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Variations sur la rigueur 03/07

La rigueur, c’est maintenant. Donc, parlons-en.



Définition. La rigueur est ce moment particulier où l’Etat prélève d’un coup beaucoup plus et distribue tout à coup beaucoup moins. Contradiction évidente qui s’explique par la nécessité pressante, pas d’autre qualification, de rembourser ses dettes.

Constat (1). Pendant vingt ans, la France a prélevé sur la richesse nationale beaucoup plus que des pays auxquels nous pouvons la comparer. Malgré tout, ces masses d’argent prélevé tout au long de cette période n’a pas suffi à couvrir un niveau de dépenses publiques lui-même très important.

Constat (2). Ce phénomène a constitué une dette que l’on peut qualifier de « pourrie » puisqu’elle a peu servie à financer des projets et beaucoup à financer des dépenses courantes.

Constat (3). Ceci explique qu’au terme de cette longue période, les services publics de l’Etat se trouvent dans une situation de délabrement accentué. L’argent prélevé n’a pas été détourné de ces fins mais dépensé sans aucun souci d’efficacité, ni aucune vision d’avenir. En ce sens, on peut dire qu’il a été gaspillé grave.

Nécessité. Dans la situation où nous nous trouvons, la rigueur est indispensable. Continuer à financer les dépenses courantes par la dette équivaut à une folie meurtrière. Il faut donc réduire les dépenses publiques de manière significative, car prélever encore plus d’impôt pour continuer à les financer revient à arroser le sable du désert avec des seaux d’eau.

Efficacité. Nulle. Ajouter de la rigueur à une dette « pourrie » telle que définie précédemment conduit à comprimer l’activité économique à un moment où elle se trouve déjà anémique. Ainsi, la réduction indispensable de la dépense publique ne peut que provoquer de la récession, donc conduire à une aggravation de la situation.

Piège. Il ressort de tout ce qui précède que ce grand et vieux pays, fabriqué par l’intelligence des Français qui nous ont précédés sur ce petit bout de terre, se trouve dans une nasse dont il sera très difficile de ressortir.

Responsabilité. Beaucoup plus collective qu’on l’imagine. Les élus de la Nation, bien sûr, englué dans un mensonge épais, celui d’un pseudo volontarisme politique, qui n’a été au long des décennies que le paravent de la peur, de la lâcheté, de la courte vue. Les citoyens, qui ont gobé toutes les calembredaines qu’on leur servait avec un appétit qui pourrait étonner beaucoup les générations futures.

Solutions. Nombreuses. Vendre la France au Qatar. Confier la gestion de l’Etat à Woody Allen. Revenir à la livre tournoi. Attendre que ça passe.  

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