les dégâts et les saccages sont considérables dans les endroits touchés.

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Regardez, par exemple, les images de la fac Jean-Jaurès au Mirail, à Toulouse : ce sont des scènes de chaos. Les bâtiments ont été rénovés il y a seulement quelques mois pour 350 millions d'euros. À Paul-Valéry, à Montpellier, c'est la salle des serveurs informatiques qui a été vandalisée.

Le danger, c'est le risque de radicalisation plus que de généralisation. On voit bien que la décision de ne pas évacuer Tolbiac par les forces de l'ordre a été prise pour ne pas en rajouter. Contrairement à Nanterre, où la police est intervenue. Il faut dire qu'il est plus facile de déloger les grévistes à Nanterre qu'à Tolbiac.

Urgence à faire respecter l'ordre

Alors certes, c'est aux présidents d'université de décider ou pas d'employer la force. Mais on ne peut pas tolérer que dans une fac, on trouve des cocktails Molotov.

On ne peut pas continuer à empêcher des étudiants d'étudier et passer leurs examens. Et puis on ne peut pas non plus supporter cette image déplorable renvoyée par nos universités, otages de groupuscules ou d'activistes.

Les bonnes consciences de gauche expliquent que c'est scandaleux d'employer la force. Ce qui est scandaleux c'est de casser, de dégrader les lieux du savoir et de la transmission. Alors, comme pour la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, il y a urgence à faire respecter l'ordre.

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Blocage des universités : "Le danger, c'est le risque de radicalisation", selon Alba Ventura
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ÉDITO - Les blocages se poursuivent dans les universités, avec des mobilisations violentes dans certains établissements. Mercredi 11 avril en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a fustigé des "manipulations politiques".
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2018-04-12 07:51:00
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