2 min de lecture Attentats à Paris

Attentats à Paris : "Ils ont attendu un massacre pour agir", dénonce Marine Le Pen

La présidente du Front national a une fois de plus attaqué le gouvernement sur son attitude face aux attentats.

Marine Le Pen à Ajaccio le 28 novembre 2015.
Marine Le Pen à Ajaccio le 28 novembre 2015. Crédit : PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP
Marine Cluet et AFP

Marine Le Pen persiste et signe. Vendredi, elle regrettait l'inaction du gouvernement en matière de lutte antiterroriste, des propos réfutés par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve un peu plus tard. "Ils ont attendu un massacre pour agir, pour réagir" a affirmé ce samedi 28 novembre la présidente du Front national lors d'une réunion publique au palais des congrès d'Ajaccio, en Corse, après avoir observé une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats du 13 novembre.

"Depuis des années, nous tirons la sonnette d'alarme et ils sont obligés de reconnaître que nous avions raison" a-t-elle ajouté. Elle a aussi considéré que le président François Hollande, tout comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy, étaient "tétanisés par réalité". "Nous sommes face à un État aux abois qui ne maîtrise rien", a-t-elle déploré.

Cazeneuve renvoyé à ses résultats

Ironisant sur les résultats présentés à Strasbourg par le ministre de l'Intérieur, notamment la fermeture de deux mosquées salafistes et cinq déchéances de nationalité française, depuis le 13 novembre, elle a estimé que "Bernard Cazeneuve devrait faire preuve d'un peu de modestie". "Ils ont fait voter une loi sur le renseignement qui vise à mettre 65 millions de Français sous surveillance, alors qu'ils ne sont pas fichus de surveiller 10.000 personnes, toutes fichées", a-t-elle déploré.

Considérant que "le gouvernement sombre dans l'apathie et la communication stérile", notamment en fermant les frontières durant la COP21, elle lui a demandé de "commencer par surveiller les personnes fichées +S+ à la RATP, la SNCF, dans les centrales nucléaires et les services publics."

Réveiller la "Furia Francese"

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Marine Le Pen a ajouté qu'elle aurait "aussi préféré que Manuel Valls attaque les islamistes, plutôt que de partir en croisade contre le Front national, depuis des mois, pendant que (la ministre de la Justice) Mme Christiane Taubira laissait en liberté des criminels et des petits fauves terroristes". Stigmatisant les propos de François Hollande qui avait évoqué, vendredi aux Invalides une "génération Bataclan", elle a déclaré qu'"il est temps de refuser de subir les événements et de réveiller la 'Furia Francese' pour détruire une idéologie islamiste, totalitaire, haineuse, inhumaine".

Dans son allocution d'une heure, elle a encore accusé Nicolas Sarkozy d'avoir "régularisé un million d'immigrés de 2007 à 2012" et "torpillé 12.500 postes de policiers et de gendarmes", considérant qu'il "rendrait un fier service aux Français en se taisant une fois pour toutes!"

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