2 min de lecture Attentat à Nice

Attentat à Nice : François Hollande prend la défense de Bernard Cazeneuve

Près d'une semaine après l'attentat du 14 juillet, il ne reste plus grand-chose de l'unité nationale à laquelle tous les politiques avaient appelé. En déplacement à Dublin, François Hollande a estimé qu'il n'y avait "pas de place pour la polémique".

François Hollande pendant la conférence de presse de son voyage à Dublin le 21 juillet 2016
François Hollande pendant la conférence de presse de son voyage à Dublin le 21 juillet 2016 Crédit : PAUL FAITH / AFP
Paul Véronique
Paul Véronique
et AFP

Il y a maintenant près d'une semaine, la France était une nouvelle fois touchée par un attentat terroriste. Le 14 juillet au soir, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel précipitait un camion de 19 tonnes sur la Promenade des Anglais, fauchant indistinctement hommes, femmes et enfants. Au bout de deux kilomètres, il termine sa course, abattu par les forces de l'ordre, laissant derrière lui 84 morts et plus de 300 blessés. Le choc est immense en France et les réactions politiques ne se feront pas attendreL'exécutif va rapidement être mis en cause par Les Républicains et l'ensemble des forces politiques de droite à propos de son action contre le terrorisme. Malgré les appels au rassemblement, l'unité nationale vole en éclats, laissant place à la controverse. Ce jeudi 21 juillet, Libération publie une enquête mettant en cause le ministre de l'Intérieur. D'après le quotidien, contrairement à ce qu’il a affirmé, l’entrée du périmètre piéton de la Promenade des Anglais n’aurait pas été protégée par la police nationale le 14 juillet au soir.


En déplacement à Dublin (Irlande), François Hollande a tenu à répondre aux critiques visant son ministre de l'Intérieur. En conférence de presse, il a déclaré qu'il n'y avait "pas de place pour la polémique" et a promis "vérité et transparence" sur le dispositif de sécurité en place le soir de l'attentat de Nice "Quand il y a un drame, une tragédie, en l'occurrence une attaque avec des morts nombreux, des victimes, des blessés, une douleur, un chagrin partagé, il y a des interrogations, nécessairement", a ajouté le Président. D'après François Hollande, c'est la raison pour laquelle Bernard Cazeneuve a demandé une enquête de l'inspection générale de la police, afin de mettre au clair le dispositif sécuritaire qui entourait l’événement. Les conclusions de la police des polices seront rendues publiques la semaine prochaine. De son côté, le ministre de l'Intérieur a rejeté les accusations de Libération, dénonçant des "contre-vérités" et "des polémiques inutiles".

Le procureur de la République François Molins doit tenir une conférence de presse sur les attentats de Nice, ce jeudi 21 juillet à 17h30.

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