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Aurélie Filippetti pour une VIe République "moins monarchique"

Dans une interview à "Mediapart", l'ex-ministre de la Culture plaide pour l'instauration d'une VIe République "avec une répartition moins monarchique du pouvoir"

Comme Arnaud Montebourg et Benoït Hamon, Aurélie Filippetti a dit ne pas se reconnaître dans la ligne politique de Manuel Valls
Comme Arnaud Montebourg et Benoït Hamon, Aurélie Filippetti a dit ne pas se reconnaître dans la ligne politique de Manuel Valls Crédit : AFP / NICOLAS TUCAT
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Plus d'un mois après sa démission du gouvernement, Aurélie Filippetti signe son retour sur la scène médiatique. Selon elle, "le système actuel est à bout de souffle". Pour le relancer, il faut changer notre Constitution et fonder "une VIe République avec une répartition moins monarchique du pouvoir, a-t-elle déclaré au site d'information en ligne, Mediapart. Il faut un pouvoir plus horizontal, et des contre-pouvoirs plus structurés".

Selon elle, François Hollande est "victime de l'ultra-personnalisation du pouvoir dans la Ve République". "Cela ne correspond pas à son habitus personnel. Mais quelqu'un à qui on donne les pouvoirs du président de la République a tendance à vouloir les exercer et à s'y enfermer", fait-elle valoir.

Retour sur sa prétendue relation avec Montebourg

Aurélia Filippetti affirme ne pas regretter d'avoir quitté le gouvernement fin août. "On ne peut pas penser que l'on va dans le mur et ne pas chercher à agir pour l'empêcher", explique-t-elle, regrettant que la "doxa idéologique libérale exerce une pression extrêmement forte sur tous les gouvernants". Pour elle, le discours du Bourget du candidat Hollande "semble avoir été oublié".

"On fait 12 milliards pour les entreprises et 3 milliards pour les ménages : le rééquilibrage est insuffisant", critique Aurélie Filippetti, qui siégera à l'Assemblée au sein de la commission des finances. "Je soutiendrai certains amendements allant en ce sens" lors de l'examen du projet de budget 2015, dans les semaines qui viennent, prévient-elle.

Enfin, elle déplore que son départ ait pu être interprété comme lié à sa relation avec Arnaud Montebourg. "Il est regrettable que l'on en soit toujours là vis-à-vis des femmes politiques, mais le machisme est aussi une manière bien commode d'éviter de répondre aux questions gênantes que je posais dans cette lettre restée sans réponse", fustige la députée de Moselle.

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