2 min de lecture Attentat à Nice

Attentat à Nice : Nicolas Sarkozy se laisse aller à quelques approximations

REPLAY - Le chef de l'opposition souhaite "assigner à résidence" ou "placer en rétention" les 12.000 individus fichés S en France.

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Attentat à Nice : Nicolas Sarkozy se risque à quelques approximations Crédit Image : Capture TF1 | Crédit Média : Elisabeth Fleury | Durée : | Date : La page de l'émission
Elisabeth Fleury et La rédaction numérique de RTL

Au lendemain de l'attentat, Alain Juppé déclarait que si "tous les moyens avaient été mis en place", le drame de Nice, qui a causé la mort de 84 personnes, "n'aurait pas eu lieu". Selon Nicolas Sarkozy, cette déclaration "n'était pas raisonnable". Mais le chef des Républicains s'est également laissé aller à quelques déclarations discutables, dimanche 17 juillet sur le plateau du journal de TF1.

Le chef de l'opposition a d'abord glissé quelques approximations quant aux personnes fichées S. "Je souhaite que l'on mette le bracelet électronique à ceux qui présentent des risques de radicalisation, qu'on les assigne à résidence ou qu'on les mette dans un centre de rétention", a déclaré l'ancien président. Mais ce que réclame Nicolas Sarkozy est irréalisable, puisque le principe de la fiche S est de permettre un suivi discret d'individus, lesquels ont parfois un lien très lointain avec un terroriste. D'autre part, il est techniquement impossible de placer en rétention 12.000 personnes, soit le nombre de fichés S à l'heure actuelle. Enfin, cela est illégal, comme l'a rappelé le Conseil d'État fin 2015.

Les préfets peuvent déjà fermer des lieux de culte

Nicolas Sarkozy se plaint également qu'aucun centre de déradicalisation n'ait été ouvert depuis 18 mois. Le premier d'entre eux ouvrira en septembre. Au total, 13 centres de ce type sont prévus d'ici à 2017. 

Le patron des Républicains préconise également des mesures pour les lieux de culte à tendance salafiste. "Je souhaite que les préfets soient autorisés à fermer immédiatement tout lieu de culte qui aurait des rapports de près ou de loin avec des salafistes et à expulser immédiatement tout imam qui y prêcherait", a-t-il déclaré. Là encore, la phrase étonne. La loi permet déjà aux préfets d'expulser les imams, à condition qu'ils soient étrangers. Le gouvernement revendique 80 expulsions de ce type. La fermeture des lieux de culte est également permise ; depuis 2012, dix mosquées et lieux de prière ont été fermés.

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Le deuil national de trois jours s'achève ce lundi 18 juillet au soir, mais dès les premières heures qui ont suivi le drame de Nice, les politiques ont fustigé l'action du gouvernement. "Triste spectacle" a constaté, ce 18 juillet Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste. 

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