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Attentat en Isère : nouveau conseil restreint à l'Élysée ce samedi

Au lendemain de l'attentat islamiste à Saint-Quentin-Fallavier, François Hollande présidera ce samedi à partir de 11h un nouveau conseil restreint.

François Hollande le 26 juin 2015 à l'Élysée.
François Hollande le 26 juin 2015 à l'Élysée.
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Au lendemain de l'attentat d'une usine à Saint-Quentin-Fallavier en Isère, la mobilisation du gouvernement ne faiblit pas. Alors qu'un premier conseil de Défense s'est tenu vendredi après-midi, au cours duquel François Hollande avait appelé à "l'unité" et annoncé que le plan Vigipirate était porté "en alerte maximum" pendant trois jours en Rhône-Alpes,un second se tiendra ce samedi 27 juin à 11h à l'Élysée.
 
Le Premier ministre, Manuel Valls, qui a écourté sa visite en Amérique du Sud, sera présent lors de ce deuxième conseil samedi, qui réunira également les ministres Laurent Fabius (Affaires étrangères), Christiane Taubira (Justice), Jean-Yves Le Drian (Défense) et Bernard Cazeneuve (Intérieur), a précisé la présidence de la République dans un communiqué.

Un cadre d'entreprise "abjectement décapité"

Selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect, Yassin Salhi, s'est présenté seul peu avant 09h30 devant l'usine Air Products, classée Seveso, dans un véhicule utilitaire. Il a pu pénétrer sur le site car "il avait l'habitude de rentrer dans l'usine pour des livraisons" et était ainsi connu du personnel, qui lui a ouvert la porte. Il aurait ensuite foncé sur des bonbonnes de gaz stockées sur le site, provoquant une explosion dont il réchappait. Il tentait alors de déclencher une autre explosion - qui aurait pu être bien plus dévastatrice (43 personnes se trouvaient sur le site) - quand deux pompiers intervenaient, accueillis au cri de "Allahou Akbar" (Dieu est le plus grand). L'homme de 35 ans, a été maîtrisé par l'un des pompiers avant d'être arrêté.

Les gendarmes découvraient ensuite dans l'usine le corps "abjectement décapité", selon les mots du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, de la victime, puis sa tête accrochée au grillage d'enceinte, entourée de deux drapeaux islamistes. La victime était directeur commercial au sein de l'entreprise de transport Colicom/ATC où travaillait aussi l'auteur présumé de l'attentat Yassin Salhi. Ses locaux ont été perquisitionnés à Chassieu (Rhône) vendredi en fin de journée.

Le parquet antiterroriste saisi

Yassin Salhi était déjà fiché en 2006 par les services de renseignements pour "radicalisation", selon l'Intérieur. Fraîchement arrivé en région lyonnaise en provenance de l'Est de la France, il avait de nouveau été repéré entre 2011 et 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise, a précisé le procureur de la République de Paris, François Molins. Son casier judiciaire était vierge.

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 Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête. Trois autres personnes ont été interpellées : la femme et la sœur du suspect qui résidait en famille à Saint-Priest dans la banlieue lyonnaise; et le propriétaire d'un véhicule repéré à proximité du site, finalement relâché.

Journée sanglante en Tunisie et au Koweït

L'attentat en France est survenu au cœur d'une journée également sanglante en Tunisie, où 38 personnes ont été tuées dans une fusillade à Sousse revendiquée par le groupe État islamique (EI). Le Premier ministre tunisien Habib Essid a fait état de plusieurs victimes françaises après ce carnage. Le Quai d'Orsay, interrogé par l'AFP, n'a pas confirmé cette information. Au Koweït, un attentat suicide a également été revendiqué par le groupe État islamique (EI) qui a fait 27 morts;  en Somalie, des dizaines de soldats ont été tués par les islamistes shebab, selon un bilan provisoire.

Les autorités redoutaient de nouveaux actes de terrorisme depuis janvier et l'arrestation, en avril, d'un étudiant algérien, Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'un projet d'attaque contre une église catholique près de Paris, au nom de l'islam radical.

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