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Attentat déjoué en France : un juge antiterroriste veut "mutualiser les moyens entre le renseignement et le judiciaire"

REPLAY / INVITÉ RTL - David Benichou considère que l'attentat déjoué du 19 avril "peut être de nouveau l'occasion de repenser l'articulation entre le judiciaire et le renseignement".

Bernard Cazeneuve le 21 avril 2015 à Paris
Bernard Cazeneuve le 21 avril 2015 à Paris
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Attentat déjoué en France : un juge antiterroriste veut "mutualiser les moyens entre le renseignement et le judiciaire"
04:46
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La rédaction numérique de RTL

Un attentat terroriste a été déjoué, dimanche 19 avril. Bernard Cazeneuve a confirmé lors d'un point presse convoqué au dernier moment les informations données plus tôt dans la matinée par RTL. Un islamiste radical qui projetait un attentat imminent contre une ou plusieurs églises de la région parisienne a été interpellé totalement par hasard dimanche à Paris muni d'un arsenal terroriste conséquent. Il est également soupçonné d'avoir abattu Aurélie Châtelainprofesseur de fitness retrouvée morte dimanche à Villejuif, dans le Val-de-Marne.

Âgé de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam était fiché par les services de renseignement mais ne faisait pas l'objet d'une surveillance poussée. "Des individus font l'objet de suivi. À partir de quand un individu est-il suffisamment inquiétant pour basculer en judiciaire ? Seul le judiciaire a le pouvoir d'arrestation et de perquisition et de rentrer dans un côté plus coercitif de l'enquête", explique David Benichou, juge d'instruction au pôle antiterroriste du TGI de Paris.

Selon lui, la France souffre d'un manque de coopération entre renseignement et judiciaire. "Cette affaire est peut-être de nouveau l'occasion de repenser l'articulation entre le judiciaire et le renseignement. On discute au Parlement d'une loi sur les moyens d'enquête du renseignement. Il faut réfléchir aussi à l'articulation renseignement/judiciaire. Comment on passe de l'un à l'autre ? Qui le décide ? Selon quels critères ?", s'interroge-t-il.

Il poursuit : "En tant que magistrat, je remarque que les renseignements ont beaucoup de moyens techniques et légaux mais de peu de moyens d'action. Le judiciaire a déjà des moyens légaux mais peu de moyens. Il faut mener une réflexion plus générale sur la mutualisation des moyens"

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