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Attentats à Paris : carte prépayée, crowdfunding... comment se financent les terroristes ?

ÉCLAIRAGE - La question du financement des attentats de Paris a réveillé les débats sur les risques liés à l'utilisation des cartes prépayées mais aussi du crowdfunding.

Des jihadistes de l'État islamique, le 17 mars 2014. (illustration)
Des jihadistes de l'État islamique, le 17 mars 2014. (illustration)
Crédit : AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau

Si les attentats perpétrés à Paris et à Saint-Denis sont les plus lourdes attaques commises en France depuis la Seconde Guerre mondiale, ils restent une opération légère d'un point de vue financier. "Il ne s'agit pas de grosses sommes. Ces choses sont bon marché", assure Matthew Levitt, ancien responsable du Trésor américain, aujourd'hui chercheur au Washington Institute, qui évalue à 50.000 dollars le coût de l'opération, pour les armes, les déplacements, les logements ou encore l'entraînement, alors que 130 personnes sont mortes et plus de 350 ont été blessés dans ces actes terroristes

Il faut dire que Daesh, qui a revendiqué les attentats dès le lendemain, dispose de ressources évaluées à près de 2.000 milliards de dollars selon certains spécialistes grâce au pétrole mais aussi au pillage des banques ou et au trafic d'antiquités. Mais cela ne signifie pas que Daesh a financé en intégralité ces nouvelles attaques sur le sol français, les terroristes sont notamment appelés à s'autofinancer.

Le système des cartes prépayées

"Si des terroristes parviennent à commettre des attentats, c'est parce qu'ils peuvent se procurer les ressources financières pour ce faire, en France et à l'étranger", a souligné lors d'une conférence de presse Michel Sapin qui regrette que les modestes sommes "échappent à toute traçabilité". Le ministre des Finances a donc annoncé certaines mesures afin notamment de contrôler davantage les cartes de paiement prépayées qui auraient pu servir aux terroristes dans la préparation et l'organisation des attaques du vendredi 13 novembre.

Jusqu'à présent, ces cartes prépayées permettaient d'envoyer de l'argent partout dans le monde ou de payer des achats par Internet alors qu'elles peuvent être utilisées sans vérification d’identité jusqu'à un certain montant.  

Le crowdfunding pointé du doigt

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Invitée de RTL, la sénatrice UDI Nathalie Goulet souhaite notamment que le circuit soit "complexifié". Mais les cartes prépayées ne sont pas les seules cibles de la coprésidente d'une commission d'enquête sur la lutte contre les réseaux jihadistes. "On aura le même problème avec le crowdfunding. C'est une petite source de financement pour des opérations moins charitables", critique-t-elle. Des propos qu'avait déjà soulevés le sénateur PS, Jean-Pierre Sueur en avril dernier. "Nous avons des suspicions très fortes, sans doute des indices de financement de terrorisme par de nombreuses sortes de financement participatif. Il est très facile de détourner le crowdfunding de son objet", rapportait-il dans L'Obs

Un sujet sur lequel s'est déjà pensé l'État alors que l'ordonnance du 30 mai 2014 a renforcé le rôle des plateforme de financement participatif. Dans l'hebdomadaire français, le directeur général d'Ulule comparaît les plateformes aux établissements financiers. "Il y a un risque mais comme dans toute activité financière. Nous sommes soumis, comme tous les établissements financiers, aux obligations de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme qui s'appliquent sur les transactions bancaires".

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