5 min de lecture Primaire PS

Avant la primaire de la gauche, les sondages ont disparu

REPLAY - Les instituts de sondages ont reçu très peu de commandes, conséquence peut-être des erreurs récentes.

Micro générique Switch 245x300 La Revue de Presse Amandine Bégot iTunes RSS
>
Avant la primaire de la gauche, les sondages ont disparu Crédit Image : THOMAS SAMSON JOEL SAGET / AFP | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Vous avez remarqué ? Ils ont disparu ! On n'en voit plus, on n'en entend plus parler. C'est 20 Minutes qui pose la question ce matin : mais où sont passés les sondages à trois semaines de la primaire de la gauche, alors qu'ils étaient publiés en rafale en amont de la primaire de la droite ? Cette fois, aucun sondage testant les sept candidats en lice n'a encore été diffusé. Il y en a eu début décembre, mais c'était avant le dépôt officiel des candidatures, et ces enquêtes prenaient par exemple en compte la candidature de Gérard Filoche, mais pas celle de Vincent Peillon. Depuis, c’est silence radio chez les sondeurs, et la trêve des confiseurs n’explique pas tout.

"S’il n’y a pas eu de sondage, explique-t-on chez Harris Interactive et Opinion Way, ce n’est pas parce qu’on n’a pas voulu, c'est simplement qu’il n’y a pas eu de commande." Pas de commande des médias, pas de commande non plus des équipes des candidats... "On n’en a absolument rien à faire des sondages, ça ne nous intéresse pas !", dit l'entourage de Vincent Peillon. "Y a aucune chance qu'on en demande, on a tous vu les plantages ces derniers temps", dit son porte-parole qui évoque le Brexit, Trump et Fillon.

Un scrutin décisif pour le PS

Il y a peut-être une autre raison, soufflée par Harris Interactive : les candidats ont tous des moyens assez limités, et ne veulent pas engager ce genre de frais. À l’Ifop, on accuse de son côté le calendrier très serré. Les listes officielles des candidats n’ont été annoncées qu’à la veille des vacances. Ce qui laisse moins de temps pour interroger un panel suffisant et certains des candidats sont très peu connus. La photographie ne vaudrait pas grand-chose. Cela ne va pas empêcher Harris Interactive de dégainer le premier sondage de cette primaire jeudi soir après le passage de Manuel Valls sur France 2. On a déjà hâte !

En attendant, les visages des sept candidats s'affichent dans la presse. "Campagne éclair, bataille médiatique intense", titre Le Figaro, qui s'interroge sous la plume de Guillaume Tabard sur la motivation des électeurs de cette primaire de la gauche. "Pour la primaire de la droite, chaque participant au scrutin savait qu'il avait une forte chance de choisir par son bulletin de vote le futur président. Il faudra aux électeurs socialistes une tout autre motivation. Voter pour un possible président est plus motivant que voter pour un probable figurant", écrit Guillaume Tabard. Cette fois, "le PS joue sa survie", titre en une Le Parisien-Aujourd'hui en France avec un dessin de Ranson qui résume tout. On y voit un électeur un peu perdu qui dit à sa femme : "Depuis que Hollande a renoncé à se présenter, je ne sais pas contre qui voter à la primaire du PS."

L'hommage à François Chérèque

À lire aussi
L'ancien Premier ministre, Manuel Valls élections
Manuel Valls : "Parfois, il m'est arrivé de confondre autorité et autoritarisme"

Dans la presse également ce matin, hommage à François Chérèque. "Disparition du réformiste impatient", titre Le Monde au lendemain de la mort de celui qui fut le secrétaire général de la CFDT de 2002 à 2012. "Il a bel et bien marqué de son empreinte l'histoire du syndicalisme" en France, écrit Le Figaro. "Il a hissé la pratique du compromis au rang des arts syndicaux", estime Bernard Maillard du Républicain Lorrain. "Le courage plutôt que le suivisme", résume Jean-Louis Hervois de La Charente Libre. "C'est la mort prématurée d'un juste et c'est ce qui est injuste", écrit Denis Daumin dans La Nouvelle République du Centre-OuestLibération de son côté raconte "le jour où François Chérèque a secoué la CFDT", ce fameux 15 mai 2003 quand à la surprise générale il avait approuvé la réforme Fillon sur les retraites.

Et puis il faut lire aussi l'article que lui consacre le Huffington Post qui salue le dernier acte de François Chérèque : avoir parlé publiquement de sa maladie. Avant de mourir, il avait annoncé suivre un "traitement chimio-thérapeutique". Parler de sa maladie publiquement, une preuve de plus que désormais la maladie, en particulier le cancer, n'est plus tabou en politique. "Une avancée pour la société tout entière", écrit le HuffPost.

Les baobabs de Madagascar

Des histoires d'arbre à présent. Oui, plus légèrement au chapitre des disparus du jour, ça concerne 90% des Français qui en ont mis un dans leur salon, le sapin de Noël. Quand faut-il s'en débarrasser ? Vous n'en pouvez plus de balayer les aiguilles qui sont plus nombreuses par terre que sur les branches, mais vous n'avez pas le coeur à le poser sur le trottoir ? "Rassurez-vous, nous dit Le Parisien-Aujourd'hui en France, vous avez encore un peu de temps pour prolonger l'esprit de Noël car selon la tradition on enlève son sapin pour l'épiphanie 12 jours après Noël soit le 6 janvier."

Autre histoire d'arbre à lire dans La Croix, qui nous fait découvrir une curiosité typique de Madagascar : l'incroyable baobab-citerne. Voilà 100 ans que pour survivre à l'extrême sécheresse qui sévit dans le sud-ouest de l'île, les habitants évident les troncs des plus gros baobabs pour y stocker l'eau si rare de la saison des pluies. Imaginez que l'on peut stocker jusqu'a 9m3 d'eau. Un millier de baobabs-citernes ont ainsi été recensés dans la région. L'autre curiosité, c'est que les baobabs ne meurent pas d'avoir ainsi été creusés, car c'est le seul arbre au monde qui pousse à la fois de manière centrifuge et centripète, c'est-à-dire qu'il reforme une écorce à l'intérieur du tronc quand il a été évidé. Cela garantit en plus l'étanchéité de la citerne. C'est beau quand la nature et l'homme travaillent ensemble...

Nouvelle théorie sur le naufrage du Titanic

Pour finir, vous vouliez nous parler du Titanic. Oui la nature et l'homme font des catastrophes ensemble parfois et vos journaux reprennent quasiment tous ce matin les révélations d'un journaliste irlandais qui apporte un nouvel éclairage sur le naufrage du Titanic. En fait, un incendie s'était produit dans la coque du bateau avant sa mise à l'eau. Le feu, difficile à maîtriser, aurait fragilisé la coque, ce qui pourrait expliquer pourquoi le Titanic a sombré aussi rapidement après sa collision avec un iceberg.

"Ce naufrage, dit le journaliste irlandais dans les colonnes de The Independant, n’est pas l’histoire d’une simple collision entre un paquebot et un iceberg. C’est l’addition de facteurs extraordinaires : le feu, la glace et la négligence. Cet incendie était connu mais il a été minimisé. Le paquebot n’aurait jamais dû être mis à la mer." Pour étayer sa théorie, il s'est appuyé sur des photos prises par l'électricien en chef avant que le bateau ne quitte les chantiers navals de Belfast. On y distingue de larges marques noires d'environ dix mètres à proximité de l'impact avec l'iceberg. Comme quoi ça peut être utile d'avoir des photos pour expliquer un naufrage a posteriori, mais je vous interdis de vous servir de cet argument pour commander des sondages sur la primaire de la gauche.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Primaire PS Présidentielle 2017 Sondage
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants