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Avec le même objectif de 500.000 militants d'ici 2017, comment l'UMP et le PS vont séduire

DÉCRYPTAGE - Le Parti socialiste et l'UMP se lancent dans une opération séduction pour attirer de nouveaux militants. Même s'ils ont le même objectif à atteindre, les moyens mis en place ne se ressemblent pas.

Nicolas Sarkozy et Jean-Christophe Cambadélis
Nicolas Sarkozy et Jean-Christophe Cambadélis
Marie-Pierre Haddad

Trois ans avant l'élection présidentielle de 2017, les partis se mettent en ordre de bataille. Différents sur la ligne politique, l'UMP et le Parti socialiste semblent avoir un objectif commun concernant la stratégie employée pour accéder au deuxième tour du scrutin. 

500.000 militants d'ici 2017

Fraîchement élu à la tête de l'UMP, Nicolas Sarkozy entame sa politique de changements au sein du parti et le mot d'ordre est clair : "une armée de militants" doit composer les rangs du parti afin d'en faire "le plus moderne de France". L'objectif à atteindre est de 500.000 adhérents UMP d'ici à 2017 (contre plus de 200.000 à jour de cotisation aujourd'hui).

Le seuil du nombre d'adhérents est le même de l'autre côté de l'échiquier politique puisque Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste, souhaite aussi obtenir 500.000 adhérents d'ici 2017. Actuellement, le parti compte 150.000 militants dont 60.000 à 70.000 à jour de cotisation contre 170.000, fin 2013.

Ratisser large ou prendre le tournant du numérique

Même si l'objectif est le même, les moyens pour y parvenir diffèrent. L'UMP souhaite "fixer des contrats d'objectifs à chaque fédération" et "ceux qui les rempliront auront une part plus grande des cotisations", explique le secrétaire général du parti. 

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"Plus nous serons nombreux, plus nos adhérents seront représentatifs de la France dans son ensemble", ajoute-t-il. Et pour cause, l'UMP doit être "le métro à 18 heures", avec "des ouvriers, des professeurs, des ingénieurs, des agriculteurs...", souhaite Nicolas Sarkozy. À noter que la formule avait déjà été utilisée par André Malraux : "Le RPF, c'est le métro à 6 heures du soir".

Du côté du Parti socialiste, les efforts de la "rénovation organisationnelle" porteront entre autres sur la formation politique des militants, leur fidélisation, le renforcement des liens avec les sympathisants socialistes et ouvrir aussi le parti à la société par le biais de "forums thématiques continus, pour redevenir audible et pertinent".

Une application et un rendez-vous en vidéo pour le PS

Le Parti socialiste va d'abord simplifier les règles pour devenir militant. Actuellement, devenir militant relève du parcours du combattant. Pour avoir la carte, adhérer ne suffit pas. Il faut montrer patte blanche devant une section qui vous convoque. L'époque du "PS à papa" est donc finie. Désormais, le simple parrainage par un militant suffira.

Mais le Parti socialiste veut également chambouler sa communication, en particulier sur internet, et entend par exemple, dès le mois prochain, diffuser chaque soir depuis un studio TV la position du parti sur un sujet d'actualité. Jean-Christophe Cambadélis souhaite entamer une transition vers un parti "plus connecté, plus transparent et plus efficace". Le parti dirigé par François Hollande de 1997 à 2008 va mettre en service une application pour que le militant sache à tout moment quelle est la ligne du parti sur n'importe quel sujet.

Autre technique socialiste : "la minute PS" en vidéo. Dès janvier, un rendez-vous quotidien sur le site internet s'appellera "la minute du PS". Une vidéo sera postée tous les jours par les porte-paroles depuis Solférino, puisque le parti aura bientôt son propre studio de télévision.

Changer de nom et revoir la ligne politique pour l'UMP

Selon Nicolas Sarkozy, l'augmentation du nombre de militant ne pourra passer que par une refonte du parti. En effet, l'UMP est toujours en convalescence après la guerre entre Jean-François Copé et François Fillon qui avait failli la faire imploser fin 2012. "La première chose la plus urgente est d'apaiser notre famille politique", a affirmé Nicolas Sarkozy, assurant vouloir "en finir avec les querelles d'ego".

Un Conseil national de l'UMP se tiendra  sur deux jours fin janvier, portant sur "la nature du projet que l'UMP doit proposer" aux Français. Afin d'attirer de nouveaux adhérents, le parti veut aussi changer de nom. 

"L'idéal serait un nom qui signifierait quelque chose, un nom fédérateur qui serait un symbole politique. J'en ai assez des sigles qui ne veulent rien dire et permettent d'être caricaturés", notamment "par le FN qui parle d'UMPS", estime le président de l'UMP. Selon certains cadres, le nom qui circule le plus est celui de "Rassemblement"

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