2 min de lecture Martine Aubry

Aubry publie sa contribution aux Etats généraux du PS : non au social-libéralisme

Martine Aubry a publié dimanche sa contribution aux Etats généraux du PS, se posant en chef des frondeurs.

François Hollande et Martine Aubry en 2012.
François Hollande et Martine Aubry en 2012. Crédit : JOEL SAGET / AFP
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et AFP

La maire PS de Lille Martine Aubry a publié ce dimanche sa contribution aux Etats généraux du PS lancés par Jean-Christophe Cambadélis, en plaidant pour "une nouvelle social-démocratie", un projet qui n'est "ni le libéralisme économique, ni le social-libéralisme".

"Notre idéal n'est ni le libéralisme économique, ni le social libéralisme (...) Notre projet, c'est une nouvelle social-démocratie", déclare Martine Aubry dans un texte publié sur internetwww.ensemble-reussir.fr et signé pour l'heure par 34 responsables : des députés frondeurs comme Jean-Marc Germain et Christian Paul, mais aussi des présidents de région (Jacques Auxiette, François Bonneau, Marie-Guite Dufay et René Souchon), les ex-ministres François Lamy et Philippe Martin, des présidents de conseils généraux (Matthieu Klein, André Vezinhet) et des députés non étiquetés "frondeurs".

"Succession de mesures budgétaires"

"Nous donnons l'impression de ne plus porter un projet politique. Bien sûr, être de gauche, c'est bien gérer l'argent public, maîtriser dettes et déficits. Mais aujourd'hui, le moyen est devenu le but. Le cap est devenu une succession de courbes et de chiffres, 50 milliards, 41 milliards, 3%...", peut-on lire.

Nous donnons l'impression de ne plus porter un projet politique

Martine Aubry
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"Les Français ne voient plus à quoi servent leurs efforts. Quand on repense la politique familiale, au lieu de présenter une politique qui concilie vie familiale et vie professionnelle et qui réduit les inégalités, on aboutit à une succession de mesures budgétaires qui font perdre le sens. Même lorsque nous agissons utilement, comme en matière d'éducation, nous perdons le fil de notre projet. On ne transforme jamais le réel en renonçant à l'idéal", insiste Martine Aubry.

"De nouvelles institutions"

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Elle reprend les arguments des frondeurs en jugeant que "20 milliards d'euros" sur les 41 milliards d'allégements fiscaux et sociaux en faveur des entreprises "peuvent et doivent être ainsi libérés et utilisés pour un plan de soutien à la croissance, qui touche les ménages et les collectivités locales".

"Notre projet", peut-on encore lire dans le document, "c'est une nouvelle social-démocratie", ce qui implique aussi "de nouvelles institutions". Sans employer le mot VIe République, elle juge que "la prochaine République doit rééquilibrer les pouvoirs de l'exécutif et du législatif, conforter encore l'indépendance de la justice, inventer de nouvelles voies d'implication des citoyens, et garantir la pérennité des services publics et de régimes sociaux, et la protection de l'environnement". "Trouvons au plus vite l'optimisme de conduire notre pays, avec les Français, sur le chemin d'une nouvelle renaissance. Il n'est pas trop tard, mais il est grand temps", met encore en garde Martine Aubry.

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