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Arnaud Montebourg critique "les politiques absurdes" de François Hollande

L'ancien ministre du Redressement productif a dénoncé des mesures qui portent "la responsabilité de l'augmentation du chômage".

Arnaud Montebourg à l'université américaine de Princeton (New Jersey) le 23 février 2015.
Arnaud Montebourg à l'université américaine de Princeton (New Jersey) le 23 février 2015.
Crédit : KENA BETANCUR / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP & Christophe Chafcouloff

Sept mois après son départ du gouvernement, Arnaud Montebourg a porté une nouvelle attaque frontale envers la présidence de François Hollande. Dans un entretien accordé aux Échos, il critique vertement les politiques menées par la président de la République. Critiquant l' "obsession" européenne de réduction du déficit, selon lui un "dogmatisme qui mène à l'entêtement", le nouveau vice-président d'Habitat craint que l'Europe "s'enfonce dans la crise politique".

On mène une politique qui étouffe l'économie et porte la responsabilité de l'augmentation du chômage

Arnaud Montebourg

"Partout des coalitions éclatent ou sont remises en cause par de nouvelles formations qui plaident enfin pour des orientations alternatives", détaille-t-il. "François Hollande en 2012 aurait dû prendre la tête de ce courant, au lieu de cela, on mène une politique qui étouffe l'économie et porte la responsabilité de l'augmentation du chômage", poursuit-il. Pour lui, "le Parti socialiste est sur la route du Pasok grec".

Montebourg et le "grand désaccord national"

"La reprise est là depuis longtemps. Le président de la République, d'ailleurs, ne cessait de le rappeler. Pour quelle raison n'en avons-nous jamais profité ? Parce que nous menons des politiques absurdes", ajoute M. Montebourg, pour qui l'amélioration récente de la situation économique, "c'est pour des raisons parfaitement indépendantes du gouvernement".

Particulièrement cruel avec l'exécutif, il estime en outre que la défaite électorale "carabinée" de la majorité aux départementales est "la conséquence des grands choix qui ont été faits depuis 2012", évoquant la montée du chômage et les baisses de pouvoir d'achat qu'il résume en une expression: le "grand désaccord national". Pas de pitié non plus pour le plan d'investissements de 315 milliards d'euros en trois ans, voulu par le nouveau président de la commission européenne Jean-Claude Juncker, qui selon lui "consiste une fois de plus en recycler de l'argent pas dépensé".

Des "plans d'innovation" restreints

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Mais il réserve ses piques les plus coriaces à son successeur, Emmanuel Macron, assurant notamment que lui-même n'aurait "pas cédé face aux corporatismes des professions réglementées" et n'aurait "pas renoncé à certaines protections des salariés qui ont fait perdre au gouvernements la majorité sur ce texte". Il critique également le choix du nouveau ministre de l'Industrie de réduire les 34 plans d'innovation industriels qu'il avait créés à une dizaine. "En matière d'innovation, réduire les ambitions me paraît toujours une erreur",  clame-t-il avant d'affirmer que de son passage au gouvernement, ces 34 plans sont ce dont il est "le plus fier".

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