2 min de lecture Éducation nationale

Bac Pro : Blanquer n'a pas consulté l'enseignement professionnel

INVITÉE RTL - Sigrid Gérardin, du syndicat SNUEP-FSU, regrette la méthode du ministre de l'Éducation nationale sur le dossier de la réforme du baccalauréat professionnel.

L'invité de RTL Midi
Bac Pro : Blanquer n'a pas consulté l'enseignement professionnel
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : FREDERICK FLORIN / AFP
Voir la suite

Un rapport remis jeudi au muinistre de l'éducation naitonale stipule que le bac professionnel n'est en aucun cas une voie de garage. Quelque 700 000 élèves suivent actuellement un parcours scolaire menant à un CAP ou un Bac Pro. Il faut donc une meilleure valorisation et une meilleure orientation. Le rapport préconise ainsi de laisser davantage le temps à l'élève de choisir une filière. Actuellement, dès la seconde professionnelle, le lycéen est engagé dans une filière spécifique, ce qui signifie qu'il doit effectuer son choix à la fin de la troisième.

Le rapport remis à Jean-Michel Blanquer, qui veut créer un "Harvard du pro", recommande également de mieux accompagner les lycéens en terminale afin de les aider au mieux à s'insérer dans la vie professionnelle, ou bien à poursuivre leurs études en BTS. Sigrid Gérardin, du SNUEP-FSU, premier syndicat de l'enseignement professionnel, tient à rappeler que la réussite des étudiants est la priorité, avec de nombreux jeunes en formation professionnelle publique qui ont "un taux d'accès au diplômes de plus de 80 %" et sont souvent très aptes à soit s'insérer dans le monde du travail ou bien à poursuivre leurs études. 

Un problème d'orientation

 Toutefois, elle regrette la méthode employée par le ministre de l'Éducation nationale. "Il veut faire de la voie professionnelle une voie d'excellence. Nous on lui rappelle que la voie professionnelle est une voie de réussite", explique-t-elle. "Pour mettre en place ses mesures, il a décidé de s'adresser principalement aux entreprises et de voir quels sont les besoins en termes d'employabilité des entreprises", déplore-t-elle. "A aucun moment, il a décidé de regarder ce qui pourrait être amélioré pour les parcours d'études, aussi bien dans les contenus que dans le temps de parcours scolaire".

Réduction du nombre de spécialités, familles de métiers, etc... ces mesures, Sigrid Gérardin estime qu'elles "vont fragiliser la voie scolaire". D'autant que 28 % des jeunes s'orientent en classe de seconde le font sur des filières qui ne sont pas leur choix, par manque de places, rappelle-t-elle. "Il manque des places dans le choix des filières des jeunes post-3ème".

La rédaction vous recommande
Contenus sponsorisés