3 min de lecture Prise d'otages

Attentats en France : les 72 heures les plus éprouvantes du mandat de Hollande

Depuis l'attentat de "Charlie Hebdo" jusqu'au dénouement des prises d'otages, le président a certainement vécu le pire de son mandat.

Bernard Cazeneuve, François Hollande et Manuel Valls à la sortie de la réunion avec les préfets le 9 janvier 2015.
Bernard Cazeneuve, François Hollande et Manuel Valls à la sortie de la réunion avec les préfets le 9 janvier 2015. Crédit : PATRICK KOVARIK / POOL / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Éprouvantes pour l'ensemble des Français, les dernières 72 heures n'ont pas dû être non plus de tout repos pour François Hollande, qui depuis l'attentat de Charlie Hebdo mercredi matin au dénouement de la double prise d'otages vendredi après-midi n'a pas cessé d'être sur le qui-vive.

La tension a atteint son point culminant vendredi quand une prise d'otages a succédé à l'autre. A 15h, le chef de l’État a retrouvé le Premier ministre Manuel Valls, la Garde des sceaux Christiane Taubira et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve autour de la table de réunion ovale de son bureau de l’Élysée.

Hollande a décidé du double assaut

C'est lors de cette réunion, intense, à huis clos de près de trois heures, que le président de la République ses plus proches collaborateurs et les ministres en sont arrivés à une conclusion commune : si un assaut doit être donné sur l'un des sites, un autre doit intervenir immédiatement sur le second. Mais c'est lui en personne qui a décidé du premier assaut.

François Hollande n'a pas eu à donner son feu vert au second assaut contre l'épicerie casher de la Porte de Vincennes. Il était quasi automatique et du ressort des responsables opérationnels sur le terrain.

Mercredi : le président en moins d'une heure sur les lieux de l'attentat

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Tout avait commencé deux jours plus tôt quand, averti par un appel téléphonique du médecin urgentiste Patrick Pelloux, arrivé parmi les premiers secouristes sur les lieux de l'attentat contre Charlie Hebdo, François Hollande avait décidé de s'y rendre sur le champ afin de lancer un appel à "l'unité nationale".

Dans l'après-midi, il tenait sa première réunion de crise à l’Élysée avant de se rendre auprès de la cellule d'urgence médico-psychologique déployée à l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu. Puis il avait reçu comme prévu les autorités religieuses pour ce qui devait être une cérémonie de vœux traditionnelle et s'est transformé en une démonstration œcuménique de refus de la violence.

A 20h mercredi, François Hollande annonçait lors d'une première allocution solennelle télévisée un deuil national d'une journée pour le lendemain, le cinquième de l'histoire de la Ve République.

Jeudi : la traque des frères Kouachi tient la France en alerte

La journée de jeudi a fort mal commencé avec la seconde attaque, menée par Amedy Coulibaly, 32 ans, près de Paris. Peu après, François Hollande recevait Nicolas Sarkozy à l'Elysée où l'ancien président n'était plus revenu depuis leur passation de pouvoir le 15 mai 2012.

Puis, alors qu'une chasse à l'homme de grande envergure était lancée pour retrouver les tueurs, le chef de l’État avait prononcé, comme prévu aussi, l'éloge funèbre d'un grand résistant, Robert Chambeiron, aux Invalides, l'occasion de célébrer "l'esprit de Résistance".

A midi, il partageait avec une centaine de policiers réunis dans la cour de la Préfecture de police de Parisla minute de silence en hommage aux victimes de Charlie Hebdo. Puis il avait reçu les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat et plusieurs responsables politiques.

Vendredi : les réunions s'enchaînent

Tandis que la longue traque des tueurs tenait en haleine la France entière, le chef de l’État, après une courte nuit et tout en multipliant les contacts avec les dirigeants étrangers, a tenu une nouvelle réunion de crise vendredi à 08h30, interrompue par l'annonce de la prise d'otages menée par les frères Kouachi à Dammartine-en-Goële.

Après avoir reçu Marine Le Pen, il filait au ministère de l'Intérieur, à deux pas de l’Élysée, pour lancer un nouvel appel à "l'unité nationale".

Peu avant 20h, il appelait dans une nouvelle allocution télévisée "tous les Français" à se "lever" contre le terrorisme
en participant aux manifestations prévues dimanche. Et ce samedi, depuis 08h30 il est de nouveau sur le pont pour une cinquième réunion de crise.

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