1 min de lecture Parlement européen

Assistants du FN au Parlement européen : nouvelle perquisition au siège du parti

Marine Le Pen et plusieurs eurodéputés du Front national sont soupçonnés d'avoir eu recours à des emplois fictifs au Parlement européen.

Le Parlement européen à Strasbourg, le 30 juin 2014.
Le Parlement européen à Strasbourg, le 30 juin 2014. Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier
et Clarisse Martin

L'enquête autour des emplois présumés fictifs au sein du Parlement européen se poursuit. Une nouvelle perquisition a eu lieu, lundi 20 février, au siège du Front national (FN) à Nanterre dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés FN, a annoncé le parti dans un communiqué. "Pour la seconde fois a lieu une perquisition des mêmes bureaux, s'agissant des mêmes faits présumés, ce qui confirme que la première perquisition a été infructueuse", a commenté le Front national.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, est accusée par le Parlement européen d'avoir rémunéré plusieurs permanents du parti en qualité d'assistants d'eurodéputés. En clair, ces derniers auraient travaillé pour le Front national aux frais de l'institution européenne, dont les bureaux se situent entre Strasbourg et Bruxelles. Parmi les assistants concernés, il y a Catherine Griset, amie de longue date de la candidate à la présidentielle, et Thierry Légier, garde du corps du FN depuis 1992.

"Une opération médiatique", dénonce le Front national

En décembre 2016, l'Office européen de la lutte antifraude (Olaf) avait alors été saisi par le Parlement européen. Une information judiciaire avait été ouverte pour "abus de confiance", "escroquerie en bande organisée", "faux" et "travail dissimulé." Le parti a réagi à cette perquisition et a dénoncé une "opération médiatique" visant à "perturber le bon déroulement de la campagne électorale présidentielle." Vendredi 17 février, Marine Le Pen a démenti l'information selon laquelle elle avait reconnu l'emploi fictif de son garde du corps, contredisant un rapport de l'Olaf, l'organisme antifraude européen.


En mars 2012, l'organisme avait également été saisi par Martin Schulz, à l'époque président du Parlement européen. Les soupçons portaient sur les conditions d'emploi et salariales de 20 salariés d'élus frontistes au sein de l'institution européenne, leur nom apparaissant également sur l'organigramme du parti en France. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire qui a été confiée à des juges d'instruction, mi-décembre 2016.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Parlement européen Front national
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants