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Nicolas Hulot est "en colère" après son "appel des solidarités"

L'écologiste déplore le faible écho donné à la démarche lancée le 23 mars dernier, avec 80 associations et ONG. 500 propositions à destination des candidats à la présidentielle avaient été mises sur la table.

Nicolas Hulot, ministre de la Transition Écologique et Solidaire
Nicolas Hulot, ministre de la Transition Écologique et Solidaire
Crédit : SIPA
Léa Stassinet & AFP

"Je suis assez en colère. Il y a des propositions concrètes qui peuvent nourrir intelligemment les politiques". Deux semaines après avoir lancé un "appel des solidarités", Nicolas Hulot ne cache pas sa déception quant au faible écho qui lui a été réservé. Le 23 mars dernier, l'écologiste, avec 80 associations et ONG (130 aujourd'hui, ndlr), tentait "d'insuffler un supplément d'âme dans cette campagne" et de "donner une reconnaissance et une visibilité" à la "communauté solidaire", dans une société où "les inégalités se tendent", expliquait-il sur France inter. 500 propositions formulées par les associations avaient alors été publiées sur Internet, à destination des citoyens mais aussi des candidats à la présidentielle. "Ceux qui souhaitent puiser dans nos propositions, allez-y, hein, on est open source !", avait lancé dans Libération Thierry Kuhn, le président d'Emmaüs, partenaire du projet. 

Force est de constater que 15 jours après, l'initiative n'a pas connu le succès escomptée. Pour Nicolas Hulot, elle n'a pas été assez relayée par les médias. "Cette expression citoyenne n'a pas trouvé écoute et attention auprès des grands médias traditionnels, notamment audiovisuels. Cela ne participe pas au grand show médiatique", regrette-t-il. "On aurait pu faire une pétition, un nouveau pacte écologique ou un pacte de solidarité. On ne l'a pas fait car on sait la limite de l'exercice", poursuit-il. Nicolas Hulot déplore cette faible médiatisation, car selon lui cet appel "permettrait de tirer la campagne vers le haut". 

Au cours de l'interview donnée à l'AFP, le militant écologiste revient également sur sa décision de ne pas se présenter à l'élection présidentielle. "Au moment où il fallait prendre la décision, lorsqu'il fallait commencer à faire appel à des dons, à créer un micro parti, nous étions dans une improvisation trop importante. On risquait de faire naître un espoir qu'on allait peut être décevoir". Mais Nicolas Hulot révèle également que si on lui avait donné six mois en plus, de réflexion, il n'est "pas convaincu" qu'il aurait pris la même décision. "Je ne l'exclus pas", confie-t-il. 

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